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Le chief revenue officer, chef d’orchestre 2.0 de la rentabilité

 | par Marjorie Corcier

Le chief revenue officer, chef d’orchestre 2.0 de la rentabilité
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C'est un nouveau métier. Né dans les pays anglo-saxons, le Chief revenue officer a un objectif : doper la rentabilté des entreprises !

Ne cherchez pas, vous ne trouverez pas de diplôme ou formation de Chief revenue officer. Le métier est apparu il y a une dizaine d’années dans des entreprises du secteur numérique dans les pays anglo-saxons. En France, il n’existe que depuis quelques années seulement.
 
A la croisée des chemins, le Chief revenue officer ou CRO combine à la fois expertise marketing, commerciale et aussi financière avec un fond de culture web très développé. « Le chief revenue officer s’apparente à un directeur commercial avec une importante orientation marketing. Il réfléchit à la stratégie, au marché de demain. On le retrouve dans des secteurs où la digitalisation a créé de nouvelles habitudes de consommation. Son rôle sera d’aider l’entreprise à rentabiliser son activité sur le web par exemple. En cela, le poste est très axé sur les chiffres et les finances », détaille Nicolas Milou, du cabinet de recrutement marseillais le Mouton à Cinq pattes.
 

Un poste transversal

 
Le CRO, c’est donc un poste transversal et il n’est pas rare de le qualifier de chef d’orchestre. « Il propose des stratégies aux dirigeants, il a un rôle global qui fait qu’on le retrouve souvent dans le comité de direction, avec le directeur commercial, le DRH… », poursuit Nicolas Milou. Trouver les leviers pour améliorer les marges, élaborer des prévisions budgétaires grâce à l’utilisation et à l’analyse de datas (données), mise en place de stratégies commerciales et marketing  font partie des missions du CRO.
 
Dès lors, les candidats à ce type de poste ont des profils expérimentés. « On ne verra pas de junior CRO ! On trouve des professionnels en milieu de carrière, plutôt des quadras dotés de 10 à 15 ans d’expérience », confie le recruteur. 

Ce métier n’intéresse plus seulement les entreprises du digital

 
En général, les CRO sont des diplômés d’école de commerce ou issus de formations supérieures en marketing et communication. Ils ont eu une carrière de directeur commercial ou marketing souvent dans des sociétés numériques, les profils purement financiers étant plus rares.  On trouve aussi d’anciens consultants de cabinets de transformation digitale, de sociétés de conseils, comme Accenture, EY ou Wavestone. Il n’est pas rare non plus que l’entreprise privilégie une promotion interne lors de la création d’un poste de Chief revenue officer, préférant un élément qui connaît parfaitement la marque. 
 
Au départ prisé des sociétés du secteur du digital, ce métier de CRO, qui vise à optimiser les revenus, séduit aujourd’hui des entreprises de secteurs plus traditionnels. « La compagnie du Ponant à Marseille, connue pour ces croisières de luxe, a recruté un CRO pour améliorer ses ventes sur le web », glisse Nicolas Milou. D’autres marchés comme la grande distribution, les télécoms, le divertissement ou l’hôtellerie-restauration sont aujourd’hui concernés par ce type de recrutements d’un genre nouveau.
 

Une rémunération pouvant dépasser les 100 000€ annuels

 
Ce métier récent est encore bien rare et « on ne trouve qu’un CRO par entreprise », rappelle le recruteur. « Ces postes sont surtout recherchés en région parisienne, en province ils sont plus rares », constate Nicolas Milou. Toutefois il est en certain, « c’est un métier qui ne peut que se développer », prophétise-t-il.
 
Côté salaire, le CRO peut gagner entre 80 000 à 100 000€ par an, parfois plus dans les grosses sociétés du web. Ce salaire peut aussi intégrer une part de rémunération variable, à l’image de celle des directeurs financiers. Ces bonus, alloués selon les résultats de l’entreprise, peuvent représenter 20 à 25% du salaire annuel.
 

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