emploipro.fr le site d’offres d’emploi professionnelles des magazines

L'argus de l'assurance L'usine nouvelle Lsa Neo restauration Le Moniteur

La durée des études stagne, le niveau d’étude monte

La durée des études stagne, le niveau d’étude monte
  • partager avec Facebook
  • partagez avec twitter
  • partager avec google +
  • partager par email
  • imprimer
Les jeunes d’aujourd’hui passent autant de temps sur les bancs de l’amphi que les étudiants de la décennie 1985-1995. Mais ils en sortent plus diplômés, d’après une étude de l’Insee.

Quelle est l’espérance de scolarité d’un jeune Français âgé de 15 ans ? « Un peu plus de 6 ans en moyenne » répond l’Insee dans son bilan 2010, France, portrait social. Ce qui veut dire qu’un jeune aujourd’hui termine ses études à l’âge de 21 ans. C’est mieux qu’en 1985, mais pas tellement différent de 1995.

Entre 1985 et 1995, la durée moyenne passée dans le système éducatif a grimpé de 1,7 ans. Un bond que l’Insee explique par une « politique éducative volontariste ». C’est la décennie où Jean-Pierre Chevènement, ministre de l’Education sous Mitterrand entre 1984 et 1986, affirmait un objectif de « 80 % d’une génération au baccalauréat ».

 

Quasi disparition de l’orientation précoce

Cette volonté se traduira alors en chiffres. En une décennie, le taux d’accès au bac a plus que doublé. Alors que 29 % d’une classe d’âge obtenaient ce diplôme en 1985, ils sont 62 %, dix ans plus tard, dans ce cas. Cette hausse, l’institut l’explique également par la mise en place du collège unique en 1975 avec la « loi Haby ». « Le début des années 1980 marque ainsi la quasi disparition de l’orientation précoce, en classe de 5 e, vers des filières conduisant à l’apprentissage. Davantage d’élèves se sont donc présentés aux portes du lycée et y ont entamé, et terminé pour la majorité, une scolarité » explique l’enquête.

La création en 1987 du baccalauréat professionnel a également porté ses fruits en permettant à de nouvelles générations d’élèves de prolonger leurs études secondaires. Et comme la plupart de ces bacheliers, 9 sur 10, ont poursuivi leurs études, l’espérance de scolarité dans le supérieur a gagné en une décennie un peu plus d’un an.

 

44,7 % d’une classe d’âge

En revanche, depuis 1995, point de hausse aussi considérable. L’espérance de scolarité stagne. Telle est le second enseignement de l’étude. Pour le lycée, le temps passé en classe, y a même diminué. Pas tant parce que les élèves arrêtent avant mais parce que les redoublements, considérés comme de moins en moins efficaces, sont moins nombreux.

Conclusion : les jeunes étudiants d’aujourd’hui passe autant de temps sur les bancs de l’amphi. Par contre, leur niveau de diplôme augmente par rapport aux jeunes d’hier. En effet, 42 % de la génération née entre 1976 et 1980 sont titulaires d’un diplôme du supérieur. Ils ne sont que 28 % pour la génération née entre 1966 et 1970. Aujourd’hui, plus précisément entre 2005 et 2008, la part de diplômés de l’enseignement supérieur a augmenté de 2 points. 44,7 % d’une classe d’âge obtiennent aujourd’hui un diplôme post-bac. Ces taux, bien qu’ils aient progressé au cours des deux dernières décennies, restent toutefois en deçà de l’objectif de Lisbonne de la moitié d’une classe d’âge diplômée du supérieur.

Lucile Chevalier

 

 

 

Partagez cet article

NEWSLETTER

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la newsletter !

GRATUITL'aéronautique recrute mais manque de candidats

Déposez votre cv et devenez visible des recruteurs

Je dépose mon cv
Suivez-nous sur Facebook !

4714 offres d’emploi en ligne

Les entreprises qui recrutent

BOREALIS
CIBLEXPERTS
IPLC EUROPE
EAU DU PONANT
USERCUBE
Voir tous les recruteurs

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus
Fermer X