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La mobilité professionnelle des cadres profite moins aux femmes

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Quitte à changer, autant avoir un meilleur poste. Pour l’Apec, ce vœu est moins souvent exaucé chez les femmes. Elles conservent moins souvent que les hommes leurs responsabilités et sont plus rarement augmentées.

En 2010, d’après une étude que vient de publier l’Apec, 7 % des cadres ont changé d’entreprise. Un tiers d’entre eux sont des femmes. La même année, 20 % des cadres ont connu une mobilité interne, dont un tiers de femmes. Jusque-là rien d’alarmant, les femmes comme les hommes ont la bougeotte. Ce qui change, ce sont les circonstances de cette mobilité et ceux que les salariés en obtiennent. Les écarts entre la gente féminine et la gente masculine sont flagrants. Le changement bénéficie moins au beau sexe et surtout il est révélateur des inégalités entre les deux sexes qui subsistent sur le marché du travail.  

 

Les femmes plus souvent en CDD

Déjà, il y a la raison du départ. 69 % des hommes contre 62 % des femmes quittent leur entreprise suite à une démission. Tel est le premier motif donc pour les deux sexes. Ce qui est plus intéressant, c’est ce qui vient après, le 2 e motif de départ. 14 % des femmes évoquent la fin d’un CDD, contre seulement 4 % des hommes. Pas le choix, le temps est écoulé, il faut partir. Et c’est logique, si le beau sexe rencontre plus souvent cette situation, c’est tout simplement parce que les contrats temporaires sont plus souvent pour elles. En 2010, 7 % des femmes occupaient un CDD, contre 4 % des hommes, soit presque 2 fois moins. Et plus elles sont jeunes, plus elles y ont droit. 13 % des femmes de moins de trente ans ont signé ce type de contrat contre 5 % de leurs homologues masculins. La mobilité n’a pas toujours du bon. Comme le souligne l’Apec, « les conditions de mobilité sont ici révélatrices d’une précarité en emploi plus importante chez les femmes ».

 

Après ? Moins de responsabilités

Et après, une fois qu’elles ont changé ? Et bien les conditions moins favorables subsistent. Elles sont toujours moins nombreuses que les hommes à obtenir le sacro-saint CDI : 72 % contre 84 % des hommes. Elles sont aussi moins enclines à décrocher un plein temps : 91 % contre 97 %. Bref, changer d’entreprise ne fait rien à l’affaire, la règle reste la même.

Les conditions de travail sont moins favorables, mais la qualité du poste n’est pas non plus nécessairement meilleure. « Elles conservent moins souvent leurs responsabilités après une mobilité professionnelle », pointe l’Apec. Ainsi 67 % des hommes qui exerçaient des responsabilités hiérarchiques dans leur précédent poste les ont conservé, contre seulement 57 % des femmes. Déjà qu’elles sont moins nombreuses que les hommes à en avoir des responsabilités – on compte 45 % de responsables hiérarchiques parmi les hommes cadres contre 37 % chez les femmes -, en plus, elles ne les gardent pas suite à une mobilité. C’est un fait, il y a plus de patrons que de patronnes. Mais cela, pour l’association des cadres, c’est la faute aux études. « Les femmes cadres sont davantage diplômées de filières administratives et économiques et les hommes de filières techniques et scientifiques. En conséquence de quoi, elles n’occupent pas les mêmes fonctions que leurs homologues masculins. Par ailleurs, elles sont moins fréquemment que les hommes diplômées d’écoles de commerce ou d’ingénieurs (42 % contre 55 %). Or la moitié des cadres responsables hiérarchiques sont issus de ces voies de formation. »  

 

Moins d’augmentations de salaires

Côté salaire, un homme gagne mieux qu’une femme. Cependant, si la mobilité se fait en interne, si c’est seulement un changement de poste, les augmentations de salaires sont comparables entre hommes et femmes. Le hic vient quand le cadre quitte son employeur. 62 % des hommes retrouvent du travail sans connaître de période de chômage. Ils connaissent alors une augmentation de salaires. 54 % des femmes sont dans le même cas. A l’inverse, elles sont plus nombreuses (20 % contre 16 %) à voir leur rémunération diminuer. Pour conclure, cette dernière donnée : 7 cadres sur 10 ayant connu une mobilité externe en 2010 se déclarent confiants pour leur avenir professionnel, et les femmes moins que les hommes (65 % contre 73 %). Bonne journée de la femme.  

Lucile Chevalier

 

 

 

 

 

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