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Les crises préfèrent les hommes

 | par La rédaction d'Emploi-Pro

Les crises préfèrent les hommes
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Les femmes ont été sauvées par la segmentation du marché de l’emploi. Au plus fort de la crise, travaillant principalement dans les services, elles ont peu été touchées par les licenciements, contrairement aux hommes. Revers de la médaille, même si elles gardent mieux leur emploi par temps de crise, elles sont plus à temps partiel et moins bien payées.

Au plus fort de la crise, entre le 2 e trimestre 2008 et le 1 er trimestre 2010, 5,9 millions d’emplois ont été détruits en Union européenne. Bref, une crise, mais cette crise, comme les autres d’ailleurs, s’emploie au masculin. Selon une étude du Centre d’analyse stratégique, « près des trois-quarts des 5,9 millions de destructions nettes d’emploi concernent les hommes ». Et cela n’est pas nouveau, les crises n’ont jamais vraiment aimé les hommes. Elles ont en font leur proie privilégiée.

 

Les crises n’aiment pas les hommes

« De nombreux travaux, principalement américains, ont mis en évidence la plus forte sensibilité à la conjoncture de l’emploi et du chômage masculins relativement à ceux des femmes » poursuit la note d’analyse. Aux Etats-Unis, ainsi, au cours des cinq récessions qu’a connu le pays entre 1969 et 1991, l’emploi des hommes, en moyenne s’est contracté de 3,1 %. Pour les femmes sur les mêmes périodes, il a augmenté en moyenne de 0,3 %, ont souligné en 1993 les économistes William Goodman, Stephen Antczak et Laura Freeman. Kristie Engemann et Howard Wall ont à leur tour estimé, plus de 15 ans plus tard, en 2010, que les hommes ont été en moyenne 4 fois plus touchés par les destructions d’emplois au cours des 6 récessions observées depuis 1974 que les femmes.

 

Le double effet de la segmentation

Reste à comprendre pourquoi. La réponse est double : les stéréotypes et la forte segmentation du marché du travail protègent les femmes. En résume, l’idée est que l’industrie concerne les hommes et les services préfère les femmes. Ce sont justement les secteurs de l’industrie et de la construction, considérés comme masculins et où les hommes d’ailleurs occupent la majorité des postes, qui sont très sensibles à la conjoncture.  

Mais ce qui sauve les femmes en temps de crise les freinent sur le long terme. C’est le revers de la médaille. Dans les services, les emplois à temps partiel sont plus nombreux et sont principalement occupés par les femmes. « Subi ou non, l’emploi à temps partiel expose plus fréquemment au risque de pauvreté. Il se caractérise également par une moindre qualité, relativement à l’emploi à temps plein, en termes de salaires, d’accès à la formation et d’évolution de carrière », indique le CAS. Elles y perdent aussi au niveau des salaires, « parce qu’il y a dans l’industrie des salaires supérieurs à ceux des services » explique Vincent Chriqui, le directeur du CAS.

 

Lucile Chevalier

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