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Les augmentations collectives existent, mais elles sont modestes

 | par Marie Cadoux

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Les augmentations collectives sont toujours au rendez-vous, même si l'individualisation de la rémunération gagne du terrain. Le point sur les premiers accords salariaux signés dans la branche.

Engagées depuis plusieurs semaines dans de nombreuses entreprises, les négociations annuelles obligatoires sur les salaires prennent tournure. Au moins une vingtaine d'accords ont été signés. D'autres négociations sont en cours (AGF) ou n'ont pas encore eu lieu (Maif, Matmut). À la lecture d'un premier bilan, fort est de constater que plusieurs milliers de salariés de l'assurance continueront en 2007 à bénéficier d'augmentations collectives (accords signés chez AMF, Aviva, Axa, B2V, CNP, Groupama-Gan, la Mondiale, Swiss Life...). Ces augmentations restent cependant modestes, oscillant en moyenne entre 1 % à 2,2 % de la masse salariale.

Rien de bien spectaculaire

Un constat qui provoque des réactions contrastées de la part des syndicats. « Les entreprises sont allées trop loin dans l'individualisation de la rémunération. Dans un secteur particulièrement bénéficiaire, les salariés sont en droit d'attendre des augmentations collectives au moins calées sur l'inflation », s'exclame Michel Rizzo, secrétaire général de la Fédération assurances de l'Unsa.
 

À LA MACIF, LES DÉS NE SONT PAS JETÉS

Dans le cadre du Nouveau Contrat social de la Macif, 1 800 salariés ont bénéficié d'une revalorisation de leur rémunération liée à un changement de classe. Mais ce n'est qu'à partir de 2008 qu'ils verront leur système de rémunération évoluer sensiblement : prime liée en partie à l'ancienneté, augmentations collectives différenciées selon la classe, la nature des emplois et le niveau de salaires, augmentations individuelles sont au programme.

 

Plus modérée, la CFDT, voit au contraire dans les premiers accords un motif de réjouissance : « Malgré la tendance à l'individualisation de la rémunération, les augmentations collectives résistent, et c'est le plus important. Notre objectif est de trouver un équilibre », insiste Régis Versavaud, le secrétaire fédéral CFDT de la fédération des services. Et d'illustrer ses propos par plusieurs accords. Celui d'Aviva, signé en 2006 pour une durée de trois ans, prévoit 1,5 % d'augmentation collective pour les salaires annuels inférieurs à 40 000 E.
Cette mesure, si elle n'a rien de spectaculaire, mérite cependant d'être soulignée, car, rappelons-le, jusqu'en 2006, les salariés d'Aviva n'avaient jamais connu d'augmentations collectives : « Ce n'était pas dans la culture de l'entreprise », explique Liliane Roger, déléguée syndicale CFDT. Cas inverse, chez MMA, les augmentations collectives sont toujours privilégiées (2,2 % à compter du 1er avril 2007).

Blocage chez Generali, malgré les actions gratuites

Après un violent conflit social en 2006, l'année 2007 s'annonce sous de meilleurs auspices chez Groupama. Au niveau de l'unité économique et sociale qui regroupe le Gan, Groupama SA, Groupama SI et Groupama Logistique, les collaborateurs verront leur salaire revalorisé de 1,75 %, jusqu'à 33 000 E.
Chez Axa, le dialogue social, terni ces derniers mois par le projet de créer 1 500 emplois au Maroc, semble retrouver des couleurs. Au moins, deux syndicats, la CFDT et la CFTC, devraient apposer leur signature en bas du texte proposé en 2007. Dans le cadre de l'accord triennal qui arrive à son terme cette année, la clause de revoyure prévoit des mesures collectives supplémentaires pour les cadres de la classe 5 et 6, ce qui n'était pas le cas en 2006.
En revanche, chez Generali, les négociations qui ont démarré la semaine dernière devraient aboutir à une signature unilatérale, les organisations syndicales rejetant les propositions de la direction, à savoir 1,3 % d'augmentation collective portant sur la fraction de salaire allant jusqu'à 30 000 E : « Nous sommes bien loin du compte », dénonce la CFDT, que la distribution d'actions gratuites ne console pas.

 

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