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Les femmes résistent mieux à la crise ou presque

Les femmes résistent mieux à la crise ou presque
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Les femmes ont été moins touchées par le chômage, en 2008, que leurs homologues masculins. Toutefois, leurs conditions de travail restent en deçà de celles des hommes, note une étude du Céreq.

 


 « L’inégalité entre hommes et femmes débutant sur le marché du travail serait-elle en passe de s’inverser ? » s’interrogent, étonnées, Dominique Epiphane, Nathalie Moncel et Virginie Mora, dans une publication du Centre d’études et de recherche sur les qualifications (Céreq). Les chiffres ont, en effet, de quoi surprendre. Fin 2008, après 5 années de vie active, les jeunes femmes sont moins touchées par le chômage que les jeunes hommes (12 % contre 15 %). C’est la première fois que le taux de chômage des jeunes femmes passe en dessous de celui des hommes. Jusqu’à la fin des années 1990, « le taux d’emploi des jeunes hommes qui débutaient dans la vie active dépassait rapidement et durablement celui des jeunes femmes » rappelle le Céreq. Au début des années 2000, l’écart se réduit, mais l’avantage masculin perdure. Et enfin, en 2008, année de crise, la tendance s’inverse : les femmes résistent mieux au chômage.

 

Plus diplômées

Une révolution que le Céreq attribue à l’évolution de la structure des emplois et à la hausse du nombre de femmes diplômées. La récession a « conduit à des pertes d’emploi massives pour les hommes dans les grands secteurs industriels, les femmes étant moins pénalisées car davantage en emploi dans les services ». Autre facteur : les diplômes ou plutôt l’absence de diplômes qui pénalise de plus en plus l’insertion sur le marché de l’emploi. Les 2/3 de personnes n’ayant pas de diplôme sont de sexe masculin.

 

Des conditions de travail moins bonnes

Enfin, la fin des discriminations ! Attention de ne pas crier victoire trop vite. Car si les femmes résistent mieux au chômage, leurs conditions d’emploi « ne s’améliorent pas et restent bien en deçà de celles des hommes, à niveau de diplôme équivalent » prévient le Céreq.

A elles, les contrats précaires. Cinq ans après leur sortie du système scolaire, un tiers des non diplômées et plus d’un quart des titulaires d’un CAP ou BEP sont en CDD ou en contrat aidé. De plus, la proportion des hommes en emploi à durée indéterminée a augmentée entre 2007 et 2009 2 fois plus que pour leurs consoeurs. Diplôme ou pas la donne change très peu. « Les différences observées entre les hommes et les femmes diplômés de l’enseignement supérieur vont dans le même sens » note le Céreq. Le temps partiel reste aussi l’apanage des femmes, surtout si elles sont peu ou pas diplômées. Plus d’un quart de ces dernières occupent un emploi à temps partiel contre environ 10 % pour les hommes.

 

Les écarts de salaire persistent

A elles aussi, les salaires les plus bas. En 2009, le salaire net médian mensuel, tous temps de travail confondus, est de 1 200 euros pour les jeunes femmes non diplômées ou diplômées du secondaire. Entre les hommes et les femmes diplômés d’un bac + 5 et plus, les écarts de rémunération atteignent les 20 %.

Les femmes ont un emploi, mais pour la qualité il faudra revenir.

 

Lucile Chevalier

 

 

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