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Les expatriés à l’abri des perturbations économiques

Les expatriés à l’abri des perturbations économiques
Hong-Kong, destination rêvée des expatriés.
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Crise de la dette, révolutions arabes, l’économie a été fortement perturbée au cours de l’année écoulée. Les expatriés en viennent à douter du devenir de leur situation financière, selon la 4e étude d’HSBC. Pourtant, jusque-là, ils ont été plutôt épargnés.

Les plombiers polonais, informaticiens, architectes ou serveurs lettons ont désertés les terres celtiques. L’Irlande a pris comme un coup de vieux au printemps 2009 : son PIB s’est effondré de 7 %, le déficit a atteint 32 % du PIB et le chômage a touché jusqu’à 14 % de la population. Le fringant tigre celtique nous apprenait l’Insee local, le Central Statistics Office, en septembre 2010, perdait de sa superbe, et ses migrants avec. Pour la première fois, le nombre de partants dépassait celui des arrivants. Les révolutions arabes et la   crise de la dette des pays européens, ou encore la relégation des Etats-Unis au rang de pays notés « AA » par l’agence de notation Standard and Poor’s   ont-ils eu en 2011 le même effet répulsif pour les expatriés ? L’environnement économique perturbé signait-il l’heure de rentrer chez soi ? La dernière enquête réalisée par HSBC auprès de plus de 3 000 expatriés dans plus de 100 pays apporte une réponse mitigée. Le climat anxiogène et la situation réelle des expatriés ne correspondent pas. « Beaucoup d’expatriés sont confrontés à une situation économique incertaine dans leur pays actuel. Pourtant, il semble, malgré les fortes perturbations, que les expatriés restent financièrement à l'abri de la tourmente. Même dans des pays dont l'économie est réputée faible, les expatriés continuent d'indiquer des gains supérieurs à ceux de leur pays d'origine. En résumé, la situation financière des expatriés reste solide, malgré leur environnement économique », résume Lisa Wood, directrice du marketing de HSBC Expat.

 

Incertitude et doute dans les pays arabes

Un phénomène particulièrement visible dans les pays arabes. La majorité des expatriés en Egypte (97 %) pensent que leur économie s’est détériorée depuis 2010, 92 % des expatriés à Bahreïn les rejoignent dans ce constat. Et pourtant, lorsqu’on regarde le contenu du portefeuille, le pouvoir d’achat, il n’y a rien d’alarmant. Au contraire, les expatriés semblent plutôt épargnés par les turbulences. « L’Egypte arrive ainsi 2 e sur 31 dans le tableau par catégories des économies des expatriés, classement consistant à classer les pays par catégorie en fonction des facteurs comme le niveau de revenu, les revenus disponibles et la capacité à posséder des produits de luxe », relève l’étude. Le Bahreïn arrache pour sa part la 10 e place. Et plus de la moitié des expatriés à Bahreïn (52 %) et en Egypte (58 %) ont des revenus disponibles beaucoup plus importants que dans leurs pays d’origine.

 

14 % des expats envisagent de rentrer chez eux

Et pourtant rien n’y fait, le climat est plus fort. 57 % de ces Egyptiens et 53 % Bahreïnis de passage, pensant sérieusement à prendre le large, souhaitent être relocalisés ailleurs. L’étude avance même qu’ « il est très probable que les expatriés au Moyen-Orient rentrent chez eu en raison de la conjoncture économique ».

Ce désir de retour est loin d’être partagé ailleurs, même dans les pays où l’économie n’est pas au meilleur de sa forme. En moyenne, seulement 14 % des expatriés déclarent chercher activement à rentrer chez eux. Mais près des 2/3 (63 %) ont l’intention de rester à leur poste actuel. Les déboires de la zone euro n’incitent que faiblement à faire ses bagages. 44 % des expatriés en Italie considèrent que l’économie continue à se dégrader. Pourtant ils ne sont que 22 % à envisager de partir. En Espagne, c’est à un peu près la même chose. 38 % pensent que les choses ne vont pas s’arranger, mais seulement 21 % se préparent à plier bagage.

 

Hong-Kong, le Royaume-Uni ou les Etats-Unis pour faire carrière

Pour aller où ? Probablement au Canada, en Australie ou à Singapour qui, aux yeux des expatriés, représentent des destinations idéales en terme de qualité de vie. Ou peut-être à Hong Kong, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, terres qui offriraient, toujours selon les expatriés, les meilleures perspectives de carrières et financières. Et la France dans tout cela ? C’est bien pour les enfants, résument les sondés. Elle arrive en tête des meilleurs pays pour élever des enfants à l’étranger. Mais pour la carrière ou les revenus, ce n’est pas vraiment cela. Le pays n’arrive qu’à la 28 e place du classement pour les avantages économiques. « Les expatriés en France ne bénéficient généralement pas de salaires ou de niveaux de confort plus élevés que dans leur pays d’origine », conclut l’étude.

Lucile Chevalier

 

 

 

 

 

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