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L'emploi cadre préservé du ralentissement économique

 | par Christophe Bys

L'emploi cadre préservé du ralentissement économique
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Au 2e trimestre, l’emploi salarié a marqué le pas. Pour Xavier Timbeau, économiste à l’OFCE, l’emploi cadres est encore préservé, contrairement à d'autres, à commencer par les intérimaires.

A la fin du mois de juin 2008, la France comptait  - intérim compris - 18 139 300 salariés du secteur concurrentiel. Ce chiffre correspond à une baisse de 0,1% par rapport au premier trimestre. Toutefois, il reste en hausse de 1% par rapport au même trimestre de l’an dernier, selon les chiffres définitifs établis par l’Insee. Ces données montrent que l’économie française a détruit davantage d’emplois qu’elle n’en a créés ces trois derniers mois, une première depuis 2003. La contraction de l’emploi provient pour partie de la mauvaise orientation de l’intérim « qui se replie fortement » : -48 500 postes selon l’Insee. Hors intérim, l’emploi a augmenté de 0,1% au second semestre, ce qui correspond à un net ralentissement de la croissance par rapport à celle observée au premier trimestre.  

L’Unedic confirme
 
Pour sa part, l’Unedic a communiqué les statistiques relatives à l’emploi en intérim. Fin juillet, 655 400 personnes occupaient un emploi intérimaire. Si le résultat est stable par rapport à juin, il est en baisse sur un an, et ce pour le quatrième mois consécutif. En juillet, toutefois, l’emploi intérimaire a augmenté dans l’industrie (+2,5%) mais baissé dans la construction (-1,8%) et les services (-2,4%), 4 emplois intérimaires sur 5 environ étant des emplois ouvriers.
 
 
 
 
Interview : Xavier Timbeau, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE)
 
 
Quelles raisons expliquent la dégradation de l’emploi salarié au second semestre ?
C’est avant tout la mauvaise conjoncture. Le 2e trimestre n’a pas été bon, il a vu le pic du prix du pétrole, la hausse du prix des produits alimentaires, le début de retournement du marché de l’immobilier… La nouveauté vient de la rapidité de l’ajustement de l’emploi. Une explication à cela : c’est l’emploi intérimaire qui est touché. En un trimestre, la chute a été de 48 000 !
 
Le ralentissement épargne-t-il les cadres ?
Pour l’instant oui. Recruter, former, fidéliser un cadre, cela prend du temps et de l’argent. La conjoncture ne justifie pas qu’on se sépare d’eux, dans un contexte global de pénurie – ils sont rares - et de compétitivité – ils sont un investissement pour l’avenir. L’ajustement prendra d’autres formes pour cette partie de la population : la part variable des rémunérations va être affectée. Le bonus des cadres bancaires seront réduits cette année.
 
Quelle serait, selon vous, la bonne politique économique pour accompagner la conjoncture ?
Depuis 15 ans, la flexibilisation du marché du travail est présentée comme le sésame pour obtenir une plus grande efficacité. Aujourd’hui, la flexibilité est là :c’est l’intérim qui concerne plutôt des gens plutôt peu qualifiés, travaillant à temps partiel et mal rémunérés. Il est temps maintenant de réfléchir à la sécurité de ces personnes. Cela passe par les revenus, mais aussi par la possibilité de construire de vraies carrières – en intérim on change souvent d’employeurs – ou encore par des perspectives de formation. 

 

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