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« J'ai mis cinq mois pour trouver mon premier emploi »

 | par Marie Cadoux

« J'ai mis cinq mois pour trouver mon premier emploi »
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Conseillère commerciale chez AGF FinanceConseil, Fatima Rouizi, 28 ans, d'origine marocaine, a eu du mal à rencontrer son premier employeur. Retour sur une période pas facile à vivre.

« Redonner confiance aux jeunes et aux entreprises »

Les médias ont tendance à véhiculer une image négative des quartiers populaires. En majorité d'origine étrangère, la population qui y réside n'est pas forcément démunie de compétences. Dans notre base de données de 3 200 candidats, 60 % ont un niveau de formation supérieur à bac + 3.
Certains secteurs confrontés à des difficultés de recrutement pourraient trouver une solution à leurs problèmes, à condition d'accepter de changer leur regard sur cette population.
Plutôt que le CV anonyme, nous préférons jouer la carte de la transparence. À force d'accumuler des échecs, les jeunes s'autocensurent. Ils doivent retrouver confiance. Il en va de même pour les entreprises auxquelles nous ne manquons pas d'envoyer des CV de qualité.


 

Des dizaines de mails envoyés. Des courriers restés sans réponse. Trois ans après avoir intégré le réseau AGF FinanceConseil, Fatima Rouizi garde intact le souvenir de sa période de recherche d'emploi. Mais cette jeune femme de 28 ans, originaire de Casablanca, au Maroc, est une battante : « J'ai toujours eu envie de réussir afin d'être libre », dit-elle sans détour. Après un Deug de sciences économiques à l'université Hassan-II de Casablanca, Fatima Rouizi s'installe en France, où elle suit les cours du DUT de techniques de commercialisation à Caen. Issue d'un milieu modeste, pratiquement seule en France, Fatima Rouizi tente de prolonger ses études à Paris, mais ne parvient pas à obtenir les équivalences nécessaires pour s'inscrire en licence de sciences économiques. Elle multiplie les stages et les petits jobs pour financer ses études. Ses expériences de téléprospectrice, de vendeuse en grand magasin ou de serveuse de restaurant lui permettent d'affiner son projet professionnel.
Décidée à travailler dans le domaine de la relation client, la jeune femme entame sa recherche d'emploi, ne privilégiant aucun secteur. Au cours de cette période de près de cinq mois, Fatima Rouizi avoue des moments de découragement, alimentés par le taux de chômage élevé des jeunes de moins de 25 ans. Lasse d'envoyer des candidatures sur Internet qui n'aboutissent à rien, elle finit par appeler directement un numéro figurant sur le site Web des AGF : « Je ne connaissais pas vraiment cette entreprise, et pas grand-chose à l'assurance », sourit-elle aujourd'hui. Son coup de téléphone porte ses fruits, puisqu'elledécroche immédiatement un entretien. Le processus de recrutement s'enclenche : une journée sur le terrain, cinq entretiens au total, une séance de « phoning »... Embauchée, elle suit une formation d'un mois, alternant théorie et pratique en binôme avec son responsable. Ses débuts de conseillère commerciale, elle les fait dans le 15e arrondissement de Paris, passe beaucoup de temps au téléphone pour décrocher des rendez-vous, remplit de façon enthousiaste son agenda, riant encore aujourd'hui des nombreux « lapins » que lui ont posés ses prospects.
En plein débat sur la diversité, Fatima Rouizi est attentive à la question de l'intégration. Elle-même estime n'avoir jamais eu à souffrir de discrimination liée à ses origines marocaines : « Au contraire, c'est quelque chose en plus qui, parfois, me permet de prolonger la conversation avec un interlocuteur. » La jeune femme, qui s'estime chanceuse, n'en est pas moins consciente des difficultés rencontrées par certains jeunes d'origine étrangère. À commencer par sa meilleure amie, titulaire d'un DESS de ressources humaines, qui a mis plus d'un an et demi avant de trouver son premier emploi. Balayant tout fatalisme, Fatima Rouizi a choisi de s'impliquer au sein de l'association APC (Agir pour la citoyenneté) Recrutement. « Désormais, j'ai un carnet d'adresses. ça aide ! », reconnaît-elle. l




CE QU'ELLE APPRÉCIE

« Un salaire moyen de 2 000 E, des chèques cadeaux... Gagner sa vie est une forme de liberté après les années d'études. »


CE QU'ELLE CONSEILLE

« Au début de ma recherche d'emploi, je n'ai privilégié aucun secteur en particulier. Je ne connaissais pas grand-chose à l'assurance, mais j'ai appelé directement les AGF. »


Tendance

Premier assureur à avoir adopté le CV anonyme, Axa est suivi par les AGF. Depuis fin mars, les candidats peuvent déposer leur CV sur leur site sans dévoiler des informations supposées discriminantes (nom, âge, lieu de résidence).

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