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Les cadres : rebelles ou enfants gâtés ?

 | par Christophe Bys

Les cadres : rebelles ou enfants gâtés ?
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Avec David Courpasson, Jean-Claude Thoenig a écrit Quand les cadres se rebellent aux éditions Vuibert. 2009 verra-t-elle les cadres dressés des barricades ? Réponse en trois questions.

Quelle est l’ampleur du phénomène de rébellion ?
De plus en plus de cadres se rebellent. Si nous n’avons pas d’indicateurs statistiques et pour cause, divers indicateurs l’indiquent, à commencer par les témoignages recueillis par mon coauteur sur son site Web. L’anonymat étant garanti, la parole s’y libère.
Ce que nous appelons rébellion est alimenté par un contexte spécifique qu’on peut résumer par la concomitance dans une entreprise d’un discours officiel de type « management moderne s’appuyant sur le respect des personnes » et des pratiques discrétionnaires. Dans ces entreprises, on est dans l’univers des contraintes douces. Quand un subordonné a une bonne idée, on ne l’écoute pas, car il ne peut pas mieux savoir que le chef. Et en même temps, le discours officiel répète « nous sommes une équipe, nous travaillons en équipe ». C’est ce hiatus qui pose problème et qui conduit certains cadres à refuser de continuer à jouer le jeu.

 

« Les cadres rebelles sont des personnes âgées de 30 à 45 ans »

La crise va-t-elle accentuer la rébellion ?
La crise aura un rôle accélérateur. Certaines entreprises face aux difficultés renforcent ce grand écart, d’autres le réduiront. Toutefois, la crise touchera surtout les très jeunes et les plus âgés. Or les cadres rebelles sont des personnes âgées de 30 à 45 ans environ. Ce sont souvent ceux qu’on appelle des hauts potentiels, des gens sur qui l’entreprise a misé. Ils peuvent rebondir, ils ont des ressources.

Se rebeller, c’est partir. L’action collective n’est-elle pas possible ?
Dans les témoignages que nous recevons, on trouve des collectifs informels qui s’organisent. Il est vrai que les cadres rebelles ne vont pas voir les syndicats, qui sont perçu comme faits pour d’autres catégories de personnes. Ils ne sont pas non plus soumis à des conflits collectifs au sens propre. Ils vivent une histoire personnelle, difficile à révéler aux autres.
 

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