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Les écarts hommes-femmes se creusent en seconde partie de carrière

Les écarts hommes-femmes se creusent en seconde partie de carrière
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En seconde partie de carrière, les écarts se creusent entre les hommes et les femmes. Elles ont moins accès à des postes à responsabilité et des salaires inférieurs de 20 % à ceux des hommes. L’Apec analyse pourquoi cette situation perdure.

« La part des femmes dans l’effectif cadre diminue progressivement avec l’âge : de 40 % de l’effectif total avant 35 ans, la proportion n’est plus que 33 % chez les cadres seniors (NDLR : soit âgés de plus de 45 ans) » constate l’Apec dans son étude « La seconde partie de carrière : comparaison hommes-femmes » publiée aujourd’hui. Les écarts de salaires eux aussi se creusent avec l’âge. Ainsi en début de carrière, le salaire médian des cadres femmes est de 34 000 euros bruts par an. il est de 36 000 euros pour leurs homologues masculins. La différence est de 5 %. En fin de carrière, à partir de 50 ans, l’écart atteint les 20 % (48 000 euros bruts par an contre 60 000 euros). Comment expliquer ces différences ?

Premièrement, avance l’étude, il y a une différence de génération. « La proportion plus importante des cadres femmes chez les classes plus jeunes s’explique par une part plus élevée de diplômées de l’enseignement supérieur et un accès au statut de cadre plus important en début de carrière qu’auparavant » avance l’Apec. Mais il n’y a pas que cela, le choix des études et des postes jouent également.

 

Les études

Ainsi, 43 % des cadres femmes seniors ont fait leurs études à l’université contre 31 % des hommes de leur génération. 8 % d’entre elles seulement sont diplômées d’une école d’ingénieur, contre 26 % des hommes. Hors « les cadres issus d’une filière ingénieurs ont accès à des fonctions qui s’avèrent plus rémunératrices que ceux issus d’une filière universitaire. Cela favorise globalement les hommes » poursuit l’étude.

 

Les fonctions

Après avoir quitté les bancs de l’école, les femmes se sont ensuite plus orientés vers des fonctions supports et ont continué dans cette voix. Une femme sur 4 au global et 48 % des cadres femmes âgées de plus de 45 ans travaillent dans la gestion, l’organisation, la comptabilité ou les ressources humaines. Les hommes eux ont choisi des fonctions techniques. 20 % des hommes au global occupent des fonctions informatiques contre 9 % des femmes. 8 % des hommes travaillent dans la production industrielle contre 1 % des femmes. Bien souvent, les fonctions opérationnels amènent plus logiquement vers des postes de direction générales que les fonctions supports. Cela constitue un second frein. « Les postes à fortes responsabilité (direction générale, direction d’un département ou d’une entité) sont très majoritairement occupés par des hommes. Au total, 8 % des femmes occupent des postes de direction, contre 17 % des hommes », confirme l’Apec. Surtout, alors que les hommes avec l’âge évoluent vers ce type de responsabilité, les femmes, elles, sont moins nombreuses à suivre cette progression. 10 % des femmes cadres âgé de 40 à 44 ans occupent ce type de poste. Elles sont 11 % dans la tranche des 45 ans et plus. Par contre, 20 % des hommes âgés de 40 à 44 ans occupent ces postes, et ils sont 24 % dans la tranche d’âge supérieur.

 

Le temps partiel

Les femmes connaissent donc moins une accélération de carrière. « En début de vie professionnelle, les femmes responsables d’un budget sont plus nombreuses, en proportion, que les hommes. Cette tendance s’inverse à partir de 40 ans : 44 % des femmes seniors gèrent un budget contre 55 % des hommes » ajoute l’étude.

Le choix de poste a joué en partie mais il y a aussi une autre raison. « Les femmes sont plus nombreuses que les hommes, en proportion, à occuper un poste à temps partiel, ce qui a pu ou peut constituer pour elles un frein à la prise de responsabilité » conclut l’Apec.

Lucile Chevalier

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