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La revanche des bac+2

 | par Christophe Bys

La revanche des bac+2
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Les recrutements de jeunes diplômés ne sont pas complètement gelés. Dans le contexte difficile, les cycles courts tirent mieux leur épingle du jeu.

On ne le répètera jamais assez : la crise se traduit par un recul du nombre de recrutements, pas par leur arrêt total. Ainsi, une étude flash menée par le cabinet Hewitt indique que 42 % des entreprises interrogées n’envisagent pas de geler les recrutements. Les jeunes diplômés apparaissent même comme une population protégée puisqu’une entreprise sur deux prétend avoir une gestion différenciée de l’embauche de jeunes talents. Qu’importe la conjoncture, un budget spécifique est alloué à leurs embauches ou à leur augmentation.

Tous les espoirs ne sont donc pas perdus pour les jeunes diplômés ? Tous les espoirs, non, mais la situation sera moins bénéfique pour eux que pour leurs aînés d’1 ou 2 années.

 Le diplôme reste essentiel pour fixer le salaire

Côté salaires, c’est évident. L’évolution est moins favorable que celle enregistrée ces dernières années. Pour déterminer le salaire, le diplôme obtenu fera la  différence. Ainsi, 61 % des entreprises ayant répondu déclarent avoir mis au point une grille salariale reposant sur le titre. En outre, l’étude pointe cependant des évolutions contrastées selon la durée des études.

Les diplômés d’un cycle court s’en sortent mieux (ou moins mal) que ceux des cycles longs. Pour ces derniers, les entreprises sont peu nombreuses à remettre à jour les grilles de salaires à l’embauche. A l’inverse, les salaires des cycles courts « sont plutôt réévalués et voient même les salaires moyens à l’embauche augmenter plus rapidement entre 2008 et 2009 que les années supérieures », note le cabinet dans son communiqué. La hausse est de 6 % entre 2008 et 2009. Conclusion : l’écart entre les deux groupes devrait se réduire. Pour Souhilla Keffi, responsable de l’étude : « les entreprises attendent de leurs nouvelles recrues qu’elles soient très rapidement opérationnelles. Les jeunes diplômés devront montrer leurs compétences et tous leurs talents pour faire face au durcissement du marché ». L’évolution salariale traduit-elle le plus grand professionnalisme des cycles courts ? Ou faut-il y voir une mesure transitoire, les entreprises rabaissant leurs prétentions pour dépenser moins ? Ce qui se passera au moment de la reprise le dira. 

 

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