emploipro.fr le site d’offres d’emploi professionnelles des magazines

L'argus de l'assurance L'usine nouvelle Lsa Neo restauration Le Moniteur

Les augmentations sont au rendez-vous

 | par Marie Cadoux

  • partager avec Facebook
  • partagez avec twitter
  • partager avec google +
  • partager par email
  • imprimer
Les fonctions clés du secteur sont fortement valorisées. L'individualisation de la rémunération gagne du terrain. Tels sont les principaux enseignements de l'enquête exclusive réalisée par Altédia-LDA pour « l'Argus ».
LES FONCTIONS QUI ONT LE PLUS PROGRESSÉ

Les assureurs valorisent les fonctions clés. À commencer par la gestion de sinistres qui, au sein des agences, a fait l'objet d'un sérieux rattrapage. Une tendance forte dans les réseaux où les agences sont encouragées à se regrouper et se retrouvent de fait avec un volume plus important de sinistres à gérer.


 


La difficulté à recruter des profils commerciaux a-t-elle un impact sur les pratiques salariales ?
Pour les profils commerciaux, l'assurance se trouve en concurrence avec d'autres secteurs : avec le tertiaire financier, mais également avec la grande consommation, l'industrie et le transport. On observe ce phénomène plus particulièrement pour les commerciaux des réseaux salariés (+ 11 % d'augmentation en salaire de base, pour les cadres), ainsi que pour ceux du réseau de vente directe (+ 4,4 % en salaire de base, pour les non-cadres).

Beau fixe sur les salaires dans l'assurance ! C'est ce que révèle l'enquête exclusive menée par le cabinet Altédia-LDA pour « l'Argus ». Selon le cabinet, les rémunérations totales (incluant les éléments variables) ont augmenté de 3,4 %. De quoi garder le moral, puisque le taux d'inflation plafonne à 1,7 % et que, déjà, l'année dernière, les rémunérations globales avaient augmenté dans les mêmes proportions. Les salaires de 17 fonctions clés ont été analysés. Et plus de trois quarts d'entre eux montrent une évolution positive.

Tapis rouge pour le coeur de métier

C'est au sein des sociétés de courtage et des agences que l'on observe les plus fortes progressions. Toutes les fonctions étudiées évoluent à la hausse. Au hit-parade, les gestionnaires de sinistres au sein d'un réseau d'agences se distinguent nettement. Ils voient leur salaire de base médian augmenter de 10,5 %. Ils sont suivis de peu par les souscripteurs, à + 9,6 %.
Selon Gustave Peltzer, consultant auprès d'Agéa, « la gestion des sinistres a pendant longtemps été une fonction peu valorisée par les agents. Engagés dans des mouvements de regroupements et faisant face à d'ambitieux plans de développement, ils n'ont pas eu d'autre choix que de procéder à une revalorisation salariale de cette fonction ». Chez les courtiers, les évolutions notables concernent aussi les métiers de la production et de la gestion de sinistres (+ 9,5 % pour l'inspecteur commercial, + 6,7 % pour le souscripteur, + 5,5 % pour le gestionnaire de sinistres).
Au sein des compagnies et des mutuelles, les commerciaux salariés ont été particulièrement gâtés avec une progression de 8,7 % de leur salaire de base médian. Rien de très étonnant. Les entreprises qui nourrissent des plans de développement pharaoniques (Ambition 2012 pour le groupe Axa, AGF...) n'ont de cesse de valoriser cette fonction en vue de fidéliser leurs équipes. « Les sociétés, qui affrontent une forte concurrence, ont fait le choix de valoriser ce qui constitue leur coeur de métier », avance Arnaud Siegemund, consultant chez Altédia-LDA en charge des enquêtes de rémunérations. Un dynamisme à l'image de la bonne santé du secteur qui, cette année encore, enregistre des résultats records, surtout en assurance vie. Dans ce contexte, difficile pour les entreprises de ne pas redistribuer une partie des fruits engrangés. « Des primes "Villepin" pouvant aller jusqu'à 1 000 E, une augmentation du montant des bonus (de 0,2 % à 5,4 % du salaire de base pour les cadres ; de 0,4 % à 1 % pour les non-cadres), de l'intéressement et de la participation (de 1,5 % à 3,2 % pour les cadres ; de 1 % à 2 % chez les non-cadres) en sont les principaux signes tangibles », assure Arnaud Siegemund. D'ailleurs, contrairement à l'année dernière, les négociations salariales - mis à part chez Groupama, qui a dû affronter un conflit pendant plusieurs semaines - ont été plutôt sereines. Les partenaires sociaux ne cachent pas leur satisfaction à la signature de nombreux accords d'augmentations collectives (près d'une trentaine, selon la CFDT) : « L'équilibre entre augmentations générales et individuelles est maintenu », insiste Régis Versavaud, responsable de la branche assurances à la fédération des services de la CFDT. Le taux des augmentations générales s'échelonne de 1,3 % à 2,5 % pour les non-cadres et de 0,8 % à 2,5 % pour les cadres.

L'augmentation individuelle gagne du terrain

Soucieuses de maintenir le pouvoir d'achat des salaires les plus bas et de jouir d'un climat social apaisé, les sociétés d'assurances ne sont pas prêtes à remettre en cause ces pratiques. Cependant, l'individualisation de la rémunération, privilégiée depuis longtemps chez les bancassureurs et les réassureurs, gagne peu à peu du terrain. Chez Axa France, le système de rémunérations encadré par un accord triennal (2005-2007) donne la possibilité aux cadres de la classe 5 d'opter pour une individualisation presque complète de leur rémunération. Dès à présent, 95 % des cadres se sont engagés dans cette voie. Fort de ce succès, il n'est pas exclu que ce dispositif soit un jour étendu aux agents de maîtrise de la classe 4.
Bien loin des tours de la Défense, les mutuelles niortaises brisent le tabou de l'individualisation des rémunérations. À la Macif, le système des augmentations de salaire, calé jusque-là presque exclusivement sur l'ancienneté du collaborateur, « devrait laisser la place dès le 1er janvier prochain à un dispositif permettant de reconnaître les compétences et la contribution personnelles des salariés ». La Maif devrait lui emboîter le pas. Une révolution qui ne dit pas son nom...
 

 

Arnaud Siegemund, consultant chargé des enquêtes de rémunération chez Altédia-LDA

Cette année encore, de nombreux accords d'augmentations collectives ont été signés. L'individualisation de la rémunération peinerait-elle à s'imposer ?
Les augmentations générales sont plus fréquentes dans l'assurance et la banque que dans les autres secteurs. Néanmoins, les pratiques changent. Les augmentations générales ne s'appliquent que jusqu'à un certain niveau de classification. Il faut faire une dichotomie entre les mutuelles, assureurs généralistes et courtiers, qui pratiquent encore massivement des augmentations générales élevées, et les réassureurs et les bancassureurs qui privilégient l'individualisation des salaires (le taux moyen des augmentations individuelles est de 1,9 % à 4,07 % pour les non-cadres, de 1,2 % à 4,2 % pour les cadres).

Partagez cet article

NEWSLETTER

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la newsletter !

GRATUITL'aéronautique recrute mais manque de candidats

Déposez votre cv et devenez visible des recruteurs

Je dépose mon cv
Suivez-nous sur Facebook !

8116 offres d’emploi en ligne

Fermer X