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Recrutement dans l'industrie

Les compétences indispensables pour intégrer le secteur automobile

 | par Gwenole Guiomard

Les compétences indispensables pour intégrer le secteur automobile
Dans le secteur automobile, le bon élément fait preuve de curiosité, de motivation, d’agilité intellectuelle et de la volonté de s’investir dans un projet d’envergure.
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Le recrutement repart dans le secteur automobile. Contraints par l’arrivée massive de nouvelles technologies, les employeurs recherchent des salariés disposant d’un niveau d’études et de compétences plus important qu’hier. Nos conseils pour satisfaire ces recruteurs à la veille du Mondial de l’automobile débutant le 1er octobre 2016.

 

Le marché du recrutement se porte bien. Après le trou d’air des années 2008-2012, la machine est repartie poussée par les innovations. Elles sont nombreuses : moteurs hybrides, technologies connectées ou autre assistance à la conduite. Cela faisait des décennies que le secteur n’avait pas été confronté à autant de nouveautés ayant pour conséquences de booster les ventes. L’environnement économique est donc favorable comme le signale la société d’assurance-crédit Coface et son étude parue ce 14 septembre. « 2016 s’annonce moins risquée pour la filière automobile française, précise ces experts. Dominé par les professionnels et les entreprises, ce marché est désormais soutenu par la consommation des ménages ». Et cela a des effets sur les embauches même si la Coface prévient que « constructeurs comme équipementiers français implantent des centres de R&D dans les marchés à bas coût, après être passés par la phase de délocalisation de leur production ou assemblage. A ce stade, l’essentiel de cette fonction se concentre en France, mais à terme, le mouvement de transfert des activités R&D vers des pays émergents pourrait s’intensifier ».

 

Se former le plus possible

En attendant ce véritable danger pour les salariés, chez Michael Page, tout va bien. L’activité automobile du leader français (en nombre de missions) des cabinets de recrutement, représente, chiffre 2016, 30 % des activités de la division ingénieurs. C’était 20 % en 2012. Aujourd’hui, le secteur automobile recrute toutes entreprises confondues de la multinationale à la très petite entreprise. Les constructeurs ont aussi repris leurs embauches mais ce sont les équipementiers et les sociétés d’ingénierie qui tirent véritablement le marché vers le haut. « Le nombre de nos missions dans le secteur automobile a augmenté de 20 % entre le 1e semestre 2015 et le 1e semestre 2016, confirme Christophe Robbe, responsable de la région Est du Groupe Proman, l’un des leaders français du recrutement-intérim spécialisé dans le secteur automobile. Cela s’accompagne d’une hausse des niveaux d’études demandés. Avant un responsable d’équipe pouvait avoir un Bac +2/3. Aujourd’hui, nos clients demandent qu’il dispose d’un Master. L’exigence académique est remontée d’un cran. Il y a des postes pour tous les niveaux de qualification dans ce secteur mais le diplôme devient de plus en plus important. Le jeune doit donc se former le plus possible  ».

 

Conclure par un doctorat

Pour réussir dans ce secteur, l’important sera alors de se spécialiser dans une technique en additionnant en formation initiale les connaissances transversales : électronique, management, communication, informatique embarquée… « Je conseille même aux jeunes voulant travailler dans la Recherche et développement de conclure leur cursus par un doctorat, ajoute Eric Perrin-Pelletier, directeur général de l'Institut de recherche technologique SystemX de Paris Saclay sur le pôle de compétitivité systematic. L’un de ses programmes est consacré au véhicule autonome. Car le doctorant se forme en devant développer un réseau - il aura besoin d’appui de tiers - et sa créativité - il part d’une page blanche -. Ces deux éléments réseaux et créativité sont des savoir-être de personnalités que le milieu industriel recherchera de plus en plus ».

Le candidat idéal aura alors une expertise dans un domaine de la voiture de demain : électronique et électronique embarquée, informatique, mécatronique. La bonne idée est de débuter par sa spécialisation dans un domaine très appliqué et très concret. Il sera ensuite temps de bifurquer, une fois que l’on aura fait ses preuves dans le technique, vers le management.

 

Etre réactif, flexible et avoir de l’ambition 

« Nous recherchons des profils ingénieurs, techniciens et ouvriers dans les domaines du futur comme le big data, le numérique, la réalité augmentée, l’intelligence artificielle mais aussi dans les métiers traditionnels de la mécanique, poursuit Franck Vigot, président du département automobile de la société d’ingénierie Segula Technologies (1 000 recrutements prévus en 2017 dans le secteur automobile dont 80 % de jeunes diplômés). Nous recherchons des passionnés sachant s’adapter. Les technologies que nous utilisons évoluent tous les 3 à 4 ans. Nos salariés doivent savoir s’adapter, se remettre en cause, être réactif, flexible et avoir de l’ambition ». Il va être aussi essentiel de développer ses connaissances dans les 4 axes qui feront la voiture de demain comme le génie mécanique, l’électronique/électronique embarquée, l’énergie et l’informatique-télécom.  « Cela nécessite une solide base de connaissances généralistes en sciences qui sera conclu par une spécialisation dans l’un de ces 4 axes », explique Emmanuel Butin, responsable recrutement régions pour la société d’ingénierie Alten.

 

Qui émergera ? Qui survivra ?

Restera ensuite à développer sa carrière. « Beaucoup d’ingénieurs et de techniciens supérieurs se cantonnent à leurs simples missions, estime Jean-Michel Durepaire, directeur délégué de l’école d’ingénieurs spécialisé transport Estaca (2 000 étudiants, 246 diplômés par an). Ils ne s’ouvrent pas assez. Pour se développer professionnellement, il faudra de plus en plus se former, assister à des conférences ou des rencontres professionnelles. Les métiers industriels vont changer. On va demander aux salariés de l’automobile de savoir se positionner sur d’autres secteurs. Il faudra répondre à ce type de questions : les moteurs thermiques vont diminuer. Comment rebondir vers les moteurs hybrides ? Ce pourrait être aussi : je suis un spécialiste du plastique. Comment intégrer les bio-matériaux ? ».

« L'industrie automobile est en train de vivre une grande mutation », conclut Linda Hadjiat du G9+, l'interclubs informatique, télécoms, multimédia
des anciens de grandes écoles. C’est une source d’espoir. Mais aussi une raison pour se montrer inquiet. Sa conférence du 26 septembre avait comme thème anxiogène : « Transformation numérique dans l'industrie automobile: Qui émergera ? Qui survivra ? »…

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