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La Mondiale se préoccupe de la fin de carrière de ses salariés seniors

 | par Marie Cadoux

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La mutuelle vient de signer trois accords avec les organisations syndicales, dont un valorisant le rôle des seniors dans l'entreprise. Ce texte pourrait servir de modèle dans le secteur.
«Donner (ou redonner) aux salariés le goût de travailler plus longtemps », telle est l'ambition de La Mondiale, qui vient de finaliser un accord sur la gestion de l'emploi et de la fin de carrière des seniors. Le texte a été signé le 17 mars par la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC - à l'heure où nous mettons sous presse, FO serait sur le point de le ratifier. « À ma connaissance, c'est le premier du genre dans le secteur. Il pourrait servir de modèle à d'autres entreprises », se réjouit Pierre Yung, délégué syndical central CFDT. Les partenaires sociaux ne cachent pas leur enthousiasme, d'autant plus que cela faisait au moins trois ans qu'aucun accord d'entreprise n'avait été signé.

Anticiper pour ne pas subir

Fruit d'une réflexion concertée entre quelques salariés seniors et les représentants syndicaux de l'entreprise, les négociations se sont ouvertes en décembre 2005. Le texte ne concerne que les salariés administratifs et pas les commerciaux, soit 1 300 personnes sur une population totale de 2 500. Les commerciaux sont, en effet, plus jeunes et leur taux de turn-over est plus important.
Avec des recrutements massifs à la fin des années soixante-dix et au début des années quatre-vingt, la mutuelle doit aujourd'hui gérer une majorité de salariés ayant entre 45 et 50 ans. « Les départs à la retraite ne sont pas pour tout de suite. Avec cet accord, nous avons voulu anticiper », explique Carole Catry, DRH de La Mondiale. Et d'ajouter : « Notre métier s'inscrit dans le long terme. Nous distribuons des produits anciens, qui supposent une logique d'accompagnement. La mémoire de notre entreprise doit être préservée. » Une préoccupation qui s'inscrit dans le cadre du nouveau projet d'entreprise, baptisé « Mach 7 » - en référence à la vitesse des avions - et qui détaille les objectifs fixés pour la période 2006-2009 (en termes de chiffre d'affaires, d'encours gérés, etc.). « La gestion des ressources humaines y occupe une place de choix, parce qu'elle détermine la réussite de notre plan d'entreprise », insiste Carole Catry.
L'accord valorise ainsi le rôle des seniors par la mise en oeuvre d'actions de tutorat et de parrainage. Mais les évolutions qu'il met en place n'intéresseront pas forcément l'ensemble de la population concernée. D'où la possibilité de procéder à des aménagements du temps de travail. Le passage à temps partiel est possible pour les collaborateurs âgés de plus de 50 ans. Dans ce cas, l'entreprise s'engage à prendre à sa charge 50 % de la part de la baisse des cotisations retraites.
La mise en place d'un plan épargne temps spécial pour les seniors constitue un autre moyen de réduire l'activité à partir de 55 ans ou d'anticiper un départ à la retraite à partir de 58 ans : il peut être alimenté par des jours de congés ou de RTT non pris et par différentes primes (treizième mois, intéressement, « médaille du travail », droits issus du plan d'épargne d'entreprise). Dans ce cas, les jours et primes épargnés sont abondés par l'entreprise à hauteur de 10 %

La discrimination n'est plus de mise

L'accord stipule enfin que les seniors doivent bénéficier de la politique salariale et d'un accès à la formation professionnelle selon les mêmes critères d'appréciation que les autres salariés.
Reste à faire vivre ce texte, qui a été signé pour une période de trois ans. Un bilan des pratiques est prévu chaque année. 




DEUX AUTRES ACCORDS POUR LES ADMINISTRATIFS

- Outre l'accord sur la gestion de l'emploi et la fin de carrière des seniors, deux autres accords ont été signés concernant, eux aussi, uniquement les collaborateurs administratifs. L'un porte sur le temps de travail et les salaires et est signé pour une période d'un an. Concernant le premier point, il reprend les mêmes dispositions que le précédent accord (16 jours de RTT pour les cadres et 19 pour les non-cadres sur une base annuelle de travail de 1 589 heures). Dans le volet rémunération, tous les outils de la politique salariale sont passés en revue (augmentations collectives, individuelles, enveloppes de primes variables, avantages complémentaires) et le budget en est détaillé. Pour l'exercice 2006, il s'élève à 2,2 ME, contre 1,9 ME en 2005, soit une progression de 12 %.
- L'autre accord porte sur le compte épargne temps. Il est conclu pour une durée de trois ans. Conformément à la loi du 31 mars 2005 permettant un assouplissement de l'organisation du temps de travail au sein des entreprises, La Mondiale a introduit de nouvelles dispositions relatives au compte épargne temps (CET). L'accord donne la possibilité d'ouvrir un CET valorisé en temps ou en argent. Le cumul des jours épargnés dans les deux régimes (temps ou argent) ne peut être supérieur à 16 jours par an, auxquels peuvent s'ajouter les congés conventionnels d'anniversaire. L'accord prévoit un CET plus souple pour les collaborateurs de plus de 50 ans : possibilité de verser des jours de congés payés pour le nombre de jours excédant 20 jours ouvrés par an (contre 25 jours pour les autres salariés) et 8 jours de RTT par an (contre 5).
 

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