emploipro.fr le site d’offres d’emploi professionnelles des magazines

L'argus de l'assurance L'usine nouvelle Lsa Neo restauration Le Moniteur
Une marque du réseau Emploipro.fr

Travailler dans l'assurance, la banque et la finance

L'expert auto doit s'adapter pour durer

 | par François Goubeaux

L'expert auto doit s'adapter pour durer
  • partager avec Facebook
  • partagez avec twitter
  • partager avec google +
  • partager par email
  • imprimer
Les experts en automobile devront évoluer pour satisfaire les exigences de leurs donneurs d'ordre. Ainsi, l'expert libéral devra conjuguer la satisfaction du client à une expertise à haute valeur ajoutée.

Désormais, il ne pourra plus se contenter de remplir un rapport. Les contraintes du marché et les exigences des assureurs obligent l'expert en automobile à évoluer pour assurer son avenir. La fusion de la Csneami et de la Csneaf le 9 décembre à Lyon (lire l'encadré) illustre cette mutation en marche, nécessaire pour peser davantage face à la concurrence. Cette profession veut aussi devenir une force de proposition plus puissante face à des assureurs dont le nombre ne cesse de se réduire. Premières sources de chiffre d'affaires des experts libéraux, les compagnies attendent beaucoup de leur part.

L'ambassadeur de la compagnie

La première exigence des assureurs concerne le rôle que l'expert doit jouer pour mieux satisfaire l'assuré, donc pour une meilleure fidélisation du portefeuille. Jean-Paul Guilloux, de la Maif, estime ainsi que l'expert doit offrir « une prestation objective et rigoureuse dans un esprit de service ». En clair, il doit se fixer comme priorité de maîtriser les coûts de réparation, de limiter les délais d'intervention et d'immobilisation du véhicule, afin de créer le moins possible de désagrément à l'assuré. En d'autres termes, résume Gérard Bonnet d'AGF, l'expert doit être ni plus ni moins que « l'ambassadeur de la compagnie », un partenaire à part entière capable de répondre au cahier des charges de chacun de ses donneurs d'ordres.
L'excellence technique est la seconde exigence exprimée par les assureurs qui intervenaient récemment lors de l'assemblée de la Csneami. Ils ne souhaitent traiter qu'avec des techniciens « de haut de gamme », pour la bonne raison que « l'expertise n'a de sens que si elle apporte une réelle valeur ajoutée », affirme Alain Toublanc d'Axa France. Ce rôle devient même crucial dans un contexte où l'automobile tend à devenir une industrie de haute technologie.

La course à la compétence de pointe

En outre, il convient d'être vigilant sur l'évolution de l'expertise généraliste vers une fonction multispécialiste, prévient Roger Fraud, d'AIS (Covéa). Certaines spécialités gagneraient ainsi à être développées dans les cabinets, comme les deux-roues, les poids lourds ou encore les engins agricoles. On attend également de l'expert qu'il cherche à mettre en oeuvre les nouvelles techniques de réparation afin de gagner en efficacité. Bref, pour atteindre le top niveau, l'expert doit s'astreindre à un certain degré de qualité et offrir des garanties en matière de formation.
« Si l'expert n'investit pas lourdement dans la formation, l'avenir de sa profession est menacé », prévient Alain Toublanc (Axa), qui invite les experts à « faire la course à la compétence technique de pointe », affirmant même que, dans le cas contraire, « le marché s'organisera différemment ». Plus modéré, Jean-Paul Guilloux (Maif) suggère que les experts agissent comme un « observatoire de la conception technique automobile », afin d'être une source d'information pour les assureurs sur les nouvelles technologies. Un vrai challenge !

Se rassembler, mais rester indépendants

Bien sûr, ces exigences pointues nécessitent des moyens et une nouvelle organisation pour gagner en efficacité. Certains cabinets ont déjà pris les devants en se regroupant. EQS (Europe Qualité service), en Rhône-Alpes, réunit ainsi 60 cabinets qui ont développé un label qualité ; Sotis, dans le Sud-Ouest, comprend 8 experts ; Mosaïque, dans le Nord, compte 15 adhérents ; Référence conseil, à Angers, couvre l'Ouest et le Centre et propose un système d'adhésion par cooptation pour garantir une certaine éthique professionnelle.
La Csneami a déjà planché sur un projet de structure destinée à aider les experts libéraux à adapter leur métier aux exigences futures. L'idée est d'inscrire les cabinets dans une démarche qualité englobant tant le niveau des prestations techniques que le management de leur entreprise pointé comme une faiblesse. Le principe consisterait à adhérer à une charte, avec un comité de surveillance chargé de contrôler le respect par les adhérents de ses prescriptions.
Si les assureurs sont peu concernés par l'effet « force commerciale » d'une telle structure, ils se disent en revanche très favorables à un groupement de moyens, qui permettrait notamment une homogénéisation de la qualité. Ils y mettent toutefois une condition : que les cabinets ne soient pas trop encadrés, car ils veulent continuer à travailler avec des indépendants. Nul doute qu'ils n'entendent pas réitérer leurs expériences avec certains cabinets IRD tenus par des financiers.


 

Partagez cet article

NEWSLETTER

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la newsletter !

GRATUITL'aéronautique recrute mais manque de candidats

Déposez votre cv et devenez visible des recruteurs

Je dépose mon cv
Suivez-nous sur Facebook !

496 offres d’emploi en ligne

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus
Fermer X