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Recrutement dans l'industrie

La métallurgie embauche 25 000 ingénieurs par an

 | par Gwenole Guiomard

La métallurgie embauche 25 000 ingénieurs par an
Françoise Diard, responsable de l’emploi-compétence pour l’UIMM et coordinatrice de l’observatoire de la métallurgie.
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Avec 100 000 salariés dont 25 000 ingénieurs recherchés pour 2015, le recrutement dans le secteur métallurgique est important. Les employeurs remplacent le plus souvent des départs à la retraite et recherchent des experts. Une carrière à l’international est également possible.

La métallurgie est-elle devenue le parent pauvre du recrutement de diplômés ingénieur ? Oui, si on en croit les écoles d’ingénieurs consultés. La plupart d’entre elles n’ont pas grand chose à dire sur le sujet. « On envoie peu d’ingénieurs dans ce secteur », précise l’Insa de Lyon. « Tout cela s’explique par la politique industrielle française, poursuit un enseignant chercheur à Mines Paris Tech. Il a été décidé de se recentrer sur des matériaux d’excellence et de laisser la création de la matière première que sont les métaux aux pays émergents. Cela a été une erreur. Les écoles ne forment plus beaucoup de spécialistes de la métallurgie. Il est même devenu difficile de trouver des enseignants spécialistes de la question… ».

 

« Des difficultés de recrutement »

Pourtant, le recrutement du secteur est loin d’être négligeable. La métallurgie, au sens large, continue d’embaucher, bon an, mal an, quelque 100 000 salariés par an. Ce sont des estimations de l’observatoire de la métallurgie. Cela concerne 25 000 ingénieurs, 25 000 techniciens supérieurs et 50 000 ouvriers/employés. « C’est un marché du recrutement paradoxal, concède Françoise Diard, responsable de l’emploi-compétence pour l’UIMM et coordinatrice de l’observatoire de la métallurgie. Il est atone avec une activité tirée par des branches d’activité comme l’aéronautique. Résultat : l’emploi baisse globalement avec, en même temps, des difficultés de recrutement parfois récurrents sur certains métiers dans certains bassins d’emploi comme pour les techniciens/ingénieurs maintenance en Rhône-Alpes ».

De façon générale, l’observatoire de la métallurgie pointe certains métiers en forte tension. Il s’agit des fonctions de la transformation du métal de nouveaux composites, de soudage, les métiers technico-commerciaux ou de chargés d’affaire.

« Le marché du recrutement dans la métallurgie est plutôt calme, confirme Nicolas Leroy, directeur de la division industrie chez Michael Page, le principal cabinet de recrutement français. Il est en phase de résistance et est porté par des remplacements de départ à la retraite ou sur des experts en matériaux/métallurgie. Mais il y a peu de chance que ce secteur décolle sauf si on souhaite réaliser une carrière à l’international ».

 

« Un secteur très technique qui recrute »

C’est pourquoi il faudra viser des groupes très liés à l’international. Selon les spécialistes interviewés, le développement ne se fera pas en France. « La métallurgie ne fait pas rêver, conclut Philippe Artero, manager en charge du bureau toulousain pour Robert Walters, ingénieur diplômé des Arts et métiers Paris Tech. Elle souffre d’un déficit en terme d’image. Mais elle reste un secteur très technique qui recrute. Un responsable maintenance sur un site sidérurgique trouve très facilement du travail ailleurs. Même chose pour les spécialistes en hygiène sécurité environnement (HSE) ou des acheteurs ».  Le secteur n’attire donc pas mais les embauches perdurent et l’emploi reste très formateur. Pour un adjoint de production encadrant des usineurs et des opérateurs, cela permet d’encadrer de 30 à 40 personnes pas toujours faciles à gérer. Une expérience que les autres secteurs pourront réutiliser facilement.

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