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Travailler dans grande distribution

L'Écal s'appuie sur la théorie... et le terrain

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Pour s'adapter à l'évolution du secteur, l'École supérieure de la distribution (groupe ESC Rouen) fait évoluer ses programmes et propose deux diplômes récemment homologués par l'État, délivrés par des professionnels.


Depuis sa création en 1962, l'Écal est restée fidèle à son principe de base: dispenser un enseignement qui colle au plus près des besoins des professionnels. Mais les programmes de l'Ecole supérieure de la distribution - qui tire son Écal de son appellation initiale, École des commerces alimentaires - se sont adaptés au fil des années aux transformations du commerce.

« Les métiers changent, et il devient incontournable d'avoir une vision globale de la chaîne de la distribution, du fournisseur au consommateur, explique Cécile Gourc, directrice de l'Écal. Nos cursus ont évolué afin d'optimiser les connaissances et compétences des élèves pour répondre aux nouvelles attentes des recruteurs. » Dernière nouveauté, deux titres ont été homologués par l'État en 2006: manager de rayon et cadre opérationnel de la distribution, avec la possibilité d'y accéder par la VAE (validation des acquis et de l'expérience). Plus que jamais, la formation se veut concrète, axée sur l'étude de cas. « Nous travaillons sur l'exemple », insiste Cécile Gourc.

Grand atout de l'école, l'équipe pédagogique est composée d'intervenants professionnels, mais elle entretient aussi des relations privilégiées avec les entreprises du secteur. Les distributeurs viennent parler de leur stratégie à l'export, raconter la mise en place d'un nouveau logiciel de gestion dans les rayons, ou expliquer les ambitions de leur nouveau concept. La compréhension du monde de l'entreprise étant une composante clé des cursus de l'école, les stages «très cadrés» jouent un rôle essentiel: pas moins de treize à quinze semaines par an leur sont consacrés.

Un état d'esprit

Ainsi, en fin de 3e année, un étudiant aura découvert sept enseignes. Rien de mieux pour l'aider à construire son projet professionnel! «Cela permet d'appréhender la façon de travailler de chaque entreprise, de choisir son premier poste en toute connaissance de cause, souligne BénédicteCaron, Écalienne promotion 1987, aujourd'hui directrice générale de trois Super U. Cela permet aussi de monter les marches deux fois plus vite, car le temps d'adaptation d'undiplômé de l'Écal est de ce fait très rapide.»

Le stage de fin de cursus est souvent décisif. «70 à 75% des étudiants intègrent ensuite l'entreprise», préciseBruno Bersegol, responsable de la filière étudiante de l'école. Pour Bénédicte Caron, « l'Écal, c'est aussi un état d'esprit, une sorte de formatage, qui fait l'une de ses forces». L'école est pointilleuse sur le respect des règles, de la courtoisie, de la politesse et de la ponctualité. Surtout, la tenue des élèves doit être irréprochable: port obligatoire du costume-cravate pour les garçons, du tailleur pour les filles.

Les promotions ne sont pas nombreuses, à peine 50 élèves pour chaque cursus. «Nous cherchons le qualitatif, pas le quantitatif, précise Cécile Gourc. L'Écal vise une insertion à 100 %.» Efficace: selon Bénédicte Caron, « la meilleure pub de l'école, c'est le bouche-à-oreille. »

Nathalie Tran


 

«Je suis de ceux qui doivent beaucoup à l'écal.» : Gérard dorey, directeur exécutif de la proximité Carrefour - Promotion 1975

Gérard dorey, directeur exécutif de la proximité Carrefour - Promotion 1975
Ses conseils
«J'ai commencé très jeune comme employé libre-service. Après avoir passé mon brevet professionnel alimentation, j'ai reçu un courrier m'invitant à m'inscrire à l'Écal. Ça a été l'opportunité de reprendre mes études en percevant une indemnité et un tremplin social. Je suis de ceux qui doivent beaucoup à l'Écal. Pour ceux issus du monde professionnel comme moi, les cours étaient plus orientés vers la gestion, le français, la comptabilité. Pour ceux venus de l'enseignement général, le cursus était axé sur le produit. La formation était adaptée aux élèves. Un enseignement sur mesure. »


 

Un parcours en trois ans

Le programme est accessible par la formation initiale, à deux niveaux d'entrée, ainsi que par la formation continue.
> 1re année ou prépa pour les bacheliers
> 2e année Manager de rayon, diplôme homologué de niveau 3 (bac + 3). Accès à bac + 2 (BTS, DUT, Deug) en économie, gestion ou commerce ou après la prépa Écal. Débouchés Technico-commercial, chef de rayon, responsable du service commercial, marchandiseur.
> 3e année Responsable opérationnel de la distribution. Diplôme homologué de niveau 2 (bac +4).

Débouchés : chef de département, adjoint de directeur de PME ou de grandes surfaces, négociateur, acheteur, gérant de franchise, créateur d'unités commerciales.


 

Des anciens Écaliens

Jean-Paul Delhaye (1970), directeur export Metro.
Fabrice Barthe (1984), directeur de région Lidl.
Philippe Gruau (1986), PDG Leclerc (Espagne).
Bernard Hurabielle (1989), responsable export Atac.
Jean-François Soudais (1991), responsable des achats Intermarché.
Guillaume Hallay (2000), PDG hyper Champion.


 

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