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L’entrepreneur nouveau est arrivé

 | par Christophe Bys

L’entrepreneur nouveau est arrivé
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Chef de projet au sein d’une multinationale, Simon Poidevin est en train de franchir le pas : il veut créer son entreprise. Pragmatique et idéaliste, il est à l’image de la génération Y. Curieux mélange diront les plus de 30 ans. La routine pour les autres…

Simon Poidevin est un jeune homme moderne. On le croirait sorti d’une présentation sur la génération Y. Il est un de ces fameux digital native, à la fois pragmatiques et idéalistes. Diplômé d’une Miage, il rejoint une filiale de Vivendi où il passera 10 ans d’abord comme programmeur, puis comme chef de projet. Il a été des pionniers de Vivendi Games Mobile -   comme son nom l’indique   on y produisait des jeux pour les téléphones mobiles. En 5 ans, l’effectif passe de 4  personnes à 300. Pendant ces années de croissance, Simon Poidevin est au cœur du chaudron : à la production à Meudon : « on sortait 20 produits par an », se souvient-il avec fierté.
A l’heure de l’économie globalisée et de l’interdépendance financière, on ne fait plus carrière à vie dans un groupe. Une activité stratégique aujourd’hui peut devenir périphérique. C’est ce qui arrive au site de Meudon : l’activité jeux vidéos est réorganisée. D’habitude, les histoires s’arrêtent là. Chacun part de son côté, après avoir négocié plus ou moins bien… Pas le genre de Simon Podevin qui confie sa devise quand on coupe un arbre, il y a de jeunes pousses qui repartent : « j’ai travaillé quotidiennement avec ces personnes, qui formaient mes équipes. Je ne pouvais pas me résoudre à les lâcher dans la nature du jour au lendemain ». Alors l’idée lui vient de créer un site communautaire, Talented People,  où chacun pourra venir promouvoir son projet professionnel, avec un slogan mégalo revendiqué : « nous avons du talent. Le monde entier va   le savoir ». Une version high tech de la fierté : « ce n’est pas parce qu’on est licencié qu’on ne doit pas garder la tête haute », explique-t-il.

  Des méthodes de pro

Une première version du site est réalisée en octobre 2008. Elle est présentée dans la foulée aux ressources humaines de Vivendi, qui est emballé par l’idée et décide de la soutenir. Le site Talented People est né. Pour la mise en ligne définitive, il faut attendre janvier 2009. 1 mois plus tard, 110 salariés sont inscrits et ont rempli un profil détaillé. « Le premier mois, chaque profil avait été visité en moyenne 50 fois », indique Simon Poidevin. Mieux, en cette période difficile, où les projets sont en suspens, chaque profil a eu 2 propositions ou entretiens d’embauche. Ces résultats ne doivent rien au hasard : le chef de projet a utilisé tous les moyens: achat de mots clés sur les moteurs de recherche ou de bannières sur les sites d’employeurs potentiels.

Dans la foulée, et pour tester son idée, le chef de projet profite des nouvelles dispositions législatives, pour devenir dès janvier auto-entrepreneur. Et il confie réfléchir aux moyens de transformer l’essai, le jour où il aura quitté définitivement l’entreprise. Son idée est de proposer son savoir-faire aux entreprises qui licencient, un site plug and play, autrement dit prêt à l’emploi ! Les cyniques diront qu’il a du nez car le marché est bien orienté. Pas Simon Poidevin, qui ne perd rien de son altruisme, même quand il parle affaires : « mon rêve serait que cela reste un service dédié, pour un nombre limité de personnes, de retrouver quelque chose d’humain ».   Ses clients ? « Des sociétés qui ont envie de vraiment accompagner leurs talents. Les salariés licenciés ont été leur moteur. Je veux convaincre les chefs d’entreprise qu’ils doivent soutenir leurs salariés même après ».

Le modèle du collaboratif

N’y voyez pas un discours marketing rôdé. Il est tellement sincère alors qu’il expose son projet. C’est plutôt l’influence du web collaboratif, cette utopie qui a mené au logiciel libre ou à wikipedia. « L’approche collaborative, ça marche. Quand on nourrit le réseau, ça finit toujours par revenir », explique-t-il. La preuve ? Il n’est pas né entrepreneur, n’a jamais rêvé de créer une entreprise avant la réorganisation. Depuis, il découvre un nouveau métier. « C’est passionnant, je rencontre des gens venus d’univers différents : ressources humaines, entrepreneurs, chasseurs de têtes ou grandes écoles…  ».

 

Pour voir le site Talented People, cliquez ici

  La création d’entreprises, un objectif partagé

Le réseau social Linkedin a réalisé une étude auprès de 3200 de ses membres. Il en ressort 56 % des répondants français déclarent qu’ils utiliseraient leurs indemnités de licenciement pour créer une entreprise. Un record : le pourcentage n’est que de 50 % en Allemagne et 45 % au Royaume-Uni. Autre enseignement : ceux qui ont déjà créé une entreprise ne le regrettent pas. 67 % déclarent qu’ils recréeraient leur entreprise.

Face à cet enthousiasme entrepreneurial rappelons la durée de vie limitée des jeunes entreprises. Parmi les facteurs cités, figure le manque de conseils extérieurs. Avant de vous lancer, vérifiez que le marché est là, et faites vous conseiller par des professionnels.

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