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La ségrégation des femmes au travail

La ségrégation des femmes au travail
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Malgré certains efforts depuis ces dernières décennies, la ségrégation des femmes au travail persiste. Elle est également mondiale, selon le dernier rapport de la Banque mondiale.

Le Women’s Forum a ouvert ses portes hier. Cocktail d’accueil et projection en avant-première du film de Luc Besson The Lady racontant l’histoire d’Aung San Suu Kyi pour s’échauffer et aiguiser la réflexion avant les tables rondes et les débats sur la condition féminine. Car, il y aura de quoi parler et débattre. D’après le dernier rapport de la Banque mondiale « Gender egality and developement » (l’Egalité entre sexes et le développement), publié fin septembre dernier, malgré les efforts de ces dernières décennies, rien n’est gagné. Les inégalités au travail entre les sexes persistent.

 

Un meilleur accès au travail, un gain de productivité

Pourtant, depuis les années 1980, partout dans le monde, les femmes sont venues grossir les rangs des actifs.

Aujourd’hui, elles pèsent pour 40 % des forces actives. Elles ont encore des difficultés à accéder au travail au Moyen-Orient et dans le Maghreb, où elles ne pèsent que pour 26 % des forces actives. A l’inverse, en Asie du Pacifique, elles pèsent pour 64 %. Il y a eu également des progrès considérables en matière d’accès à la scolarisation. Dans les 2/3 des pays au tour du globe, on atteint la parité dans les petites classes. Et dans un tiers des pays, les jeunes femmes sont plus nombreuses que leurs homologues masculins à suivre des études supérieures. Une bonne chose, pas uniquement d’un point de vue éthique, l’intérêt est aussi économique. Selon la Banque mondiale, l’élimination des obstacles qui empêchaient les femmes d’accéder à un emploi rémunéré a permis à certains pays d’augmenter leur productivité de 25 %.

 

Disparités de salaires

Mais rien n’est gagné, loin de là. Les inégalités persistent. Pour les salaires, d’abord. Et pays développé ou pas, le fait ne change pas. En Suède et au Sri Lanka, l’écart de salaires entre homme et femme est d’environ 10 %. Au Mexique et au Royaume-Uni, il avoisine les 20 %. Il atteint les 30 % à Singapour et les dépasse au Kazakhstan. Comment expliquer cette différence ? D’après le rapport, les femmes travaillent dans les secteurs en pointe ou occupent les fonctions les moins lucratives. Dans les pays développés, même si les femmes vont plus loin dans la poursuite des études, leur champ de compétences est différent de celui des hommes. Tout cela conduit à des métiers moins payés. Il y a donc ce choix dès le départ, un choix quelque peu guidé… Selon la Banque mondiale, les femmes sont plus amènes de choisir des emplois flexibles, qui leur permet d’ajuster leurs horaires, et d’entrer et de sortir du marché de l’emploi plus fréquemment. Et ces emplois sont souvent les moins rémunérés. Aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, les interruptions de carrière sont bien souvent associés pour les femmes à la construction d’une famille ou à d’autres événements familiaux, comme s’occuper d’un parent diminué, malade. Et puis, il y a aussi l’inégalité de répartition entre sexes des tâches domestiques qui joue. Du temps passé à faire ses tâches, c’est du temps en moins pour un travail rémunéré. Et ici, les inégalités sont criantes. Au Ghana, une femme fait plus de 80 % du travail domestique même quand elle est seule à pourvoir au revenu du ménage.

Lucile Chevalier

 

 

 

 

 

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