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L’UMP propose des pistes pour améliorer le taux d’emploi des séniors

 | par Gwenole Guiomard

L’UMP propose des pistes pour améliorer le taux d’emploi des séniors
Brice Hortefeux, ministre du travail
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Serpent de mer des ressources humaines françaises, l’emploi des séniors devient une préoccupation majeure de la majorité présidentielle. L’UMP souhaite améliorer leur taux d’emploi en instaurant un bilan de carrière à mi-parcours et le tutorat.

On trouvait là le ban et l’arrière-ban des spécialistes es monde du travail de la majorité présidentielle. Tout ce petit monde avait été convoqué le mercredi 10 mai à l’assemblée nationale pour proposer des solutions afin d’améliorer le taux d’emploi des séniors. Il y avait les anciens (Xavier Bertrand, Jacques Kossowski et Pierre Méhaignerie) et les modernes (les ministres Laurent  Wauquiez et Brice Hortefeux), tous unis, dans une salle au sous-sol, toute de velours rouge vêtue, pour remettre les séniors au travail au cours des 2e assises parlementaires pour l’emploi des séniors. « Il y a urgence, prévenait le jeune Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat chargé de l’emploi et benjamin du gouvernement. Notre pays a fait le choix de sacrifier les seniors pour abaisser les statistiques du chômage. On se retrouve donc avec un taux d’emploi des séniors français de 38 % avec une moyenne européenne à 45 % et un objectif de 50 %. Cela grève notre croissance et plombe nos comptes sociaux ».
Le (vieux) constat est partagé par l’ensemble des spécialistes de la question. La société française, dans son ensemble, politiques, organisations syndicales, salariés et dirigeants d’entreprise ont instauré des systèmes de départ anticipé à la retraite. « Une politique suicidaire, pour Laurent Wauquiez. « Il est de notre responsabilité de préparer l'après-crise, a ajouté le ministre du travail Brice Hortefeux, en clôturant la rencontre. Nous ne devons naturellement encourager ni les préretraites ni les départs anticipés ». Alors que faire ?
La majorité présidentielle a des idées et elle entendait bien les faire partager pendant cette demi-journée. Pour résoudre le problème, il va falloir développer des mesures simples, « les moins compliquées possibles », a précisé Pierre Méhaignerie, député-maire UMP de Vitré et président de la commission des affaires sociales de l’assemblée nationale.

Un bilan de mi-carrière
Tout d’abord, Laurent Wauquiez, appuyé par Xavier Bertrand, ancien ministre du travail, actuel député de l’Aisne et secrétaire général de l’UMP et Jacques Kossowski, organisateur de la manifestation, député-maire et secrétaire nationale de l’UMP à l’emploi des séniors, souhaite développer le bilan de mi-carrière. « L’Oréal a mis en place ce bilan à 47 ans, a expliqué le secrétaire d’Etat. C’est une très bonne mesure ». Jacques Kossowski, député-maire de Courbevoie et secrétaire national de l’UMP à l’emploi des séniors (voir ici son blog) souhaite, lui, rendre cette mesure obligatoire à 45 ans alors que la CFDT, par l’entremise de Laurence Laigo, secrétaire nationale, veut en réaliser tous les 5 ans tout au long de sa carrière. Charlotte Duda, présidente de l’Association nationale des directeurs des ressources humaines, leur emboite le pas car « les pays où le taux de chômage des jeunes est faible sont aussi ceux dont le taux d’emploi des séniors est fort ». Le seul bémol est venu de Françoise Holder, dirigeante de boulangeries industrielles, boulangeries Paul et pâtisseries Ladurée et, par ailleurs, membre du Medef. « Cette mesure ne doit pas coûter de l’argent aux entreprises », a-t-elle conclu.

Un tutorat ou un « binômat »
La majorité présidentielle et le gouvernement via l’entremise de MM Wauquiez et Bertrand ont estimé que la deuxième voie pour améliorer le taux d’emploi des plus de 50 ans réside dans le tutorat. L’idée consiste à permettre aux anciens d’épauler les plus jeunes. Avec l’ambition de mettre en place une formule magique permettant aux anciens de rester en emploi tout en formant et donc salariant les juniors. Anne-Marie Guillemard, professeur de sociologie à l’université Paris 5 et auteure de « L'âge de l'emploi. Les sociétés face à l'épreuve du vieillissement » a promu ce système en expliquant qu’il s’agissait plus d’un « binômat » que d’un tutorat. « Pour conserver les compétences clefs des entreprises alors que commencent les très forts départs à la retraite des salariés nés après la 2e guerre mondiale, ce « binômat » (transmission bilatérale du savoir des vieux vers les jeunes et de celui des jeunes vers les vieux) est vital pour nos économies ». « Ce tutorat a un coût, a poursuivi Xavier Bertrand mais il faut le faire car le non-emploi des seniors coûte encore plus cher ».

Plus de congés pour les plus vieux
En fin de colloque, une table ronde a, enfin, mis en valeur d’autres bonnes pratiques. Xavier Bertrand a évoqué la possibilité de proposer un nombre de congés grandissants à mesure que le salarié prend de l’âge ou la possibilité d’aménager leur temps de travail en instituant de semaines de trois jours, ou encore de diminuer les charges sociales des personnes plus âgées afin d’abaisser le coût élevé des salaires des plus vieux. Philippe de Gibon, dirigeant d’une société de télémarketing Convers a, lui, expliqué comment son entreprise de télémarketing, secteur peu enclin à embaucher des plus de 50 ans, en salarie 30 %. « Nous avons mis en place le tutorat, des entretiens professionnels, d’évaluation, et la possibilité pour les salariés de modifier à leur guise leurs horaires et la durée de leur travail ».
La salle composée d’environ 200 spécialistes de la question a applaudi ces prises de position. Certains ont cependant peu goûté des mesures déjà utilisées avec assez peu de succès. Une participante, il est vrai arrivée avec beaucoup de retard, n’a pas eu de mots assez durs pour commenter des mesures « déjà prises, partielles et sans chance de réussite ». La composition des participants, la majorité ayant dépassé les 45 ans, souvent cumulant les emplois, les titres et les salaires, n’a pas non plus poussé l’auditoire à considérer que l’on disposait ainsi d’un bon arsenal pour combattre l’un des fléaux du monde du travail français : le faible taux d’emploi des plus de 50 ans. Il n’en reste pas mois que l’UMP et le gouvernement présentaient des mesures qui pourraient être adoptées prochainement.
 

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