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Les causes de la montée du chômage selon les employeurs européens

Les causes de la montée du chômage selon les employeurs européens
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Le taux de chômage dépasse les 10 % en Union européenne et atteint même les 22,4 % pour les moins de 25 ans. Pour les patrons européens, l’explication vient avant tout du manque d’investissement en formation des entreprises…

Le chômage s’est envolé en Europe. Il dépasse aujourd’hui les 10 % de la population active et les 22,5 % auprès des moins de 25 ans. Normal, diront certains. C’est la crise. Il apparaît peu probable en effet que les deux crises successives de 2008 et 2011 aient aidé à la bonne marche du marché de l’emploi en Europe. La crise financière a eu un impact sur les crédits et la crise économique a affecté les échanges. Mais est-ce les seuls facteurs ? La fédération des employeurs européens, lors d’un sommet le 26 avril dernier à Bruxelles, s’est interrogée sur les racines profondes du mal. Pour elle, le marché du travail en Europe ne fonctionne pas correctement. Pour confirmer ses dires, elle s’appuie sur une étude du cabinet Accenture, réalisée auprès de 500 décideurs à la tête d’entreprise, soulignant les lacunes en matière de formation. Car la formation est la clé du succès. Plus les actifs sont diplômés, moins ils connaissent le chômage. Dans l’Union européenne, seulement 44,6 % des jeunes ayant le brevet ont un job contre 81,8 % des diplômés du supérieur.

 

Faibles investissement dans la formation

Les sondés ont conscience de l’importance de la formation. 72 % des 500 patrons interrogés estiment que les entreprises, les décideurs politiques et les organisations de la société civile doivent revoir à la hausse leurs investissements dans ce domaine. C’est le meilleur moyen pour faire face à la pénurie de talents. 43 % des sondés reconnaissent en effet affronter cet obstacle. Pourtant, l’étude révèle que, au cours de ces 12 derniers mois, 86 % des employeurs européens ont réduit ou gelé leurs dépenses dans la formation et le développement des compétences. Et seulement 18 % des entreprises envisagent, au cours des 12 prochains mois, d’accroître leurs dépenses en matière de compétences et de formation . « Nous sommes face à un double paradoxe : les entreprises européennes taillent dans leurs investissements en matière de développement des compétences alors même qu’elles devraient y consacrer davantage de budget. Et la pénurie de talents se fait toujours sentir malgré l’existence d’un très vaste vivier inexploité en Europe et dans le reste du monde, souligne Fernand Dimidschstein, responsable de l’activité conseil en management d’Accenture France Benelux. Conscients qu’ils devraient plutôt investir de façon contracyclique dans le capital humain européen, les employeurs ont du mal à trouver des solutions. Un meilleur fonctionnement du marché des compétences en Europe ouvrirait la voie à l’apparition de nouvelles entreprises, à la croissance économique et à la création d’emplois. »

Des talents mal exploités

Autre hérésie : les employeurs n’exploitent pas les compétences disponibles des 23 millions d’Européens sans emploi. Ils traitent de la même manière les seniors, les jeunes et les autres et « ne parviennent donc pas à identifier et cibler la diversité des profils », pointe l’étude. 67 % des sondés estiment même que les compétences des seniors sont sous-évaluées par les employeurs.

Enfin, dernier couac : la mobilité et les opportunité au sein du marché européen. « Le marché unique est peut-être un succès pour les produits mais il a échoué pour les talents », déclare la fédération des entreprises belges. En 2010, seulement 2,8 % de la population européenne en âge de travailler vit dans un autre Etat membre. Côté entreprises, 47 % des sondés reconnaissent faire appel largement aux compétences disponibles dans leur propre pays. Mais seulement 28 % se tournent vers des compétences issues d’un autre pays européen.

Accenture conclut qu’en l’état actuel et partant sur une perspective de croissance économique de 0,5 % par an en Europe, prévision par ailleurs plutôt optimiste, la Commission européenne tablant sur une croissance nulle pour 2012, il faudra attendre 2019 pour que les niveaux d’emplois renouent avec ceux de 2008, avant la crise.  

Lucile Chevalier

 

 

 

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