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Recrutement dans l'industrie

L'agroalimentaire continue ses recrutements

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La crise n’empêchera pas les Français de se nourrir. Le secteur est donc moins soumis aux fluctuations conjoncturelles. Il a même des difficultés à recruter des techniciens qualifiés dans la production, des commerciaux et des cadres.

Premier secteur industriel français et deuxième employeur, l’agroalimentaire a connu une forte pénurie de candidats en 2009. Selon l’Apecita, l’association pour l’emploi des cadres, ingénieurs et techniciens de l’agriculture et de l’agroalimentaire, il y a entre deux et trois fois plus d’offres que de postulants pour les fonctions commerciales et technico-commerciales. En 2010, comme en 2009, Danone envisage 1 000 recrutements. Sur ses 268 cadres recrutés l’an passé, 78 % sont des jeunes diplômés. À côté des grands groupes (Danone, Nestlé, Altadis, Cadbury, Kraft,…), une myriade de PME assure la majeure partie des débouchés. L’INRA, premier organisme de recherche agronomique en Europe, recrute, pour sa part, 62 chercheurs en 2010.

 

Les métiers

« Les postes d’encadrement d’équipes et d’ateliers, pour des agents de maîtrise, sont très difficiles à pourvoir, de même que ceux de techniciens qualité », souligne Olivier Gloker, délégué régional Île-de-France de l’Apecita. Chez Danone, les fonctions commerciales et industrielles sont les plus à même d’embaucher. Nestlé indique recruter régulièrement sur ses postes industriels (assurance qualité, développement produits, production…), en ressources humaines, en contrôle de gestion et d’audit interne, en marketing (grande consommation, nutrition clinique…), en commerce et en supply-chain (pilotage des flux et prévision des ventes).   « Les entreprises recherchent des spécialistes de la qualité environnementale, ou encore du développement durable, du cosmétique, de la pharmacie et des sciences du vivant », affirme Pierre Boulaire, le dirigeant du cabinet de recrutement Manageria spécialisé dans le secteur.

 

Les avantages-inconvénients

Les conditions de travail se sont beaucoup améliorées ces dernières années. Mais le secteur présente l’inconvénient d’avoir des horaires très souples. Un manager doit composer avec le travail posté (au 2-8, au 3-8) et le week-end de ses équipes. Il est constamment sous la pression de la grande distribution, et ne sait donc jamais réellement quand se termine sa journée. Les dates limites de consommation sont très courtes et le personnel travaille toujours en flux tendu. Les salaires des cadres se révèlent moins intéressants que dans d’autres secteurs. En raison du développement des relations avec la grande distribution et d’une automatisation croissante des process de production, les industries alimentaires recherchent du personnel de plus en plus qualifié.

 

Les salaires

Selon l’enquête de l’Apecita sur les salaires en 2009 : 44 % des entreprises ayant accepté de répondre annoncent un salaire moyen inférieur à 20 000 euros, tous postes confondus ; 39 % annoncent un salaire entre 30 000 et 39 000 euros ; 3 % entre 40 000 et 59 000 euros et 1 % au-delà de 60 000 euros. Cela s’explique par le fait que les ouvriers représentent les deux tiers de l’effectif et que 90 % des entreprises sont des PME de moins de 250 personnes. Néanmoins, ce salaire est notoirement inférieur à d’autres secteurs. Les BTS Agricole cherchent ainsi à s’orienter vers la pharmacie et le cosmétique, plus rémunérateurs.

 Pascale Kroll

 

Faut-il venir travailler

dans le secteur


Pascal Souzy est secrétaire national à la Fédération générale agroalimentaire CFDT.

« Ce secteur connaît des situations extrêmes. Je ne conseille pas auxpersonnes peu qualifiées de venir travailler dans ce secteur aux postes de productionet de conditionnement, principalement dans l’abattage de volailles et laviande. Les conditions de travail y sont très difficiles (horaires, froid, humidité,bruit) pour un salaire équivalent au SMIC. Mais je le conseille aux bac + 3-5 : selon Observia, l’observatoire des métiers de l’agroalimentaire, lesecteur devrait créer 35 000 emplois dans les cinq prochaines années. Lesemplois y sont intéressants, en termes de qualité et d’environnement. Denouvelles normes se développent et ouvrent sur de nouveaux métiers. Nous avonsnégocié un accord sur la portabilité des droits du DIF : vous conservez vos droits pendant cinq ans même si vous quittez votre entreprise. »

Propos recueillis par Pascale Kroll

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