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La parité par petites touches

 | par NATHALIE TRAN

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Diversité - Les négociations sur la parité dans le commerce alimentaire, ouvertes le 18 avril, devraient reprendre le 12 juin. L'occasion de faire le point sur les avancées de l'égalité professionnelle entre hommes et femmes.

Si quelques enseignes ont déjà parcouru un bon bout du chemin, l'égalité entre les hommes et les femmes est encore loin d'être atteinte pour d'autres. Interrogées par LSA sur le sujet, certaines d'entre elles ont préféré rester silencieuses et ne pas dévoiler des chiffres dont elles ne sont pas très fières. En revanche, la plupart disent réfléchir à la question et avoir la ferme intention de s'atteler au chantier... Mais par petites touches, en commençant par sensibiliser le management. Ici en gommant les écarts de rémunération ; là en neutralisant les effets des absences dues aux congés maternité. Là encore, en augmentant la mixité dans certaines filières et en favorisant l'égal accès à la promotion interne. Cette année, plusieurs distributeurs, dont Conforama et Casino, ont profité des NAO pour proposer des dispositifs destinés à améliorer l'équité salariale. Toutefois, ils sont nombreux à avoir déjà travaillé dans ce sens, proposant aujourd'hui, à compétences égales, des rémunérations plus très loin de la parité. Mieux vaut préférer « une politique des petits pas, concrète et efficace », confie un distributeur.

L'optimiste est de rigueur, d'autant que le bilan est plutôt encourageant pour les enseignes qui ont pris le taureau par les cornes. Si des progrès restent à faire pour réduire les inégalités de situation entre hommes et femmes, la machine est en marche, les bilans sociaux annuels le montrent. Doucement mais sûrement, les femmes investissent des bastions masculins bien gardés jusqu'à présent : caristes en entrepôts, directrices de magasin dans des enseignes de bricolage ou de service automobile, directrice des produits ou des achats dans la grande distribution alimentaire...

Beaucoup de chefs de rayon

« Les femmes progressent dans tous les métiers. Le nombre de directrices de magasin a été multiplié par deux, passant de 6 en 2006 à 12 en 2007. Quant aux chefs de secteur, elles étaient 82, contre 63 en 2006 », souligne Sandrine Journel, responsable du recrutement et des carrières de Castorama. Mieux, elles prennent désormais place en haut lieu. Ikea compte aujourd'hui 6 femmes sur les 13 membres du comité de direction, alors qu'elles n'étaient que 2 en 2005. De même, en 2007, celui de Conforama en accueille 5, contre 1 en 2006.

Pour l'instant, la féminisation de l'encadrement se fait surtout sentir dans les rangs des chefs de rayon. Chez Monoprix, par exemple, les femmes représentent 61 % des agents de maîtrise, essentiellement des managers de rayon, mais seulement 28 % de directrices de magasin et 35 % de directrices régionales. Idem chez Champion, où la parité est pratiquement acquise parmi les managers de rayon avec 49 % de femmes, alors qu'elles ne sont plus que 10 % à la tête d'un magasin et 11 % à avoir des responsabilités au niveau région.

Malgré les efforts entrepris, le nombre de collaboratrices diminue à mesure que l'on grimpe dans la hiérarchie. Certes, la bonne volonté ne suffit pas, encore faut-il disposer dans les tuyaux de personnes susceptibles d'évoluer. Or, les candidatures font parfois défaut ! « Les contraintes horaires dans nos métiers sont parfois perçues comme difficilement compatibles avec une vie de famille, ce qui explique une sous-représentation des femmes accentuée lorsque l'on monte dans la hiérarchie », reconnaît Marie-Hélène Plainfossé, DRH de The Phone House.

Favoriser l'accès à la direction de magasin

Pour pallier ce problème, Casino met l'accent sur son Programme jeunes talents - en 2007, sur 40 juniors, le distributeur comptait 24 femmes - et sur le suivi des parcours professionnels. Des consignes sont données pour que les femmes aient accès à l'intégralité des opportunités, « sans a priori ». « Certains secteurs incontournables pour accéder à la fonction de directeur de magasin, comme les PGC et les produits frais, doivent être systématiquement proposés de la même façon aux femmes et aux hommes », insiste Gérard Massus, directeur des relations sociales.

Mais faciliter l'accès des collaboratrices à la direction de magasin n'est pas le plus simple lorsqu'il s'accompagne d'une mobilité. « Aujourd'hui, les promotions au poste de directeur de magasin s'effectuent au fil de l'eau, en fonction des besoins. Nous sommes bien conscients qu'un déménagement en janvier, par exemple, en pleine année scolaire, représente une contrainte forte pour une mère de famille. Nous devons mieux anticiper le changement de fonction pour permettre des prises de postes entre juin et septembre », reconnaît Marc Veyron, DRH de Champion. Pour l'enseigne, l'arrivée à son terme de son accord sur l'égalité professionnelle, fin décembre, sera l'occasion de rouvrir des négociations avec les partenaires sociaux, et de réfléchir à une meilleure prise en compte des parcours professionnels. Cette priorité pour les distributeurs devrait être aussi un des points clés des négociations de la branche qui se tiennent actuellement.

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