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Le programme présidentiel des grandes écoles

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Le campus de l'Essec
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Augmenter les frais de scolarité, créer un service citoyen, renforcer les liens entre les lycées et les établissements de l’enseignement supérieur. La Conférence des grandes écoles entend peser sur l’élection présidentielle. Elle propose un programme en 20 propositions.

Non, ce n’est pas une autre candidature à l’élection présidentielle. La Conférence des grandes écoles ne se présente pas. Mais cela ne l’empêche pas de vouloir peser sur les débats et d’avoir un programme. Eric Cantonna en a bien un pour le logement. Nicolas Hulot avait aussi le sien en 2007 avec son pacte pour l’environnement, alors pourquoi pas la CGE. Cette semaine, elle a donc fait son entrée dans le bain politique. 20 propositions composent son pacte pour une société de la connaissance et de la compétence. Certaines, comme l’augmentation des frais de scolarité, pourraient même faire jazzer. Voici une sélection des propositions phares.

 

Créer des « Instituts Horizon Métiers »

« Depuis 20 ans, 150 000 jeunes français sortent du système scolaire chaque année sans aucun diplôme », dresse en constat la CGE. La solution pour arrêter la casse passe en partie, selon la conférence, par la création d’Instituts Horizon Métiers. Ils instilleraient un peu plus d’apprentissage à l’allemande dans le système éducatif. Les jeunes, dans ces instituts, passeraient 2/3 de leur temps de formation en entreprise pour apprendre un métier et 1/3 sur les bancs de l’école pour acquérir les fondamentaux : lecture, écriture, calcul.

 

Investir sur l’avenir et la connaissance

Raisonnablement personne ne peut-être contre. Il faut donner plus d’argent à l’enseignement supérieur et la recherche. La CGE propose d’augmenter la facture d’un point de PIB. Ce sont donc 20 milliards d’euros sur une période de 7 à 10 ans qui seront mis sur la table. Mais vient la première discorde : où trouver l’argent ? Quand les « caisses de l’Etat sont vides » et les agences de notation sourcilleuse sur le côté panier percé des Etats, c’est difficile d’avoir la main généreuse. La CGE propose que tous soient mis à contribution, l’Etat à hauteur de 7 milliards, les entreprises dans la même mesure, et enfin les étudiants.

 

Les étudiants doivent mettre la main à la poche

C’est la solution proposée par la CGE pour ramener des sous dans le supérieur. Il n’est pas sûr qu’elle plaise. Surtout en France, qui s’enorgueillit, d’avoir des frais de scolarité plutôt bas facilitant l’accès à tous aux études supérieurs. Tant qu’ils sont étudiants, avec de faibles rentrées d’argent, on voit mal comment ils pourront financer des frais de scolarité atteignant les 3 000 euros par an. C’est pour cela qu’ils devront payer après, une sorte de remboursement, précise la CGE. Ainsi, sur une période maximum de 5 ans, les diplômés devront verser à leur institution 3 000 euros par an. Ces frais bénéficieraient d’une déduction fiscale de 50 % sur une période de 10 ans après le diplôme. Il ne faudrait pas mettre trop franchement le couteau sous la gorge de ses jeunes actifs, ces jeunes, dont un sur cinq est au chômage, qui sont les premiers bénéficiaires des contrats temporaires ou précaires.

 

Plus d’étudiants étrangers pour plus de sous

50 000 jeunes étudiants étrangers de plus par an devront être accueillis dans les grandes écoles et universités. C’est bien, cela renforce la découverte de l’autre et renforce le prestige de la France. Mais, l’objectif premier est plutôt pécunier. Le jeune étudiant chinois en venant à la Sorbonne apporte dans ses bagages des yens qu’il reversera à l’université. 80 % des étudiants étrangers devront contribuer à hauteur de 125 % du coût des formations. Et oui, ils paieront plus cher. Le surplus devra permettre de financer les bourses pour 100 000 étudiants .

 

La sélection dans les universités

Ces dernières ouvrent leurs portent à tous en première année. La sélection se fait après. Au départ, tout le monde a sa chance. La CGE propose d’y remédier. Les universités devraient s’inspirer des écoles en instaurant une sélection dès le début du cursus. A charge à la CGE de les convaincre, car les universités sont très réticentes sur le sujet.

 

Un service civique ou citoyen

En plus de rembourser leurs frais de scolarité, les diplômés devront mettre leurs bras et leur tête au service de la communauté. Le jeune devrait « rendre à la nation une partie de ce que celle-ci a investi via sa formation ». La facture : une année dans le supérieur, c’est un mois de service citoyen à rendre à la « mère patrie » par le biais d’une mission humanitaire et sociale.

Lucile Chevalier

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