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Le secteur agri-agroalimentaire manque de bras (et de cerveau)

 | par Gwenole Guiomard

Le secteur agri-agroalimentaire manque de bras (et de cerveau)
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En plein salon de l’agriculture, Nicole Le Hir, déléguée pour l’Apecita (association pour l'emploi des cadres, ingénieurs et techniciens de l'agriculture et de l'agroalimentaire) fait le point sur le recrutement dans le secteur. Bonne nouvelle : on recrute.

Quelle est la situation du recrutement  dans l’agriculture ?
« Le recrutement dans les domaines de l’agriculture et l’agroalimentaire se porte bien. En 2008, le nombre d’offres d’emploi que nous avons recueilli à l’Apecita (www.apecita.com)  était en hausse de 2 % et le nombre de candidats en baisse de 15 %. Cela confirme une forte tendance dans nos métiers : il y a plus d’offres d’emploi que de candidats. En 2008, nous avons ainsi proposés 16 333 à 11 965 candidats dont près de la moitié étaient en poste ».

Quelle est votre explication de ce déficit de candidats ?
« Cette pénurie s’explique par trois principaux phénomènes. Tout d’abord, le nombre de jeunes diplômés entrant dans le monde du travail est en baisse du fait d’une classe d’âge née dans les années 80 qui est moins nombreuse. Ensuite, la majorité des étudiants de niveau Bac +2 poursuivent leurs études à niveau Bac +4/5. Nous constatons donc une prolifération de diplômés Bac +4/5 et beaucoup moins de Bac +2/3. Enfin, le secteur agri-agroalimentaire connaît une désaffection de la part des jeunes et de leurs parents. Les filières techniques agricoles se vident. C’est particulièrement vrai pour les filières de la production horticole, les filières agricoles ou le secteur de l’agroalimentaire. Un lycée agricole de Morlaix (Bretagne) a, par exemple, fermé ses filières technico-commerciales car personne ne s’y inscrivait… ».

« Réduire la grave pénurie de salariés »

Quels sont les fonctions qui offrent le plus de débouchés ?
« Le secteur recherche avant tout des technico-commerciaux. Cela représente 21 % de nos offres d’emploi. Viennent ensuite les fonctions de l’agroalimentaire (17 % des offres). Il s’agit de postes de directeur technique, chef d’équipe, conducteur de ligne, technicien qualité. Arrivent ensuite les métiers des études, de la recherche et de l’expérimentation. Cela représente 12 % de nos offres.  Au niveau de la formation des candidats, 30 % de nos offres concernent des bacheliers mais on ne trouve pas de candidats. 57 % recherchent des Bac +2, 37 % des Bac +3/4 et 38 % des Bac +5 ».

Dans quelle mesure votre secteur peut-il souffrir de la crise en 2009 ?
« En crise, le dernier budget à être restreint est celui de la nourriture. Les industries agroalimentaires résistent donc traditionnellement bien aux aléas économiques. 2009 ne devrait donc pas être une mauvaise année. D’autant plus que l’on manque de candidats depuis plus de trois ans. 2009 devrait alors permettre de réduire la grave pénurie de salariés que connaissent nos entreprises. Avec moins d’offres, on pourra mieux satisfaire les demandes des recruteurs. De plus, il est sûr que le bon candidat demeurera une denrée rare en 2009 comme il était en 2008. Un futur salarié avec un Bac +2/3 (DUT, BTS ou mieux licence professionnelle) avec une bonne connaissance technique dans un secteur porteur comme l’agriculture, le para-agricole, l’agrofourniture ou les industries agroalimentaires trouvera très vite du travail ».
Propos recueillis par Gwenole Guiomard
 

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