emploipro.fr le site d’offres d’emploi professionnelles des magazines

L'argus de l'assurance L'usine nouvelle Lsa Neo restauration Le Moniteur

La recomposition du paysage universitaire reste à accomplir

La recomposition du paysage universitaire reste à accomplir
  • partager avec Facebook
  • partagez avec twitter
  • partager avec google +
  • partager par email
  • imprimer
Les résultats des pôles de recherche de l’enseignement supérieur sont jugés « décevants » par la Cour des comptes, dans son dernier rapport.

La France fière de son système éducatif, cela c’était avant. Depuis une dizaine d’année, les classements de Shanghaï ou autres palmarès des meilleurs établissements mondiaux d’enseignement supérieur l’ont fait déchanter. Chaque année, ces universités ou écoles obtiennent des résultats moyens voire médiocres. A cela s’ajoute la baisse continue des dépôts de brevets. Bref, dans le domaine de la recherche et de l’innovation, la France apparaît comme un faible rival pour ses concurrents. Il fallait réagir, et pourquoi pas créer nos propres cluster universitaires, à l’image des campus américains. Ainsi naquit les pôles de recherche et d’enseignement supérieur (Pres), créés par la loi de 2006. Le principe repose sur cette idée. Isolées les laboratoires de recherche et formations sont faibles. En mutualisant les moyens et en rapprochant les pôles de recherche de différentes universités, les grandes écoles et les organismes de recherche de taille modeste, la recherche et l’enseignement supérieur français s’assureraient une meilleure visibilité internationale.

 

Des centres de coûts sans aucune valeur ajoutée

Aujourd’hui l’on compte 22 Pres. Une avancée à améliorer à en croire le dernier rapport de la Cour des comptes. Les sages de la rue Cambon jugent en effet, leurs résultats « décevants » tant en termes de formations communes, de signatures communes des productions scientifiques que de mutualisation des moyens. La Cour des comptes incite à « ne pas accepter que perdurent des situations où les Pres constitueraient des centres de coûts sans aucune valeur ajoutée ».

 

Multiplication des formules de rapprochement

Les Pres prennent les traits de coquille vide, mal pensés dès leur construction. Ils se sont ajoutés à d’autres outils de rapprochement déjà existants sans s’y substituer. Le rapport souligne ainsi la multiplication des « formules de regroupement et de coopération, sans que leur cohérence et leur complémentarité aillent de soi. » Les Pres ont été mis en place, mais les grands organismes de recherche ne s’y sont pas joints, ils sont « restés à l’écart », de même pour les Réseaux thématiques de recherche avancée (RTRA) et les Centres thématiques de recherche et de soin (CTRS). Les pôles de compétitivité ont également emprunté leur propre chemin. Les modalités d’articulation entre ces différentes structures n’ayant « pas été définies a priori », les sages de la rue Cambon pointe des « risques d’éparpillement et de juxtaposition ». En somme, le contraire de ce qui était prévu au départ.

 

Prime à l’emploi inefficace et chômage partiel pas assez utilisé

La Cour des comptes épingle également dans son rapport la prime pour l’emploi. La mesure créé en 2001 pour soutenir le pouvoir d’achat et inciter à la reprise d’activité, ne remplit, selon le rapport aucune de ses missions. Les sages recommandent fortement soit de la supprimer, soit d’absorber le RSA dans une PPE au montant accru ou encore de maintenir ces deux mesures mais de départager les rôles.

Pour ce qui marche, en revanche, la Cour des comptes félicite la relance du chômage partiel pour parer à la crise. Reste que la France aurait dû y avoir plus recours comme l’a fait son voisin allemand.

Lucile Chevalier

 

 

 

Partagez cet article

NEWSLETTER

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la newsletter !

GRATUITL'aéronautique recrute mais manque de candidats

Déposez votre cv et devenez visible des recruteurs

Je dépose mon cv
Suivez-nous sur Facebook !

6440 offres d’emploi en ligne

Fermer X