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L’expérience paie plus que le diplôme

L’expérience paie plus que le diplôme
Olivier Guivarc’h de la CFDT.
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Diplômé d’un CAP, BTS ou Bac + 3, la différence ne se jouera pas en début de carrière. Tous débutent à peu près au même salaire. L’expérience et l’expertise créent par la suite des différences.

 

Comment la réduction de la TVA a agi sur les salairesLe 1 er juillet 2009, la TVA dans la restauration est passé de 19,6 % à 5,5 %. Une aubaine pour les syndicats. Depuis 2009 et la baisse de la TVA, les syndicats ont négocié quelques contreparties comme. La première d’entre elles est la mise en place de la « prime TVA ». Elle peut atteindre les 500 euros par an pour tout salarié travaillant dans la restauration, ayant un an d’ancienneté et travaillant à temps plein, mais aussi une grille de salaire débutant à 1 % au dessus du Smic et enfin l’octroi d’une mutuelle pour tous les salariés du secteur. Toutefois, avec le relèvement de la Tva à 10 % en janvier prochain, le patronat serait tenté de remettre en cause ces avantages. L.C.

 

« Le secteur de l’hôtellerie et de la restauration paie très bien compte tenu du niveau de diplôme. Un diplômé d’un BTS peut gagner en début de carrière entre 1 500 et 2000 euros nets. On ne voit pas cela dans tous les secteurs », pose Stéphane Pille, fondateur et dirigeant du cabinet H&R Recrutement. Plutôt attractif en effet. Mais cela tient surtout au fait qu’en matière de salaires comme de recrutements, le niveau de diplôme joue peu, ou du moins à la marge pour quelques postes clés. CAP, BTS, Bac + 3, tous débutent aux mêmes salaires. Un commis ou un serveur gagne ainsi entre 1300 et 1400 euros nets par mois. Pour gagner plus, il franchit l’étape d’au-dessus et décroche le poste de chef de rang ou chef de partie avec un salaire mensuel net moyen autour de 1600 euros. Puis, il devient second (entre 2000 et 2500 euros net par mois) et enfin chef ou maître d’hôtel (entre 2500 et 4000 euros nets mensuels). Bref, moins que le diplôme, dans le secteur, c’est l’expérience qui paie. Enfin, à ceci près : « plus le niveau de diplôme est élevé, plus le potentiel d’évolution est important et rapide », fait-on savoir au cabinet H&R.

 

Le luxe paie mieux

Le diplôme ouvre également la voie à des stages dans des enseignes prestigieuses et conditionne ainsi la carrière et le salaire. « On ne passe pas d’employé dans la restauration rapide à manager du Plaza Athéné. Le secteur est très segmenté. Et le luxe qui demande une expertise forte, un savoir-faire plus artisanal, paie mieux », observe Olivier Guivarch, secrétaire national CFDT en charge du pôle HCR. Ainsi quand un directeur d’un restaurant traditionnel gagne entre 40 000 et 52 000 euros bruts par an, celui d’un restaurant rapide touche entre 35 000 et 39 000 euros bruts annuels, souligne la dernière étude du cabinet Hays.

 

 

Lucile Chevalier

 

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