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Le data scientist, cet as des maths au service du business

 | par Marjorie Corcier

Le data scientist, cet as des maths au service du business
Le data scientist peut ensuite évoluer en prenant des responsabilités managériales pour devenir chief data officer ou aid of data, des postes clés au sein du comité de direction.
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L’équation du data scientist c'est de transformer la collecte de données en succès !  Pour les profils confirmés, l’enveloppe salariale est entre 70 et 100 k€, parfois plus...

Certains n’hésitent pas à parler de « révolution de la data » et comparent même cette nouvelle ère à l’arrivée de l’électricité. Dans l’entreprise, dans la vie quotidienne, les « data », cet anglicisme qu’on utilise pour désigner les « données », sont collectées un peu partout avec une multitude d’outils ou d’objets connectés toujours plus nombreux, toujours plus précis.

Sur internet bien sûr, des réseaux sociaux aux sites e-commerces où votre parcours client sera tracé, dans les transports, dans votre banque, sur une chaîne de montage en usine, sur des navires de combat… La data est emmagasinée, collectée.

Créer des algorithmes pour exploiter les données

C’est là la tâche du data scientist. Ce professionnel au profil d’ingénieur va créer des modèles, des algorithmes pour exploiter ces données. Ces dernières pourront ensuite être analysées pour répondre à des besoins business ou métiers.

Pour Jacques Froissant, président du cabinet de chasseurs de tête Altaïde, spécialisé dans la Tech, le métier n’est pas nouveau, mais il a pris de l’ampleur du fait de l’augmentation de la collecte de données, dans le digital notamment. « Auparavant on fonctionnait dans le marketing avec des panels, des sondages, mais les données étaient partielles. Aujourd’hui même une banque a des données sur tous ses clients », fait-il remarquer.

Les postes concernent beaucoup de sociétés dans le domaine du marketing digital, mais pas seulement.

Récemment, le chasseur de tête a trouvé un data scientist  pour le transporteur Keolis « pour exploiter les données de trafic des voyageurs et corréler l’offre de trams et de bus », détaille-t-il.  On trouve aussi des data scientists, pour optimiser la productivité des usines, la maintenance des machines, dans la finance et le trading, dans les banques ou les assurances…

Chez Ouicar, leader de la location de voitures entre particuliers sur internet, le recrutement d’une équipe Data voici un an aura eu un vrai impact sur l’activité. « Cela change tout, s’enthousiasme Benoît Sineau, le PDG. « Grâce à ce nouveau pôle, nous avons mis la mesure de la performance au centre de notre travail. On a acquis une compréhension fine de ce qui se passe chez nous, sur notre plateforme », poursuit-il. Ainsi Ouicar peut adapter au mieux sa stratégie marketing.

 

Chez Ouicar, la création d’un pôle data a dopé le chiffre d’affaire

L’exploitation de la data leur a permis de lancer dès fin juillet un nouvel algorithme de prix dynamique, qui propose aux loueurs une recommandation de prix au regard de l’offre et de la demande du moment. Quant aux locataires, ils se verront proposer les voitures… qui leur correspondent !

Benoît Sineau en est certain, ce nouveau pôle data _qui représente 5 recrutements : un directeur, un data scientist, deux data analysts et un data ingénieur, sur un effectif total de 50 personnes_ a fortement contribué à la belle croissance du chiffre d’affaire… de plus de 50 % sur un an !

On comprend mieux que la Harvard Business Review ait qualifié le data scientist de « métier le plus sexy du XXIe siècle ». « Le candidat est désiré, c’est bien payé et c’est une vraie valeur pour une entreprise », résume Jacques Froissant.

Rançon du succès, le data scientist a la réputation d’être difficile à trouver. « Les candidats ont une formation très orientée vers l’exploitation de données, à niveau bac +5 ou +6 » , confie le recruteur. Ils sont issus d’école spécialisées dans la statistique ou d’ingénieurs, certains ont fait Centrale, Polytechnique ou Normale Sup.

Beaucoup d’étudiants sont embauchés dès la fin de leur stage. Ces juniors débutent entre 42 et 50 K€ annuels.

Pour les profils confirmés, l’enveloppe salariale est entre 70 et 100 K€, parfois plus.

Le data scientist peut ensuite évoluer en prenant des responsabilités managériales pour devenir chief data officer ou aid of data, des postes clés au sein du comité de direction.

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