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Le Cac 40 a créé des richesses. Qui en profite ?

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La crise n’a pas empêché les entreprises du Cac 40 à continuer à créer des richesses. Comment ces dernières sont-elles ensuite redistribuées entre dirigeants, actionnaires et salariés ? Une étude de l’agence de communication Euro RSCG s’est penchée sur la question.

C’est la crise et on commence à le savoir. Depuis 2008, le refrain est chanté sur tous les tons. Le chômage progresse annonce régulièrement les études de la Dares. Le pouvoir d’achat se réduit clame l’Insee. Les médias diffusent des images d’ouvriers restés les bras ballants devant la porte close de leur usine. Et du coup, c’est sûr, le climat n’est pas trop propice aux grandes embrassades. Au contraire. On cherche les coupables. On traque les rémunérations des dirigeants et on conspue les entreprises du « Cac 40 » qui redistribuent les richesses aux dirigeants et aux actionnaires avides. L’agence de communication Euro RSCG a voulu aller voir depuis plus près ce qu’il en est. Dans une étude, publiée hier, l’agence radiographie les résultats de ces grands fleurons de l’économie française de 2006 à 2011 : quelle richesse, et dans quelle poche cette dernière est allée se lover.

Premier enseignement donc, et une bonne nouvelle, « en période de crise, le Cac 40 continue à créer de la richesse » souligne l’étude. Le cashflow a bondi de 22 % depuis 2006. Les marges opérationnelles ont grimpé de 13 % et les résultats nets de 10 %. Et c’est là que se niche le paradoxe. Les fleurons de l’économie française affichent d’après ce premier diagnostique une santé insolente, mais à la Bourse, les acheteurs restent sceptiques. « La performance boursière de l’indice du Cac 40 a perdu 30 % depuis 2006 » note l’étude.

 

La rémunération des dirigeants a progressé de 34 %

Ce n’est pas de chance pour les actionnaires. Même si depuis 2006, ces très grandes entreprises ont augmenté de 31 % la part du cashflow allouée à leurs actionnaires, le chute du cours de la Bourse a fait plongé le cours des actions. Et en moyenne, l’actionnaire du Cac 40 a perdu 18 % de sa mise depuis 5 ans.

Les dirigeants s’en tirent nettement mieux. Tout va bien sous leur soleil. Enfin, attention, il existe maintenant des contraintes éthiques et grâce au code Afep-Medef, la rémunération des dirigeants est fortement encadrée. Il serait mal venu qu’en période de vaches maigres, les grands patrons touchent des salaires obscènes, cela risquerait de faire des jaloux. Pour éviter les dérives, l’ensemble des entreprises du Cac 40 ont posé des garde-fous en fixant des critères de performance pour la rémunération de leur dirigeants. Heureusement qu’ils sont là, grâce à eux, la rémunération des dirigeants n’a progressé que de 34 % depuis 2006. Qu’est-ce qui se serait passé s’ils n’avaient pas existé ?

 

Un tiers d’emplois précaires

Enfin, il reste les salariés. Et bien, il y a une bonne nouvelle. Il semble que tout le monde soit gagnant. « Les salaires ont progressé de 13 % depuis 2006 » indique l’étude. C’est presque 3 fois moins que l’évolution des rémunérations des dirigeants, mais quand même. Sans compter que les effectifs de l’ensemble des entreprises du Cac 40 ont augmenté de 10 %. Donc au final, si l’on fait le compte, la masse salariale a crû de 25 % depuis 2006. Mais en même temps, tout ne va pas si bien. L’étude avance un chiffre qui met un bémol à cette bonne humeur. « Plus d’un tiers des emplois du Cac 40 sont aujourd’hui dits « précaires » : CDD et stages, temps partiels subis, emplois en dessous du niveau de qualification ».

Et puis il y a aussi la question de l’avenir. Il faut bien l’envisager. Et pour l’instant, les entreprises optent pour la voie du serrage de ceinture. Les investissements ont été réduits de 24 % depuis 2006. La crise a conduit les entreprises à réduire leur endettement. 25 entreprises du club des 40 ont réduit leur dette depuis 2009.

Lucile Chevalier

 

 

 

 

 

 

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