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La crise du Covid impacte le regard des Français sur le sens de leur travail

 | par Julie Krassovsky

La crise du Covid impacte le regard des Français sur le sens de leur travail
Il faut que les managers se mettent en tête qu’on va travailler durablement en mode dégradé
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Alors qu’en 2019, près d’un français sur cinq (18%) avait le sentiment d’occuper un « bullshit job », selon une étude publiée par Randstad, que reste-t-il de ce sentiment à la lumière de la crise du Covid 19 ? On fait le point.

En mai 2019, selon une étude Randstad, près d’un Français sur cinq (18%) avait le sentiment d’occuper un « bullshit job ». Pour répondre à cette perte de sens et à la difficulté de percevoir l’utilité de leur fonction, la moitié de ces insatisfaits étaient prête à se former et un quart à lancer sa propre activité.
 

La crise du covid a eu des effets inattendus

 
A la lumière de la crise du Covid, le groupe relance une édition spéciale de cette étude qui intègre des questions spécifiques liées au contexte de pandémie telle que « La crise du Covid m’a telle fait prendre conscience que mon job ne servait à rien ? ». En attendant les résultats définitifs de l’enquête, des tendances se dessinent. « Si en 2019 nous étions dans un contexte de questionnement du salariat, ce qui semble ressortir à la l’issue de cette crise c’est plutôt le souhait de changer d’employeur en conservant un poste similaire ou d’évoluer vers un autre poste dans la même entreprise » avance Clément Moulet, porte-parole du groupe.
 
Les difficultés à venir sur le marché du travail poussent en effet les Français à la prudence. Mieux vaut s’accrocher au côté rassurant de l’emploi plutôt que de s’embarquer dans un lancement d’activité. Si les envies diffèrent, le constat reste pourtant le même que l’année passée : à savoir une certaine désillusion face à l’évolution de leur job. « La crise a permis aux gens de se réinterroger sur le contenu de leur travail » explique Bertrand Jacquier. Le responsable de projet santé et organisation du travail chez HR consultancy partners (cabinet de conseil RH du groupe Randstad), ingénieur et psychologue du travail, précise « il y a une dualité entre le contenu du travail (ce qu’on y fait) et le cadre du travail (environnement, conditions, moyens…).
 

Est-ce que je fais mon travail correctement?

 
Et c’est davantage ce dernier aspect qui est aujourd’hui pris en compte ».  Placés dans un contexte inédit, les Français se sont en effet plutôt posé la question suivante : est-ce que je fais mon travail correctement ? Les conditions dans lesquelles je l’exerce sont-elles satisfaisantes ? Pour le psychologue, cette crise met en évidence non pas les bullshits job mais des conditions de travail qui semblent (parfois) rendre inutiles l’exercice de certains métiers. 
 
« La crise a également permis de réinterroger la position des managers. Placés en confinement ceux-ci se sont rendu compte à quel point on avait limité leur travail au rappel des règles. Dans beaucoup d’entreprises, les managers ne gèrent finalement plus que le cadre du travail » ajoute Bertrand Jacquier.
Or le rôle des managers est davantage de faire vivre un collectif, d’animer une équipe en accueillant les suggestions et les idées des personnes qui la compose.  « Il faut que les managers se mettent en tête qu’on va travailler durablement en mode dégradé » prévient le psychologue. A la lumière de la crise, charge pour eux de se pencher sur le contenu du travail plus que sur la façon dont on le fait. Et surtout de programmer de nouveaux objectifs moins ambitieux afin de ne pas mettre les salariés sous pression. Pas sûr que le contexte économique annoncé les y aide…

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