emploipro.fr le site d’offres d’emploi professionnelles des magazines

L'argus de l'assurance L'usine nouvelle Lsa Neo restauration Le Moniteur
Une marque du réseau Emploipro.fr

Travailler dans grande distribution

La grande distribution diversifie ses compétences

La grande distribution diversifie ses compétences
Renaud Giroudet
  • partager avec Facebook
  • partagez avec twitter
  • partager avec google +
  • partager par email
  • imprimer
Le secteur de la distribution reste fidèle à sa réputation de grand pourvoyeur d’emplois. Mais crise oblige, les embauches seront moindres en 2013. D’où la volonté d’optimiser sa compétitivité. Il examine ses relais de croissance dans de nouveaux formats de vente.

  L’avenir s’annonce radieux. D’ici à 2030, la distribution sera, en France, avec l’hôtellerie-restauration, le secteur le plus créateur d’emplois. Selon le scénario retenu, de 135 000 à 251 000 emplois se développeraient dans ce secteur dans les vingt prochaines années. C’est en tout cas les perspectives affichées par le CAS (Centre d’analyse stratégique) dans son rapport « Les secteurs de la nouvelle croissance : une projection à l'horizon 2030 »,  publié début 2012. « Dans la distribution, ce sont le commerce de gros et le commerce de détail qui contribuent le plus aux créations d’emplois (ils pèsent respectivement pour un tiers et la moitié des effectifs du secteur agrégé) », affirme l’auteur du rapport. Traditionnellement fort gisement d’emploi et peu sujet à la délocalisation, ce secteur représente en outre une première porte d’entrée privilégiée dans le monde du travail pour nombre de jeunes : un jeune actif sur quatre y travaille.

C’est dire s’il est intéressant d’y travailler aujourd’hui et demain. Même si, aujourd’hui, les enseignes restent prudentes. Pour 2013, elles affichent des volumes de recrutement en CDI (contrat à durée indéterminée) similaires aux années précédentes : 5 000 pour Carrefour, 1 200 pour Leroy Merlin, 1 200 à 1 500 pour Camaïeu, 800 pour Kiabi, 200 à 250 pour Saint Maclou, 200 pour Bricoman, 200 pour Brico Dépôt, etc. 

 

Perte d’emplois

 

Après une hausse continue de ses effectifs jusqu’en 2005, une crise en 2009 et une reprise en 2010, le secteur de la distribution (650 000 salariés, 2 % de la population active) n’affiche plus aujourd’hui de créations nettes d’emplois. « En 2011, pour la première fois, le secteur a perdu des emplois, avec une baisse de 10 000 emplois, soit - 1,5 % de son effectif, note Renaud Giroudet, directeur des affaires sociales emploi formation de la FCD (Fédération du commerce et de la distribution). Le commerce joue traditionnellement un rôle de stabilisateur, d’amortisseur. Mais la capacité d’amortissement peut s’épuiser. Et notre secteur est désormais sensible à la question du coût du travail. Pour l’instant, il n’y a pas eu de mouvement d’automatisation réduisant le nombre d’emplois. »

La grande distribution est désormais sur un marché de renouvellement des salariés. Les ouvertures de magasins sont moindres. L’agrandissement des surfaces ne joue plus dans la croissance. Crise oblige, le secteur réfléchit à optimiser sa compétitivité en dégraissant ses effectifs. Le phénomène est nouveau pour ce secteur, qui taille dans ses frais généraux, au siège dans un premier temps, à l’instar de Castorama ou Carrefour. En août dernier, le numéro deux mondial de la distribution a ainsi présenté un plan de suppression de 500 à 600 postes dans ses sièges français, qui comptent 7 500 salariés en CDI. Le phénomène tend à s’étendre dans les hypermarchés et supermarchés.

 

Nouveaux concepts de vente

 

Le secteur a donc besoin de se renouveler. Il incorpore de nouveaux formats de vente et de savoir-faire dans ses métiers. Dans la grande distribution, le drive est la grosse tendance de ces dernières années. « Tous les hypermarchés auront bien sûr leur drive. Les magasins qui n’en disposeront pas auront un désavantage concurrentiel certain, assure Pierre Hamel, dirigeant du site de recrutement spécialisé  Distrijob.com. Il leur faudra cependant compenser le transfert d’une part de leur chiffre d’affaires (10 à 15 %) sur cette activité. De plus, le panier moyen est plus bas en drive qu’en hypermarché car il n’y a pas l’achat d’impulsion. » La FCD note que, comparé aux centaines de milliers d’emplois de la branche, les effectifs du drive (15 000 personnes) restent toutefois marginaux.

La grande distribution voit également un regain des formats de proximité (Carrefour City en zone urbaine, Carrefour Contact en zone rurale, Carrefour Express sur 100 m 2 à 250 m 2). Le hard discount est, lui, arrivé à maturation, si ce n’est à saturation. Les hard discounters n’ont plus de relais de croissance. En distribution spécialisée, les concepts en développement constant sont la spécialisation dans l’alimentaire (Grand Frais, Boulangerie de Marie) et le développement du hard discount (Gifi, Noz).

Pascale Kroll

 

Partagez cet article

NEWSLETTER

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la newsletter !

GRATUITL'aéronautique recrute mais manque de candidats

Déposez votre cv et devenez visible des recruteurs

Je dépose mon cv
Suivez-nous sur Facebook !

378 offres d’emploi en ligne

Les entreprises qui recrutent

Voir tous les recruteurs

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus
Fermer X