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Jusqu'où peut-on supporter un collègue agressif ?

 | par Rédaction L'Usine Nouvelle

Jusqu'où peut-on supporter un collègue agressif ?
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Pour Gérard Caville, fondateur du cabinet lyonnais Trigone Consult, le manager doit faire le constat de l'existence du problème et tenter de le régler : " Le salarié ne peut pas le faire lui-même. L'agressivité, la situation d'échec sont son environnement naturel. Ce sont des mécanismes qui lui vont bien. Le manager doit donc, au cours de l'entretien annuel, amorcer une prise de conscience. " 

Mais c'est une remise en cause profonde : " Ce sont souvent des gens qui ont une histoire personnelle difficile, pas valorisante. Et qui placent toutes leurs relations sur le plan de l'agressivité. S'ils travaillent avec des gens sensibles, ceux-ci vont se braquer. " Il faut leur montrer qu'un changement de méthode produit des effets positifs : " S'ils parlent plus gentiment aux gens, ceux-ci le remarqueront. Ils doivent apprendre à relativiser et comprendre qu'une réponse négative n'est pas forcément un échec, qu'ils peuvent revenir sur le sujet par un autre biais. " Mais c'est au manager de prendre les choses en main : " Comme ce sont des gens qui sont un peu rampants à l'égard de leurs supérieurs, les responsables peuvent ne pas se rendre compte qu'ils manient le fouet avec leur équipe. Lorsqu'on le sait, l'une des solutions peut consister à les placer en situation d'expert. "

Conclusion

" Ce type de personne pense toujours que ce sont les autres qui lui en veulent, reprend Gérard Caville. Ce sont, en effet, des gens qui ont besoin de responsabilités fortes, mais qui ont peur de les occuper. Pour les aider à sortir de ce système, il faut leur apprendre à se demander systématiquement comment ils pourraient faire autrement que par l'agressivité. Ou en faire des experts, une position valorisante avec le confort du savoir. " 

Comment ça se passe chez Balaton

" De toute façon, quand je bosse avec lui, ça ne marche jamais... Il traîne les pieds, il rouspète... Et pour espérer obtenir quelque chose, il faut lui forcer la main ! " Joëlle, l'une des informaticiennes de Balaton, était revenue en pestant d'une réunion avec Xavier Fournier, du service commercial. Isabelle Softelle, la directrice des systèmes d'information, la coupa : " N'exagérez pas, Joëlle ! Xavier est un garçon agréable, en règle générale...

- Pas avec moi ! Peut-être que ma tête ne lui revient pas ! J'en sais rien, mais le résultat est là : je n'en tire rien !

- Vous devriez peut-être y mettre un peu plus les formes ", suggéra Isabelle Softelle, qui connaissait bien les manières un peu brusques de sa collaboratrice. Au début, Isabelle avait écouté ses plaintes et essayé d'arranger les choses en allant voir les responsables des autres services pour leur demander de mieux traiter Joëlle. Jusqu'au jour où elle s'était rendu compte que lorsqu'elle avait besoin de quelque chose, Joëlle débarquait dans les autres services comme une furie et lançait des ordres d'un ton rogue. Ni bonjour ni s'il vous plaît. Ceux qui la connaissaient avaient pris l'habitude de se cacher lorsqu'elle arrivait. " Mais j'y mets les formes ! Non, non, depuis que je suis ici, le service commercial ne m'a jamais appréciée... Ils me donnent toujours l'impression que je leur demande la lune !

- Parlez-en avec eux...

- Ça ne sert à rien... Et, de toute manière, ce poste de chef de projet informatique, c'est un vrai traquenard... Je fais tout le sale boulot, comme de pousser les gens à me remettre les dossiers en temps et en heure... Je n'ai jamais une récompense... Et dès qu'il y a un truc qui ne va pas, c'est sur moi que ça retombe ! Personne ne se pose jamais la question de savoir si j'ai les moyens ou le poids hiérarchique de faire avancer les choses... " Isabelle soupira. Elle allait être obligée d'avoir une nouvelle conversation avec Joëlle. Mais elle remit ça à plus tard : " Ecoutez, vous êtes en vacances la semaine prochaine. Reposez-vous et on reparlera de ça à votre retour. " 

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