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L’automobile voudrait garder un lien avec ses salariés

 | par Christophe Bys

L’automobile voudrait garder un lien avec ses salariés
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A l’heure du chômage technique, les chefs d’entreprise s’inquiètent de la fuite de compétences qu’entraineraient des licenciements. A l’occasion des états généraux de l’automobile, la question de la suspension du contrat de travail a été abordée.

Parmi les sujets traités lors des états généraux de l’automobile, la question de l’emploi a eu droit à un atelier. L’arrêt de la production observée ces derniers mois a été brutal. Un seul chiffre cité par une représentante de la direction départementale du travail du Nord suffit à en mesurer l’ampleur : 2.2 millions d’heures de chômage partiel ont été accordées depuis l’automne dernier (on ne sait pas encore combien ont été effectivement utilisés).

Face à cette urgence, le président de l’Union des industries métallurgiques et minières (UIMM), Frédéric Saint-Geours, s’inquiète de la perte de compétences qui risquent d’advenir dans les prochains mois. Pour lui, l’urgence est de permettre de maintenir le plus longtemps possible le lien entre l’entreprise et le salarié, y compris quand les conditions économiques se détériorent. Comment faire pour qu’un salarié sans activité reste malgré tout lié à l’entreprise qui l’employait et qui sera prête à le remployer dès le retour à de meilleurs jours ? Le risque principal couru par les firmes est de manquer de compétences au moment de la reprise.

 Le président de l’UIMM entend promouvoir la « suspension temporaire d’activité ». Il envisage aussi la possibilité qu’un salarié rejoigne pour un temps donné un autre entrepreneur ou qu’il profite d’une formation.
 
Former pour les jours meilleurs
Une solution qu’approuve le DRH de PSA Jean-Luc Vergne, qui se désespère de voir les salariés en chômage technique, condamné à attendre des jours meilleurs, sans perspective claire. Spectateur de l’atelier, le DRH de Scania France rappelle le choix fait par l’entreprise suédoise pour l’ensemble de ses unités : ne pas licencier pour conserver ses salariés en dépit d’une baisse de moitié de sa production et profiter de l’oisiveté forcée pour développer la formation. En France, « ce n’est pas si simple », explique-t-il. Toute la difficulté vient du fait qu’un salarié qui suit une formation inscrite dans le plan de formation est en situation de travail effectif. En conséquence, le salarié au chômage partiel qui suit une formation n’est plus en chômage partiel. Et donc adieu l’indemnisation prévue pour l’entreprise.
De même le représentant de la firme suédoise aurait aimé que les salariés utilisent leur droit individuel à la formation (Dif). Or, cela est impossible, le Dif étant un acte volontaire du salarié. Tout cela montre selon les divers interlocuteurs qui se sont succédé que les dispositifs actuels ne sont pas adaptés à la période particulièrement difficile de l’industrie automobile, et qu’ils mériteraient surtout d’être harmonisés et simplifiés. 
 
Toutefois, une question reste sans réponse. Qui prendra en charge le salarié pendant la période actuelle ? L’Etat ? Les régions ? Le pôle emploi ? Les entreprises ? Ses représentants se gardent bien de s’engager à financer « la suspension temporaire d’activité ». Former des salariés pour les meilleurs jours s’apparente à une forme d’investissement qui profitera le temps venu aux entreprises et à leurs actionnaires.

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