emploipro.fr le site d’offres d’emploi professionnelles des magazines

L'argus de l'assurance L'usine nouvelle Lsa Neo restauration Le Moniteur
Une marque du réseau Emploipro.fr

Recrutement dans la grande distribution

L'emploi repart dans la distribution alimentaire

 | par NATHALIE TRAN

  • partager avec Facebook
  • partagez avec twitter
  • partager avec google +
  • partager par email
  • imprimer
Le rapport de branche 2005 de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) fait état d'une hausse de 1,5% des effectifs et d'une plus grande fidélisation des salariés. La parenthèse 2004, qui avait vu l'effectif du secteur se replier, semble refermée.

>Grand soulagement dans la branche ! La diminution des effectifs qui avait été enregistrée en 2004 ne s'est pas confirmée. La grande distribution alimentaire reprend de la vigueur et retrouve en 2005 un taux de progression de ses effectifs équivalent à celui de 2003, soit + 1,5 %, selon le rapport de branche de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD). Ce qui porte le nombre des salariés du secteur à 642 500, contre 633 000 l'année précédente. En effet, pour la première fois en 2004, le secteur n'avait pas été créateur net d'emplois. Du jamais vu.

La fin de l'inquiétude

 

Ce dérapage s'explique par une perte de 0,8 % des effectifs des hypermarchés, même si les supermarchés et les maxi-discounters affichaient une croissance de respectivement 0,07 % et 6 %. « Cette baisse était conjoncturelle. Elle a été la conséquence de la guerre des prix, commente Jérôme Bédier, président de la FCD. Les enseignes ont dû faire des économies pour retrouver leur marge de manoeuvre. Une politique qui a porté ses fruits, puisque nous sommes revenus sur une tendance plus naturelle. » L'inquiétude est donc dissipée. L'emploi repart et la distribution retrouve son titre de secteur créateur d'emplois. Et le contrat à durée indéterminée (CDI) l'emporte haut la main, puisqu'il concerne 89 % des effectifs.

Toujours portés par la croissance, les maxi-discounters continuent à embaucher et à créer des emplois à un rythme constant : l'augmentation est de 5,7 % en 2005, ce qui porte les effectifs à 33 300, mais il est vrai que l'effectif concerné reste faible. Il ne représente que 5 % des salariés des entreprises du commerce à prédominance alimentaire, dont les gros bataillons continuent de travailler dans les hypermarchés (294 200 salariés) et les supermarchés (224 600). Ces derniers, même avec des effectifs en très légère hausse, ont ainsi créé plus d'emplois l'an dernier que les hard-discounters : le solde positif est de 2 100 pour les supermarchés et de 1 800 pour les hard-discounters. Les hypers arrivent derrière avec un solde net de 1 800. Ceci dans un contexte où le nombre de supermarchés (5 575) a diminué de 0,8 %, au profit des hypermarchés (1 370, + 4 %), en raison de l'agrandissement de nombreux magasins ; mais aussi des maxi-discompteurs (3 740), qui continuent à gagner du terrain avec une augmentation de leur nombre de 8,5 % en 2005, alors qu'ils avaient déjà connu une hausse de 7 % en 2004.

Globalement, le nombre de points de vente, tous circuits confondus (10 685), s'est légèrement accru (+ 2,9 %). La branche compte par ailleurs 3 390 établissements de commerce de gros et entrepôts, un chiffre difficilement comparable avec les données de 2004, car le mode de dénombrement a changé.

Qualification faible, formation élevée

 

En termes de profil des postes, si les distributeurs cherchent à élever leurs compétences et se tournent vers des profils plus diplômés qu'avant, le secteur est toujours très peu qualifié. Les diplômes les plus recherchés restent le CAP et le BEP. Employés et ouvriers représentent 85 % des effectifs, les agents de maîtrise 7 %, et les cadres 8 %. Par ailleurs, les hypermarchés et les supermarchés ont toujours du mal à recruter des vendeurs produits frais, des manageurs rayon et des employés commerciaux. Toutefois, les entreprises du secteur ont su accorder une bonne place à la formation et, surtout, s'approprier rapidement les nouveaux outils mis en place en 2005. À titre d'exemple, 6 000 contrats de professionnalisation ont été conclus et ont bénéficié prioritairement aux femmes. Les hommes, quant à eux, ont essentiellement eu droit à des périodes de professionnalisation, 4 000 salariés au total. De nombreuses demandes de Droit individuel à la formation ont également été formulées. « Cela témoigne bien de la volonté des entreprises de favoriser la qualification du personnel, dans le but de donner aux salariés une plus grande polyvalence et de leur permettre de meilleures évolutions de carrière », souligne Jérôme Bédier.

Moins de turn-over

 

Rien de nouveau, en revanche, concernant la répartition hommes-femmes dans la branche, toujours respectivement de 38 % et 62 %. Le taux d'embauche des femmes (61 %) est également stable par rapport à 2004. En revanche, signe d'un vieillissement de son personnel, l'âge moyen de la profession continue d'évoluer : 36,7 ans contre 33,5 ans il y a deux ans. Près de 50 % des salariés ont moins de 36 ans.

L'augmentation de l'ancienneté moyenne est néanmoins un fait marquant. « Elle est le signe d'une meilleure fidélisation », analyse Jérôme Bédier. Les professionnels de la distribution se sentiraient-ils de mieux en mieux dans leurs entreprises ou seraient-ils plus frileux qu'à l'accoutumé ? Toujours est-il que la légère baisse du turn-over amorcée en 2003 se confirme dans un secteur réputé avoir la bougeotte. L'ancienneté moyenne s'accroît en effet. Elle est à 8,8 ans en 2005, contre 8,5 en 2004 et 7,5 en 2003. Dans les hypermarchés, elle atteint même 9,6 ans.

À noter également, l'allongement de la durée effective moyenne du travail à temps partiel, qui concerne majoritairement les femmes (54 % d'entre elles) et passe de 26,5 heures hebdomadaires à 27 heures en 2005. Rappelons que le temps partiel concerne 38 % des effectifs du secteur.

Coté promotion, un bon point : le taux a légèrement augmenté et atteint 4,4 % des effectifs. Ce qui signifie que près de 29 000 salariés ont été promus dans la branche en 2005. Avec toutefois un bémol, sachant que près de 60 % des promotions concernent les hommes !

La rémunération, quant à elle, ne suit pas toujours... Le constat est mitigé. La proportion d'entreprises ayant procédé à une augmentation collective a diminué de 12 points par rapport à 2004. Elles sont 74 % contre 82 % en 2004. Il s'agit cependant d'une tendance qui ne frappe pas que le secteur de la distribution. De plus, le pourcentage moyen appliqué par les entreprises lors des hausses collectives de salaires a progressé pour toutes les catégories d'entreprises. Ces augmentations sont d'ailleurs plus sensibles dans les hypermarchés et supermarchés, soit respectivement entre 3,3 % et 3,8 % en 2005 contre 2,5 % et 3 % en 2004. La preuve, selon la FCD, que la branche est parvenue à un juste équilibre entre l'application des minimas fixés par la convention collective et les négociations salariales des entreprises. Les premiers à profiter de cette manne : les ouvriers et les employés.

Partagez cet article

NEWSLETTER

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la newsletter !

GRATUITL'aéronautique recrute mais manque de candidats

Déposez votre cv et devenez visible des recruteurs

Je dépose mon cv
Suivez-nous sur Facebook !

395 offres d’emploi en ligne

Les entreprises qui recrutent

INFOPRO DIGITAL
ASSISTRA
PUBLICIS DRUGSTORE
IPLC EUROPE
BABOU
Voir tous les recruteurs

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus
Fermer X