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Les femmes cadres perçoivent 20 % de moins que leurs collègues masculins

Les femmes cadres perçoivent 20 % de moins que leurs collègues masculins
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Le salaire moyen des femmes cadres est inférieur de 20,6 % à celui des hommes. Et plus les femmes montent en âge et en responsabilité, plus l’écart est important. L’Apec, dans une étude publiée aujourd’hui, tente de comprendre les raisons de cette différence.

Le salaire médian des femmes cadres est inférieur de 16,3 % à celui de leurs congénères masculins (43 000 euros bruts annuels contre 50 000). Le salaire moyen des femmes cadres est inférieur de 20,6 % à celui de la gente masculine (47 500 contre 57 300 euros bruts annuels). Bref, comme le rappelle l’Apec dans une étude publiée aujourd’hui, les femmes sont toujours moins bien payées que les hommes. Et plus l’âge augmente, plus l’écart s’agrandit. Le fait est connu de longue date. Journée de la femme ou pas, il est rabâché année après année. Mais depuis le temps, depuis plus de 30 ans et la première loi sur l’égalité salariale, il est plutôt difficile de trouver la ou les raisons qui expliqueraient ces différences.

 

La formation

Est-ce parce que les femmes s’orientent dès leur formation vers des métiers moins rémunérateurs ? En partie, explique l’Apec. « Bien que plus diplômées, elles sont issues de formations moins rémunératrices ». Ainsi 44 % des femmes sont diplômées de l’Université contre un tiers de leurs collègues masculins. A l’inverse, quand 34 % des hommes ont un diplôme d’ingénieurs, seulement 16 % des femmes sont dans ce cas-là. Concernant les disciplines, « près de 2 femmes cadres sur 10 ont une formation en gestion, comptabilité et une sur 10 en gestion de ressources humaines, administration » note l’Apec. Chez les hommes, les filières scientifiques et techniques dominent en représentant plus de la moitié des formations, « notamment les sciences et technologies (19 % des formations des hommes cadres), l’Informatique, télécommunications, multimédia (14 %) et l’Electronique (10 %) » détaille l’étude. Mais cela n’explique pas tout. Comme le pointe l’Apec « à filière de formation identique, les hommes sont systématiquement mieux rémunérés que les femmes ». L’écart entre les salaires médians des hommes et des femmes issus d’une école de commerce est de 20 %, au profit des hommes bien sûr. Concernant les écoles d’ingénieurs, il est de 16 %. Et enfin, il est de 14 % pour les formations universitaires.

 

Le poste

Si ce n’est pas la formation, cela doit être le poste. Certes ici aussi on constate des différences. Les femmes sont plus nombreuses dans les activités fonctionnelles comme le développement et l’administration des ressources humaines, dans les fonctions de droit, fiscalité, dans l’administration, la gestion, l’organisation et l’assistanat de direction. Elles sont à l’inverse minoritaires dans les fonctions techniques : informatique industrielle ou systèmes, réseaux et données. Elles sont aussi moins nombreuses dans les fonctions de production. Mais pour autant à fonction équivalente, l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes se maintient néanmoins. Dans les fonctions de développement des RH, le salaire médian des hommes est ainsi supérieur de 13 % à celui des femmes. Dans les fonctions techniques, l’écart se réduit. Pour les fonctions conception, recherche, il est de 8 %. Pour celles du process, méthodes, il est de 4 %.

Le niveau de responsabilité

Comment alors expliquer la persistance de ces différences ? Par le niveau de responsabilité ? « Les différentes missions exercées dans les postes, notamment la responsabilité hiérarchique et la gestion d’un budget, sont des facteur déterminants en ce qui concerne les niveaux de rémunération, explique l’Apec. Ces responsabilités sont en général plus souvent exercées par les hommes que des femmes ». Ainsi 37 % des femmes contre 44 % des hommes occupent un poste comprenant une responsabilité hiérarchique. Quand elles encadrent une équipe, cette dernière est en général plus réduite que celles encadrées par les hommes. 12 % des femmes encadrent ainsi une équipe de 1 à 3 salariés contre 7 % des hommes. A l’inverse, 8 % des hommes contre 3 % des femmes encadrent une équipe de 50 salariés et plus. « Toutefois, à niveau de responsabilité équivalent, les écarts de salaires persistent et ils augmentent avec le niveau de responsabilité » note l’étude. L’écart salarial s’établit à 6 % entre les hommes et les femmes encadrant une équipe de 1 à 3 personnes. Il est de 29 % quand l’équipe encadrée comprend plus de 50 salariés. Bref, c’est à n’y rien comprendre. Peut-être que les femmes savent moins bien négocier leur rémunération.

Néanmoins, pour terminer sur une touche positive, avec le temps, les écarts de salaires entre homme et femme ont tendance à diminuer. « Entre 2008 et 2011, l’écart entre les salaires médians est passé de 17,1 % à 16,3 %, et pour les salaires moyens de 22 % à 20,6 % » conclut l’Apec.

Lucile Chevalier

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