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La VAE est une chance pour le marché

 | par La rédaction de  l'Argus de l'Assurance

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Pour les sociétés d'assurances, qui comptent encore de nombreux employés dont l'ancienneté est inversement proportionnelle à leur niveau de qualification, la validation des acquis de l'expérience est une opportunité.

Technicienne support de la hot-line d'April technologie, Pascale Guittard n'avait pas le moindre diplôme quand elle a intégré le groupe il y a dix-huit ans. Pour fêter ses 40 ans, il y a deux ans, elle s'est offert un beau cadeau : un bac pro service, relation, écoute décroché dans le cadre de la validation des acquis de l'expérience (VAE). Et elle en redemande : elle envisage à présent de préparer un BTS. « Bien qu'April parle beaucoup de VAE à ses salariés, les candidats sont rares. Il faut dire que la démarche est exigeante : j'ai dû constituer un dossier recensant toutes les compétences acquises au cours de mes vingt ans d'activité professionnelle. Parallèlement, j'ai bachoté des matières très scolaires - français, anglais, mathématiques, histoire-géographie et même dessin ! »

Long, lourd, mais gratifiant

La conversion « expérience-diplôme » promise par la VAE est loin d'être automatique. Pour voir leurs années d'expérience validées, les candidats doivent au contraire apporter la preuve concrète - dans un dossier très détaillé - des compétences acquises au cours de leur carrière. Si certaines des compétences requises par le référentiel du diplôme ou de la qualification visés manquent à l'appel, le candidat est invité à suivre des modules de formation spécifiques, sanctionnés par un examen. « La démarche est lourde et exigeante, confirme Antoine Schaepelynck, responsable formation de La Mondiale. Mais cela prouve la valeur des diplômes et des qualifications accordés. »
Martine Ngo Van Do, nouvellement titulaire, à 50 ans, d'un BTS assurance, se souvient : « Pendant trois mois, j'ai consacré toutes mes soirées à la rédaction du dossier que j'ai dû soumettre au Centre académique de validation des acquis. » Dur, mais le résultat est là : « Aujourd'hui, je n'ai plus aucun complexe à l'égard des jeunes embauchés. Moi aussi, j'ai un BTS. » « La VAE répond à un véritable besoin pour les populations peu qualifiées et à forte ancienneté, qui se sentent complexées ou bloquées dans leur évolution de carrière par les nouveaux embauchés, recrutés au niveau bac + 2 ou 3 », commente Antoine Schaepelynck, responsable formation de La Mondiale. Le groupe lillois a ainsi accompagné 21 de ses salariés dans cette démarche : « Ils ont tous décroché leur BTS ! » Un succès remarquable si l'on considère que les abandons sont nombreux.
« Nous avons accompagné tous les candidats à la VAE, poursuit Antoine Schaepelynck. Mais il s'agit avant tout d'une démarche personnelle, qui requiert beaucoup d'engagement et de motivation de la part des candidats. » Officiellement, la plupart des employeurs encouragent leurs salariés à s'engager dans cette démarche : ils communiquent régulièrement sur le sujet, aménagent - au besoin - le temps de travail des candidats à la VAE (ou leur accordent un congé spécifique), les aident à retracer les étapes de leur carrière pour constituer leur dossier...
L'expérience prouve toutefois qu'ils ne peuvent s'empêcher - plus ou moins consciemment - d'avoir des réticences à l'égard de la VAE. La preuve : ils ont du mal à répondre aux aspirations - en termes de promotion et de rémunération - de leurs nouveaux diplômés. Nos témoins le confirment du bout des lèvres : leur satisfaction, à l'issue de ce processus, est avant tout personnelle...


S.G.

LES PLUS

- Une démarche débouchant sur des diplômes reconnus, et non des qualifications au rabais.
- Un dispositif particulièrement adapté à la branche assurance, avec des effectifs âgés et peu qualifiés, mais qui ont su évoluer au même rythme que le marché et les processus.
- Un dispositif qui valorise l'expérience et la capacité d'adaptation des salariés.


LES MOINS

- La lourdeur du dossier à constituer et le caractère très scolaire de certaines formations, qui finissent par décourager de nombreux candidats à la VAE.
- Une montée en compétences et en qualification de salariés qui ne voient pas toujours leurs efforts récompensés par une promotion ou une augmentation.


 

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