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Le recrutement des jeunes diplômés s’assagit

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Selon l'Afij, le nombre des offres d'emploi des jeunes diplômés s'est effondré en octobre 2008. Le constat n'est pas partagé par les grandes écoles. La crise pourrait affecter en revanche les étudiants des cursus moins prestigieux.

La lecture des statistiques de l’Afij a suscité un vent d’angoisse, le 19 novembre, dans le petit monde du recrutement des jeunes diplômés. Selon l’Association pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes diplômés, le nombre d’offres reçues par l’organisme a baissé de 32 % entre octobre 2007 et 2008. Et si l’on prend le nombre de postes reçus, la baisse devient un effondrement de 66 %. « Aucune dégradation du marché de l’emploi de cette ampleur n’avait jamais été enregistrée par nos soins », précise Daniel Lamar, son directeur général. Pire, selon l’Afij, tous les secteurs et toutes les fonctions seraient concernées même si les secteurs réputées connaître des difficultés de recrutement (commercial-vente, secteur connexe à la production) seraient moins touchées. « Il y a un ralentissement », confirme Guillaume Desmoulins, chargé des jeunes diplômés du cabinet Robert Walters, l’une des rares structures de recrutement dotées d’un tel département. « On peut parler d’attentisme général. Et nos clients en ont fini, pour l’instant, avec des recrutements atypiques. Maintenant, les entreprises recherchent des candidats les plus classiques possibles, diplômés des meilleures écoles cibles. Bref, l’on revient à un marché où les jeunes diplômés ne seront plus dans la position de force qui était la leur depuis trois-quatre ans. Avec des diplômés d’écoles prestigieuses comme HEC, Essec, Polytechnique ou Centrale toujours très courtisées et les autres beaucoup moins », poursuit-il.

 

Pas de crise pour les ingénieurs

« Nos ingénieurs ne connaissent pas de problèmes de recrutement », confirme Philippe Sire, président de l’association des diplômés ingénieurs de Centrale Nantes. « En situation de crise, un des réflexes de nos anciens est de contacter leur association. Or, en ce moment, nous ne sommes pas sollicités ». Autre symbole : le forum Atlantique de l’emploi. Il s’est déroulé le 19 novembre, regroupant six écoles d’ingénieurs de la région nantaise (École Centrale de Nantes, Enitiaa, École des mines de Nantes, Polytech'Nantes, Icam et l’École supérieure du bois) et il a accueilli 14 % d’entreprises-recruteuses en plus qu’en 2007. 

Séverine Catry, responsable des relations entreprises pour le groupe Icam (600 ingénieurs de diplômés par an sur les sites de Lille, Vannes, La Roche-sur-Yon, Nantes et Toulouse)  note, elle, un « léger fléchissement du taux de placement des diplômés. Ce pourcentage est aujourd’hui de 80 % pour des élèves diplômés en juillet. Il était de 85 % en 2007, considérée comme une année exceptionnelle. Mais on est très loin des problèmes connus lors des crises de 1993 et 2003 ». La preuve en est que les entreprises sont toujours aussi friandes d’ingénieurs. À l’Icam de Lille, le calendrier des présentations d’entreprise aux étudiants est plein à craquer. « Les entreprises continuent à nous solliciter. Même les cabinets de conseil sont très demandeurs ».

 

18 % des entreprises vont geler leur recrutement

Du côté des écoles de commerce, l’optimisme est moins patent. Selon une enquête de l’Ifop pour la banque d’épreuve Passerelle ESC  comptant 18 écoles membres représentant les écoles moyenne gamme, la « crise financière et économique de ces dernières semaines devrait avoir un impact sur les recrutements en 2009. Ainsi, 18% des entreprises interrogées déclarent que les recrutements seront gelés pour 2009 et 35% déclarent qu’ils seront moins nombreux que prévus ». Heureusement, pour 40% des entreprises interrogées, la crise ne devrait pas affecter leurs recrutements.

« La fête est finie », conclut Guillaume Desmoulins de Robert Walters. « Les salaires d’embauche des jeunes diplômés devraient, en conséquence, un peu baisser. Ils pourraient, logiquement, passer de 32 000-40 000 euros brut par an en 2007-2008 à 30 000-37 000 euros brut par an en 2008-2009. Nous revenons en gros aux salaires de 2004. Ce n’est pas une crise. C’est juste un réajustement ».

Gwenole Guiomard           

 

 

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