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L’apprentissage n’est pas le remède automatique au chômage des jeunes

L’apprentissage n’est pas le remède automatique au chômage des jeunes
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Ce n’est pas parce que cela marche en Allemagne que cela marche ailleurs. Une étude du Céreq démontre que le développement de l’apprentissage n’est pas le remède automatique au chômage des jeunes.

 

La France en rêve depuis plus de 30 ans, avoir comme sa voisine allemande un système d’apprentissage puissant. Depuis les années 1990, cela ne peut être nier, il y a d’ailleurs eu de sérieuses avancées : forte croissance du nombre d’apprentis, extension de l’apprentissage à des niveaux de formation de plus en plus élevés et à de nouveaux domaines professionnels, autres que ceux traditionnels de l’industrie et la création du contrat de professionnalisation ouvert aux jeunes comme aux adultes dans le cadre de la formation tout au long de la vie. Mais rien n’y fait, la mayonnaise ne prend pas. Le décrochage scolaire dans la filière par apprentissage reste important et le taux de rupture des contrats se maintient à des niveaux relativement élevés.

 

Le modèle allemand n’est pas transposable en France

Pourquoi ? Tout simplement parce que « le développement de l’alternance en France se heurte à un certain nombre d’obstacles institutionnels », explique le Céreq dans son étude « Pour une approche circonstanciée de l’apprentissage ». La France ce n’est pas l’Allemagne. Alors qu’outre-Rhin, le succès de l’apprentissage repose sur la bonne articulation entre le monde éducatif et le monde économique, le France connaît dans le domaine des ratés chroniques. « Il est notamment difficile de mettre en place une organisation efficace des séquences entre l’école et l’entreprise » souligne l’étude. Autre différence, et épine dans le pied pour la France : l’engagement « frileux » de beaucoup d’entreprises françaises dans la formation professionnelle initiale. Cela s’explique en partie par la réticence des sociétés françaises à s’investir financièrement dans l’éducation, mais pas seulement. Les entreprises françaises, contrairement à leurs homologues allemands, ne sont pas assez associées à la définition d’une politique d’apprentissage. « Cela se manifeste en particulier par un rôle toujours aussi peu valorisé du tutorat dans et hors de l’entreprise et par une place encore trop congrue attribuée aux professionnels dans les jurys », détaille le Céreq.

Bref, contrairement à ce qui se passe en Allemagne, les différents monde politique, économique et éducatif ne communiquent pas assez en France, et les rôles ne sont pas assez clarifiés. Enfin, il faut ajouter une différence culturelle : le profil de l’ouvrier qualifié est valorisé dans la société allemande, ce qui est moins le cas en France.

 

L’apprentissage n’est pas l’unique remède contre le chômage des jeunes

 

Mais après tout, la France a-t-elle intérêt à vouloir ressembler a tout prix à l’Allemagne ? Car l’apprentissage, tel est le second enseignement de l’étude du Céreq, n’est pas le remède automatique au chômage des jeunes. Certes en Allemagne, pays où l’apprentissage est très développé, le chômage des jeunes est relativement faible (11 %). Mais au Japon, pays où les formations en alternance sont inexistantes, le chômage des jeunes n’est que de 9,1 %.

« L’alternance est sans doute un élément d’amélioration de l’insertion individuelle des jeunes et une voie d’accès à une qualification reconnue. Néanmoins, au-delà des systèmes éducatifs, la croissance économique et la conjoncture, les stratégies de recrutement des entreprises ou le fonctionnement des marchés du travail sont plus que jamais des facteurs majeurs pour l’insertion globale des jeunes dans l’emploi », conclut le Céreq.

 

Lucile Chevalier

 

 

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