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Les compétences pour travailler dans le management de transition

 | par Lucile Chevalier

Les compétences pour travailler dans le management de transition
Jean-François Delmas.
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Le marché du management de transition est extrêmement concurrentiel. Voici quelques conseils pour bien mener sa barque et intégrer au mieux cet univers. Et d’y prospérer.

Jean-Claude, 55 ans, directeur administratif et financier, 25 ans dans le même groupe, a été licencié. L’histoire est contée par le cabinet Inside Management et se termine mal. Jean-Claude, donc, pas du genre à ruminer, décide de tenter l’aventure du management de transition. Cela « consiste à confier de façon provisoire la direction d’une entité, d’un département ou d’une usine à un dirigeant externe, généralement pour amorcer et accompagner une phase de changement et/ou de crise » explique Michael Page dans son Guide du management de transition. Un bon moyen de faire valoir sa séniorité se dit Jean-Claude. Sauf que 3 ans après, le bilan est bien triste : en fin de droits, il n’a pas réussi à obtenir une première mission.

Il n’avait pas le bon profil car ce marché encore confidentiel est extrêmement concurrentiel. Ce dernier « pèse », en matière de chiffre d’affaires, environ 150 millions d’euros par an contre 30 milliards pour le conseil. Chez Valtus, spécialisé dans les missions de top management, sur les 2 500 à 3 000 CV reçus par an, un quart des candidats iront jusqu’à l’entretien. « Nos critères de sélection sont différents de ceux des cabinets de recrutement, détaille Philippe Soulier, le président. Nous regardons, avec bienveillance, une personne ayant cumulé les cycles courts dans son parcours. Car un manager de transition s’adapte rapidement à la culture d’une entreprise et a le goût des challenges. Il a un œil extérieur et dresse rapidement un diagnostic. Il a une maturité managériale pour accompagner les équipes dans une étape de transformation. »

 

« Activer son réseau »

Il sait aussi se vendre et réseauter. Sur les 150 millions de CA réalisés dans le management de transition, 40 % sont le fait des cabinets spécialisés, le reste est l’affaire d’indépendants et de cabinets de recrutement ayant un service dédié. « Les marchés régionaux bien que cachés sont très généreux, estime Jean-François Delmas, secrétaire général de l’association des managers et du management de transition. Ici, bien souvent, le manager va chercher directement sa mission auprès du client (l’entreprise). Activer son réseau, s’inscrire dans des associations locales patronales, les chambres de commerce et d’industrie, des associations sur le métier sont autant de moyens pour se rendre visible auprès des entreprises. »

 

« Son nom apparaît immédiatement »

Et pour continuer dans cette voie ? « Ceux qui enchaînent les missions s’appuient sur leurs compétences spécifiques, tout en étant généralistes, observe Adrien Jocteur Monrozier, directeur associé d’Inside Management et auteur de La face cachée du management de transition. C’est le cas par exemple d’un de nos managers, experte en “SAP PP”. Son nom apparaît immédiatement lorsque l’on recherche cette compétence sur Internet. »

Les salaires dans le management de transition

Jean de Sevin est président du SNMT (Syndicat national du management de transition et du travail à temps partagé). Pour lui, un manager de transition facture sa prestation entre 800 et 2 500 euros bruts par jour. Le type de mission et son impact sur l’entreprise, son caractère d’urgence et sa durée conditionnent le montant de la facture.

« Dans notre profession, en matière de rémunération, la fourchette est plutôt large. Selon le type de mission et son impact sur l’entreprise cliente, sa durée ou même son caractère plus ou moins urgent, les honoraires d’un manager de transition varie entre 800 et 2 500 euros bruts par jour. Prenons l’exemple d’un manager de transition opérant dans la fonction RH. Si sa mission consiste à faire de la gestion de projet, en mettant, par exemple, en place la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, ses honoraires oscilleront entre 800 et 1 500 euros par jour. Si la mission consiste à organiser ou à réorganiser l’entreprise en refondant la politique d’un groupe en matière d’affaires sociales, alors la prestation sera facturée entre 1 400 et 1 800 euros bruts par jour. Si encore, la mission s’opère à un niveau plus stratégique, opérer un PSE (plan de sauvegarde de l’emploi) ou accompagner une fusion-acquisition, le tarif varie de 1 800 à 2 500 euros bruts par jour. Il y a aussi la durée. Si une mission est plus longue, les honoraires peuvent être négociés à la baisse. Si la demande est urgente, c’est en revanche logiquement plus cher… ».

 

 

 

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