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Les cadres préfèrent gagner plus au détriment de leur vie privée

Les cadres préfèrent gagner plus au détriment de leur vie privée
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L’équilibre vie privée/vie professionnelle est un concept dépassé pour les cadres, selon une étude Ifop pour Good Technology, publiée aujourd’hui. Avec la crise, la crainte du chômage, ils préfèrent sacrifier leur temps libre pour travailler plus et gagner plus.

Quitte à choisir, ils prennent l’argent et sacrifient leur temps libre. D’après une étude Ifop réalisée mi-avril pour Good Technology, 62 % des cadres opteraient, en effet, pour une meilleure rémunération. Seulement un tiers (33 %) choisit plus de temps libre pour les loisirs ou la vie de famille. « Au début des années 2000, les résultats étaient beaucoup plus partagés, observe Frédéric Micheau, directeur adjoint du Département Opinion et Stratégie d’entreprise chez Ifop. Depuis le milieu de la décennie, on a pu observer une réhabilitation de la valeur travail. Le slogan de la campagne présidentielle de 2007, « Travailler plus pour gagner plus », a eu un écho important auprès de la population. Et la crise a accentué ce fait. Il est apparu nécessaire aux cadres de prouver leur engagement auprès de leurs entreprises. » D’ailleurs 63 % des sondés pensent que l’équilibre vie privée/ vie professionnelle a évolué au cours de ces 5 dernières années, dont 40 % estimant qu’il s’est dégradé.

 

Crainte de perdre son emploi

Il n’est, en effet, pas facile de faire valoir l’argument de l’équilibre entre le travail et la vie personnelle, quand le marché de l’emploi n’est pas au mieux de sa forme. « Un quart des cadres a peur de perdre leur emploi » a indiqué ce matin, lors de la présentation des résultats de l’enquête, Florian Bienvenu de Good Technology. La peur fait avaler des couleuvres. Le cabinet Technologia, dans une enquête rendue publique en mars dernier, avait déjà pointé ce phénomène. « Nombreux sont les salariés se sentant obligés d’accepter des situation de travail inconfortables par crainte du chômage » pointait alors l’étude avant de poursuivre par un témoignage. « Je suis assez stressé, anxieux. J’ai peur de me retrouver au chômage donc je suis toujours impliqué dans mon travail, parfois trop perfectionniste. Je devrais aller me défouler par le sport mais cela rognerait sur le temps de vie avec ma famille » confiait Bertrand, 35 ans, manager dans un grand groupe.

 

Être disponible à toutes heures

A en croire l’étude de l’Ifop, il ne reste pas tellement de temps pour le sport. En moyenne, les cadres travailleraient 9 heures par jour. A cela s’ajoute, 4 heures en plus par semaines, de devoirs à la maison. 5 heures pour les cadres travaillant dans le commerce ou le BTP. Ils sont également 85 % des sondés à déclarer bûcher hors des horaires habituelles de travail. 75 % ont déjà ouvert un dossier le soir, 64 % l’ont fait un samedi, et même près de la moitié (49 %) ont déjà travaillé pendant leurs vacances. La démocratisation des smartphones, du wifi, des ordinateurs portables et autres, joue inévitablement. Comme le constate l’Ifop, « les cadres ne sont pas nécessairement plus présents, ils se rendent plus disponibles ». Ainsi 73 % des cadres interrogés consultent et répondent à des courriels professionnels lorsqu’ils sont chez eux, 66 % quand ils sont malades. «  Il ne faut pas oublier que l’enquête se base sur du déclaratif », nuance l’institut de sondage rappelant qu’en temps de crise les salariés éprouvent la nécessité de prouver leur implication dans leur travail.

 

Les frontières se brouillent

Sans compter que s’ils ramènent sur travail à la maison, les cadres amènent aussi du personnel au travail. 96 % des sondés déclarent ainsi avoir déjà effectuer des tâches personnelles sur leur lieu de travail. Le plus souvent, il s’agit de communication personnelle : 80 % ont pu appeler des proches de leur bureau, 79 % ont déjà surfer sur des sites sans rapport avec leur activité professionnelle, 78 % ont envoyé des mails à des amis. Certains règlent des tâches administratives : 74 % s’occupent de contrariétés personnelles, 67 % de leurs comptes bancaires. Ils sont moins nombreux à s’occuper de leurs loisirs : 55 % organisent leurs week-ends, et 44 % ont déjà effectué un achat en ligne.

Bref les frontières se brouillent, mais pas sûr que cela satisfasse le plus grand nombre. 57 % des cadres souhaiteraient ainsi que leurs entreprises bloquent l’accès aux courriels pendant les jours de congés, 54 % pendant les week-ends et 44 % le soir.

Lucile Chevalier

 

 

 

 

 

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