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Les collectivités locales souhaitent recruter en 2012

Les collectivités locales souhaitent recruter en 2012
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Selon une étude Randstad *, le nombre de collectivités locales souhaitant embaucher en 2012 a progressé de près de 10 %. Les réductions d’effectifs, de budget et les évolutions structurelles modifient aussi leur politique de ressources humaines.

Bonne nouvelle. Alors que les banques ou l’automobile freinent leurs embauches, les collectivités locales souhaitent recruter. Selon le dernier baromètre RH de Randstad * et malgré les contraintes budgétaires qui pourraient resserrer l’étau, un tiers des collectivités locales anticipe une augmentation des effectifs, contre 20 % l’an passé. « Cette légère augmentation est vraisemblablement à mettre au compte de nombreux départs à la retraite, qu’il faut remplacer, ainsi qu’aux besoins spécifiques des collectivités (informatique, finances) qui se traduisent par le recrutement de profils pointus et expérimentés » explique l’étude. Et pour recruter, les professionnels RH injectent plus de flexibilité dans la procédure. Le concours n’est plus l’unique sésame, la référence exclusive, pour se voir ouvrir les portes de la fonction publique. 60 % des professionnels RH interrogés déclarent juger le concours comme non déterminant pour l’embauche. « Face à l’élévation du niveau d’exigence sur les compétences, il faut reconnaître que le seul fait d’être titulaire d’un concours ne suffit plus pour être recruté. L’expérience professionnelle du candidat est plus que jamais un élément déterminant », commente Hervé Petton, DRH de la ville de La Roche-sur-Yon (Vendée).

 

Un manque de candidatures

Pour encore plus de flexibilité, certaines collectivités osent même articuler le terme d’intérim. Une sur 4 nourrit le projet d’y avoir recours. L’ambition n’emporte certes pas la majorité, mais toutefois, il faut noter que ce sujet devient moins tabou. 57 % des collectivités interrogées ont déclaré ne pas avoir de position arrêtée sur le sujet.

La fonction territoriale change de méthode. Il faut bien. 28 % des professionnels RH sondés déclarent manquer de candidatures pour certains postes. La faute aux profils précis, à la faiblesse des rémunérations proposées pour 22 % d’entre eux et aux restrictions budgétaires qui empêchent le développement de quelques projets particulièrement attractifs pour les candidats (20 %).

 

Les recettes du privé

Côté politique des ressources humaines, la fonction publique territoriale évolue aussi a grande vitesse. La suppression de la taxe professionnelle et la réduction de budgets, les départs à la retraite, les nouvelles missions qui lui ont été attribués au fil des réformes et de la décentralisation ont changé les mœurs. Les mentalités et pratiques ont évolué, particulièrement en matière de politique de ressources humaines, comme le démontre l’étude Randstad. Afin d’attirer et de fidéliser de nouveaux talents, le personnel RH des collectivités locales pioche à petites doses dans les recettes du privé.  

Pour retenir les talents, et pousser à la performance, les collectivités locales sont de plus en plus nombreuses à opter pour l’individualisation de la gestion des carrières de son personnel. « Cette réponse est particulièrement adaptée pour satisfaire les ambitions professionnelles des agents, mettre en valeur leurs compétences et anticiper les nombreux départs à la retraite », juge le groupe mondial de travail temporaire. Et cela passe par deux outils : l’évaluation et la rémunération variable.

 

La prime individuelle liée aux résultats

Ainsi, en 2011, selon le baromètre, près de 2 collectivités locales sur 3, 64 % plus précisément, ont instauré un dispositif d’évaluation, prenant par exemple la forme d’un entretien. L’an passé, elles étaient 61 % à adopter la formule. Cette pratique progresse donc. Un autre chiffre le prouve. Le nombre de réfractaires à ce type de pratique fond comme neige au soleil. L’an passé, 10 % des collectivités locales y étaient vivement opposées. Cette année, elles n’étaient plus que 5 %.  

Elles sont également plus nombreuses, cette année, à lier une partie de la rémunération à l’accomplissement d’objectifs. 42 %, soit presque la moitié, des collectivités locales interrogées ont adopté en complément au traitement des agents une prime individuelle aux résultats, soit 13 % de plus qu’en 2010. La pratique devrait même se renforcer encore dans les années à venir, en raison du déploiement progressif depuis début 2010 dans ces collectivités de la Prime de fonction et de résultats (PRF).

Lucile Chevalier

* Etude réalisée auprès de 244 professionnels des RH des collectivités locales entre mars et avril 2011.

 

 

 

 

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