emploipro.fr le site d’offres d’emploi professionnelles des magazines

L'argus de l'assurance L'usine nouvelle Lsa Neo restauration Le Moniteur

La Suisse produit les meilleurs talents, la France est 20e

La Suisse produit les meilleurs talents, la France est 20e
  • partager avec Facebook
  • partagez avec twitter
  • partager avec google +
  • partager par email
  • imprimer
L’école de gestion Insead dresse pour la première année un palmarès mondial des pays les plus à-même de produire des compétences à forte valeur ajoutée, à les attirer et à les retenir. La Suisse s’octroie la 1ère place du podium, la France n’est que 20e.

En Suisse, ils n’ont pas de pétrole, mais ils ont des talents. C’est du moins ce que révèle le 1er index Compétitivité et Talents réalisé conjointement par l’Insead et l’Human Capital Leadership Institute de Singapour. Cet indicateur en s’appuyant sur une large gamme de données, tels que la politique gouvernementale, la qualité de l’éducation ou encore le style de vie, a voulu mesurer les capacités de 103 pays à produire des talents, à les attirer et à les retenir. Pourquoi ? Car tout simplement, dans la bataille économique que se livre les Etats, les talents sont la meilleure arme, du moins à en croire l’Insead. « La compétitivité d’une nation se fonde sur la qualité des compétences qu’elle est à même de produire, d’attirer et de retenir » estime l’école.

 

Les pays européens s’en sortent avec brio

Et dans cette bataille, du moins pour la 1ère la manche, la Suisse l’emporte haut la main. « La Suisse domine dans presque toutes les variables (NDLR, il y en a 48 au total), mais ne se classe qu’au 18e rang en ce qui concerne son aptitude à attirer les talents » rapporte l’étude. Singapour s’octroie la 2e place du podium. Le Danemark est 3e. Et plus largement, les pays européens s’en sortent avec brio. Ils trustent 8 places dans le top 10. Les deux places restantes sont occupées par Singapour (2e) et les Etats-Unis (9e). La France, elle, est un peu à la traîne, elle ne remporte qu’une 20e place, coincée entre les Emirats arabes unis et le Japon.

 

Quelles stratégies ?

Dans cette guerre des talents, différentes stratégies sont à l’œuvre. Il y a les cités-Etats (Singapour) ou pays petits par leur taille (la Suisse, le Danemark) qui « ont les ressources et d’excellentes infrastructures (NDLR : un système éducatif de qualité et ancien). Ils manquent simplement de bras », observe Bruno Lanvin, directeur des projets d’études sur les indicateurs mondiaux au sein de l’Insead. Du coup, ils s’attachent à attirer les talents. La Suisse, dispose également, pointe l’étude, d’un programme d’apprentissage favorisant les allers-retours entre la classe et le monde du travail.

Ensuite, il y a les grands pays industriels comme les Etats-Unis (9e), le Canada (11e) ou encore l’Australie (15e). Ils ont pour eux une politique migratoire orientée traditionnellement vers l’attraction des meilleurs talents. Au Canada par exemple, pour obtenir un visa de travail, il faut avoir une compétence qui est pénurique sur le marché local.

Enfin, il y a les pays en voie de développement, qui ont besoin de bras et de cerveaux pour construire les nouvelles infrastructures et développer leur économie. Le Montenegro (36e) et la Malaisie (37e) s’attachent ainsi à séduire les talents et compétences présents chez leurs voisins.

Lucile Chevalier

 

 



 

 

 

Partagez cet article

NEWSLETTER

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la newsletter !

GRATUITL'aéronautique recrute mais manque de candidats

Déposez votre cv et devenez visible des recruteurs

Je dépose mon cv
Suivez-nous sur Facebook !

8723 offres d’emploi en ligne

Fermer X