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Recrutement dans l'industrie

La carrière d’un ingénieur en biotechnologie

 | par Gwenole Guiomard

La carrière d’un ingénieur en biotechnologie
Pour faire les bons choix de carrière, l’ingénieur en biotechnologie doit se tenir au courant des évolutions de l’économie. Aujourd’hui, certains secteurs comme ceux consacrés aux maladies neuro-dégénératives, aux implants, aux stimulations neuronales ou aux interfaces biotechnologie/électronique sont en fort développement.
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Pour développer au mieux sa carrière, l’ingénieur en biotechnologie devra emprunter la voie du management. Les plus ambitieux et les meilleurs ont alors en ligne de mire un poste de dirigeant.

 

Dans le jeune secteur des biotechnologies, pour un ingénieur, il est (relativement) plus aisé qu’ailleurs de devenir calife à la place du calife. Cela tient à deux phénomènes. Tout d’abord, le secteur recrute et l’industrie pharmaceutique mise sur les biotechnologies pour se développer. Ensuite, les bons éléments, diplômés de haut niveau, ayant une expérience à l’étranger,  sont relativement rares. Conclusion, aujourd’hui, il y a assez peu de candidats. Les employeurs doivent donc être réactifs pour recruter et fidéliser ces spécialistes.

Pour faire une bonne carrière, l’ambitieux ou l’ambitieuse doit, tout d’abord, préférer la filière management et diversifier le plus possible son parcours et ses expériences. La bonne idée sera de commencer, par exemple, par de la recherche et développement ou par du développement des procédés. Cela concerne la gestion et l’amélioration de nouveaux projets. Cela permet de se diversifier en rédigeant des stratégies de développement. « Je conseille aussi à mes étudiants de débuter dans des start-up, des PME dynamiques, précise Anny Cupo, directrice du département de génie biologique de Polytech'Nice-Sophia (350 diplômés ingénieurs par an dont 45 en génie biologique). Les hiérarchies y sont moins pesantes. Le jeune apprend plus, se diversifie mieux. C’est très instructif et permet de belles carrière ».

 

Les PDG viennent de la finance, pas de la production

Ensuite, il est intéressant d’exercer ses talents dans le commercial, la finance, la communication. Les dirigeants de demain seront choisis parmi des profils maîtrisant plusieurs compétences et étant doté d’une vision « globale ». « Dans les biotechnologies, les besoin de l’industrie augmentent plus vite que le nombre de formés, explique Nicolas Leray, managing director France de Strammer, un cabinet de conseils en ressources humaines spécialisé dans les sciences de la vie dont 80 % du chiffre d’affaires est réalisé dans le recrutement (300 missions de recrutement réalisées en 2015). Alors, pour grimper le plus possible, je conseillerais de démarrer par un poste à l’international en additionnant les compétences d’expert et de manager. Dans ce secteur de la santé, les PDG viennent de la finance, pas de la production ». Il faut les deux. L’expertise  pour savoir de quoi l’on parle et du leadership, du management de projet, du management des hommes et du business pour se faire repérer. Le tout, pour le candidat à des postes de direction, sera de communiquer cette envie en interne. Il faudra le préciser à ses dirigeants mais aussi montrer, concrètement, ses capacités à évoluer, à se mettre en danger, à proposer de nouvelles stratégies. Il sera aussi possible de se former via un MBA ou un cursus en management après quelques années d’expertise. Cela montre à son employeur sa volonté d’évoluer en disposant d’une double compétence. Il pourra aussi être intéressant de changer d’employeur régulièrement.

 

« Il faut être mobile »

Un jeune diplômé ingénieur commencera, dans ce secteur, à un peu moins de 40 000 euros brut par an. « Nos diplômés ingénieurs perçoivent de 32 000 euros brut par an (ingénieur process life science, ingénierie matériel) à 44 000 euros (chef de projet en industrialisation chez un géant de la pharmacie), commente Thierry Sérot, responsable du parcours biotechnologie de la santé à l’école Oniris de Nantes (100 ingénieurs de formés par an dont 14 dans le secteur des biotechnologies). Les plus gros salaires sont en big pharma ». Après 5 ans d’expérience, un ingénieur en biotechnologie pourra espérer quelque 50 000 euros brut par an sans évolution. S’il change de métier et/ou d’employeurs régulièrement, il peut atteindre les 70 000 euros brut par an après 5 ans d’expérience et dépasser les 100 000 euros s’il est très mobile, s’il travaille en direction de projets, à l’international dans un pays comme la Suisse… « Il faut être mobile, conclut Pedro Coutinho, directeur du département génie biologique de Polytech Marseille (300 ingénieurs par an dont 40 au département génie biologique). Il faut envisager sa carrière ailleurs qu’en France ».

 

 

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