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Le groupe EDF est-il trop généreux avec ses salariés ?

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Dans un rapport à paraître le 12 février, la Cour des comptes estime la politique salariale menée par le groupe électrique contrôlé par l’Etat trop généreuse par rapport aux performances de l’entreprise.

Le rapport de la Cour des comptes à paraître le 12 février pourrait bien rendre EDF très attractif auprès des salariés. Dans ce rapport, que l’AFP et le Monde ont pu consulter ce week-end, les sages de la rue Cambon taxent la politique salariale du groupe entre 2005 et 2011 de trop généreuse. Les salariés seraient trop choyés, du moins en termes de rémunération et d’avantages, au vu des performances du groupe.

 

Plus de 3 % d’augmentation annuelle

Les salariés de EDF, « contrairement aux salariés du secteur privé, n’ont pas subi de ralentissement du rythme de progression de leur rémunération globale depuis 2008, en dépit des résultats contrastés de l'électricien » rapporte l’AFP. Entre 2005 et 2010, le salaire net moyen a progressé de plus de 3 % par an. De quoi faire des envieux. Dans les grands groupes industriels, le rythme de progression était d’environ +2,6 %. Il y a même de quoi faire enrager les envieux, car sur la même période les performances du groupe sont jugées par la Cour des comptes comme « moyennes » voire « mauvaises ». Il n’y a qu’à regarder le chiffre d’affaires du groupe, son endettement ou encore la valeur de l’action. Depuis 5 ans, le titre a perdu près de 80 % de sa valeur en Bourse.

 

La rémunération du PDG multiplié par 2,35 en 5 ans

Les dirigeants du groupe sont aussi vertement critiqués. Eux-aussi ont bénéficié de grandes largesses. « De 2005 à 2010, la rémunération globale du PDG a été multipliée en euros courants par 2,35 » indique le rapport. En 2011, elle avait même atteint 1,5 million d’euros, avant, suite au décret de juillet 2012, d’être plafonné à 450 000 euros.

Les magistrats s’en prennent aussi aux cadres dirigeants dont les effectifs en 6 ans auraient augmenté de 30 %. « Aucun dirigeant n’a atteint moins de 90 % des objectifs en 2010 » note l’institution. 

 

Le tarif agent

A cela, il faut ajouter les tarifs avantageux ou les abonnements gratuits dont bénéficient les employés du groupe. Pour la Cour des comptes, « le tarif agent » a représenté en 2010 un manque à gagner de 222 millions d’euros pour l’entreprise. « Exorbitant » s’insurgent les sages. Bref, la fourmi fustige la cigale.

EDF n’a guère goûté les reproches. Pour l’entreprise, cette générosité était nécessaire pour faire accepter à ses employés les grandes transformations du groupe au cours de ces dernières années. L’établissement public s’est introduit en Bourse. La mue faite, le groupe va revenir à une politique salariale plus stricte. Cette année, les augmentations seront limitées à 2,95 %.

Ensuite, l’entreprise rappelle que les dirigeants ne bénéficient ni de stock-options, ni de retraites chapeaux, ni de retraites complémentaires. Il rappelle aussi que les avantages périphériques dont jouissaient les cadres supérieurs, comme les indemnités de logement, ont été supprimés.

Quant aux avantages, « ils ne sont pas si éloignés de ce qui se pratique ailleurs, dans d’autres entreprises françaises » avance pour conclure EDF.

Lucile Chevalier

 

 

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