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L’énergie, un secteur qui recrute en masse

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Le secteur de l’énergie recrute en masse. Le développement des activités dans le nucléaire et les énergies renouvelables, mais aussi les nombreux départs à la retraite, offrent de formidables opportunités dans ce secteur, peu malmené par la crise.

L’énergie est un monde où le superlatif est de rigueur. Le secteur fait dans le gigantisme par la taille de ses projets, les chiffres d’affaires de ses groupes mais aussi par ses recrutements. Alors que le monde entier fait le dos rond pour surmonter la crise, que des secteurs toussent, quand d’autres licencient pour ne pas rendre l’âme, le secteur de l’énergie dans son ensemble affiche une santé insolente. Certes, les chiffres du recrutement ne sont pas ceux de 2008, qui ont été exceptionnels. Mais ils restent plus qu’honorables. « La crise porte à un peu plus de modération, note Jean-Luc Karnik, directeur de l’Institut Français du Pétrole School. Mais la pénurie de talents qui prévalait jusqu’à alors pour ce secteur est toujours une réalité. Mes partenaires industriels continuent de recruter. En 2008, nous n’avons jamais eu autant de demande des employeurs. Car il y a des enjeux à long terme couplé à une pyramide des âges à renouveler. »
Pour le nucléaire, le parapétrolier, les énergies renouvelables et, aux frontières du secteur énergie, pour l’environnement, c’est la flambée des recrutements. Les industries parapétrolières telles que Schlumberger, Technip, Vallourec ou encore Saipem (pour le forage) embauchent à tour de bras. Sur les 350 000 emplois liés à l’environnement en France, 230 000 sont proposés par les éco-industries. En matière nucléaire, les opportunités sont telles que Bertrand Reynier, responsable du Master spécialisé en ingénierie nucléaire et de la filière énergie électro-nucléaire de l’ENSTA, a du mal à cacher son enthousiasme : « Aucun secteur ne va embaucher autant que le nucléaire dans les prochaines années. Il y a près de 2 000 embauches d’ingénieurs par an chez les principaux acteurs pour les cinq à huit ans à venir. Il y a deux à trois fois plus d’emplois potentiels que de gens formés par l’ensemble des formations actuelles. »

Importantes embauches chez les mastodontes
Les chiffres de recrutement d’Areva et d’EDF permettent de s’assurer de la bonne dynamique du secteur. Avec une demande croissante de centrales nucléaires partout dans le monde, le carnet de commande actuel d’Areva lui assure déjà trois ans d’activité. Après un pic en 2008 de 12 000 recrutements dans le monde, le champion français de la filière prévoit d’embaucher entre 10 000 et 12 000 personnes en 2009. Les prévisions d’embauche pour la France sont de 4 000 personnes. 2 500 sont des ingénieurs, dont 600 débutants ou ayant une première expérience. 1 500 sont des CAP, Bac Pro et Bac +2.
EDF prévoit quant à elle de recruter 15 000 salariés dans les 5 ans qui viennent, essentiellement dans les métiers de la production d'énergie sans CO2 (nucléaire et énergies renouvelables). Rien qu’en France, en 2009, le premier producteur d’électricité d’Europe compte embaucher plus de 2 500 personnes, dont environ 1 000 cadres. 500 ingénieurs et 500 techniciens seront recrutés rien que dans la filière nucléaire.
GDF-Suez escompte de son côté 8 000 recrutements (80 % de Bac +2 et 20 % de Bac +5) cette année. Le groupe accueillera 130 000 nouveaux collaborateurs d’ici à 2013.
Concernant le pétrole, Total a embauché 10 000 personnes dans le monde en 2008. 2 000 de ces recrutements concernent la France. 600 d’entre eux sont des cadres (70 % sont des ingénieurs, 15 % concernent les métiers commerciaux et 15 % les fonctions supports). Comme les autres groupes du secteur qui ont connu deux années exceptionnelles, il admet, par la voix de son DRH François Viaud, une légère baisse des recrutements pour l’année à venir : « Notre croissance d’effectifs se situe plutôt en dehors de la France. En 2009, nous ferons sans doute une petite pause dans nos recrutements. Mais nos embauches ne s’arrêteront. Ils connaîtront un très léger fléchissement. »

1500 recrutements chez Assystem
A côté des mastodontes du secteur, toutes les entreprises poursuivent leurs recrutements. Avec plus ou moins de grandiloquence. En voici quelques exemples. Cegelec, le dispensateur de services technologiques aux entreprises et collectivités qui réalise 56 % de son chiffre d'affaires en production, transport et distribution d'énergie électrique, compte recruter 1 800 personnes (500 cadres et 1 300 techniciens) en 2009. Dalkia, la filiale de Véolia Environnement et d'EDF, prévoit d’embaucher 150 ingénieurs et cadres en 2009. En France, la société de conseil et d’ingénierie Assystem mise sur un recrutement de 1 500 personnes, dont 600 à 700 pour l’énergie (80 % d’ingénieurs et 20 % de techniciens). Alstom prévoit d’embaucher 2 000 personnes en France en 2009. Environ un tiers de ces recrutements concernent les secteurs Power d'Alstom.
Le CEA qui a recruté 493 personnes en 2008 (dont 315 ingénieurs et cadres), prévoit cette année de l’ordre de 600 embauches en CDI, dont environ 60 % d’ingénieurs-chercheurs.
Pascale Kroll
 



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