emploipro.fr le site d’offres d’emploi professionnelles des magazines

L'argus de l'assurance L'usine nouvelle Lsa Neo restauration Le Moniteur

Les enseignants aiment leur métier, pas leur formation

 | par 

Les enseignants aiment leur métier, pas leur formation
  • partager avec Facebook
  • partagez avec twitter
  • partager avec google +
  • partager par email
  • imprimer
D’après un sondage réalisé par Ipsos pour le ministère de l’Education nationale, un an après la mise en place de la réforme de la formation des enseignants, les professeurs stagiaires sont passionnés par leur futur métier mais émettent de sérieuses critiques sur leur formation.

« J’aime le métier que je vais exercer. Mais pour la formation, c’est une autre affaire ». Tel est l’état d’esprits des jeunes qui se sont formés durant l’année écoulée au métier d’enseignants. Déjà au début de l’année 2009, quant la réforme de la formation à ce métier était en projet, elle faisait débat. Aujourd’hui, un an après sa mise en place, à l’heure du premier bilan, elle semble source d’insatisfaction, selon un sondage Ipsos pour le ministère de l’Education nationale, réalisé en juillet dernier auprès de 1003 enseignants, conseillers principaux d’éducation et documentalistes stagiaires en 2010/2011. La réforme en question a rehaussé le niveau de diplôme permettant l’accès au concours, de la licence au master 2. Elle a également placé l’élaboration du programme sous la houlette de l’université et non plus des IUFM. Enfin, l’année de stage rémunéré en classe, s’effectuant en 2e année d’institut, a été remplacé par une préparation progressive au métier avant le concours mêlant stages d’observation et de pratique accompagnée de tuteurs.

 

Le goût de l’enseignement

Premier enseignement du sondage : les jeunes étudiants sont toujours passionnés par leur métiers. A la question « quel bilan faites-vous de votre exercice en tant que stagiaire enseignant », 87 % des personnes interrogées dressent un bilan positif. Quand on les interroge sur leurs motivations, le même engouement se révèle. Ils veulent devenir enseignants par « intérêt du métier, pour le goût de l’enseignement » en premier lieu, mais aussi pour « le contact et la relation avec les élèves ».

 

Mal armés

Pour la formation en tant que telle, c’est une autre paire de manches. La satisfaction est moins présente. 69 % se disent « insatisfaits » de leurs « possibilité de formation ». Ils ont cette impression d’être mal armés. Durant leur première année professionnelle, même si une majorité d’enseignants a réussi à tenir leurs classes, c’était avec peine. 69 % ont trouvé « difficile » d’offrir des cours de qualité et 84 % « d’accompagner les élèves en difficulté ». La faute n’est pas attribuée aux tuteurs, des enseignants confirmés, qui dans l’ensemble ont été « très bien perçus », avance l’Ipsos. En revanche, les journées d’accueil en début d’année sont jugées inutiles par 67 % des stagiaires. 62 % d’entre eux estiment qu’elles n’ont pas été organisées assez tôt. Les journées de formation dans l’année ne satisfont pas non plus. La moitié ne les a pas trouvées « assez fréquentes » et 73 % déclarent même qu’elles ne sont « pas adaptées ».

Lucile Chevalier

 

 

 

Partagez cet article

NEWSLETTER

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la newsletter !

GRATUITL'aéronautique recrute mais manque de candidats

Déposez votre cv et devenez visible des recruteurs

Je dépose mon cv
Suivez-nous sur Facebook !

4611 offres d’emploi en ligne

Les entreprises qui recrutent

Voir tous les recruteurs

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus
Fermer X