emploipro.fr le site d’offres d’emploi professionnelles des magazines

L'argus de l'assurance L'usine nouvelle Lsa Neo restauration Le Moniteur

Les formations complémentaires pour ingénieurs

 | par Gwenole Guiomard

Les formations complémentaires pour ingénieurs
Sonia Florenzo, Singer & Hamilton.
  • partager avec Facebook
  • partagez avec twitter
  • partager avec google +
  • partager par email
  • imprimer

Pour la globalité des recruteurs, le titre d’ingénieur suffit. Mais pour faire partie des hauts potentiels ou pour faciliter l’insertion suite à un cursus d’écoles de faible notoriété, un Master-mastère peut faire la différence.

En matière de formation complémentaire, la situation économique compte. En plein emploi, le cursus additionnel – on entend par là un cursus d’un an dépassant les 300-400 heures de cours – se justifie peu. La plupart des entreprises, avides d’experts de haut niveau, se contenteront – et c’est déjà beaucoup – d’un diplômé d’une école d’ingénieurs.

Mais si la crise économique pointe son nez, ce diplôme complémentaire permettra de faciliter l’embauche et placera son titulaire, d’emblée, dans les hauts potentiels. « L’ingénierie française est reconnue au niveau mondial. C’est une DRH d’une société internationale qui vous le dit, précise Odile Chaumont, DRH du groupe Grontmij. Ce bureau d’études d’origine néerlandaise compte 750 collaborateurs dont 55 % d’ingénieurs. Il est spécialisé dans les domaines du bâtiment durable, de l’énergie et de l’eau, du transport dans la ville et éprouve des difficultés à recruter des chefs de projets. Mais les ingénieurs dotés d’un cursus complémentaire de type Master ou Mastère spécialisé visent la perfection, poursuit-elle.  Ils disposent d’atouts techniques avec, en plus, des compétences en gestion et une maîtrise de l’anglais. C’est le top. C’est extrêmement rare. Ils constituent le collaborateur parfait. Ce sont des gens à hauts potentiels. Un ingénieur avec ces compétences complémentaires peut devenir le patron d’une unité commerciale ».

Pourquoi choisir un IAE pour se former

Jérôme Rive est directeur général de l’IAE de Lyon. Il est aussi président du réseau IAE composé de 32 établissements. Ces derniers proposent 65 MAE dont 5 tout en anglais.

« Il y a plusieurs intérêts, pour un ingénieur, de choisir les instituts d’administration des entreprises. Le premier tient à notre expérience en matière de formation complémentaire à destination des scientifiques. C’est notre raison d’être depuis le début de notre création dans les années 1950. Nous avons donc une expérience en la matière de plus de 60 ans. Nous disposons également de compétences en France et à l’étranger. D’autre part, comme école universitaire, nous nous appuyons sur des professeurs-chercheurs et des doctorants. Les IAE proposent donc des cours toujours à la pointe de la recherche en matière de management. Nous sommes aussi en lien avec les entreprises d’où une bonne insertion professionnelle via des stages. Notre réseau d’anciens est composé de 130 000 membres. Enfin, le coût de nos cursus en MAE, par exemple, revient, en formation initiale, à 347 euros et en formation continue, selon les IAE, à des sommes allant de 4 000 à 8 000 euros par an. Sur les formations tout en anglais, le coût des cursus MAE varie de 8 000 à 12 000 euros. Par rapport à la concurrence des grandes écoles, nos tarifs sont donc très attrayants ».

Travailler dans la langue anglaise

Pour faire partie de cette élite, l’ingénieur devra préférer des cursus en management/gestion et maîtriser parfaitement l’anglais. La bonne idée est alors de mêler les deux. Il existe de nombreux Mastères spécialisés dont les cours se déroulent en anglais. Même chose pour les Masters d’administration des entreprises des IAE dont une demi-douzaine est dispensée tout en anglais. Le candidat à la formation peut aussi choisir de se former dans un pays anglophone. A moins d’une heure d’avion de la France se trouvent les meilleures universités européennes en ingénierie – et dans le top 10 mondial - comme Oxford, Cambridge, Imperial college of London ou Durham. Cela permet, aussi, aux ingénieurs de démontrer leur capacité à vraiment pouvoir travailler dans la langue anglaise. Et non pas ânonner des arguments avec ses 750 points décrochés au Toeic…

Il existe aussi de très bons cursus en France, rappelle Pierre Aliphat, délégué général de la Conférence des grandes écoles. Les Mastères spécialisés sont ainsi des cursus à Bac +6 alors que les Masters sont des Bac +5.  Il y a globalement deux voies possibles. Celle de la spécialisation. Il s’agit, pour un ingénieur en informatique, de se spécialiser en sécurité des réseaux. L’autre est celle de la double compétence. L’ingénieur informatique souhaite alors acquérir une meilleure connaissance de l’entreprise en suivant un cursus en gestion ou en management. Ce n’est pas un niveau supplémentaire mais complémentaire ».

 

 

« Des demandes irréalistes »

Ces diplômés constituent des viatiques intéressants pour travailler hors d’Europe dans les futurs marchés en expansion que sont l’Asie ou l’Afrique. Et pour grimper dans les organigrammes des entreprises.

Reste à estimer les conséquences de ces cursus sur les écolutions professionnelles. « En début de carrière, un cursus complémentaire bien ciblé peut vous sortir du lot, conclut Sonia Florenzo, consultante et responsable de l’activité ingénierie et industrie chez le chasseur de tête Singer & Hamilton. Il permet alors une embauche facilitée. En milieu de parcours, cela peut débloquer une situation, servir de tremplin pour un nouvel élan. Mais il ne faut pas se leurrer. Les effets de ces cursus s’analysent à moyen terme. Les entreprises demandent à ce que les nouvelles compétences soient mises en pratique. Viendront ensuite les augmentations salariales. Beaucoup de titulaires de MBA sont coupés de la réalité et font des demandes irréalistes. Ils loupent ainsi des opportunités. Une entreprise ne procédera pas à une augmentation de 10 000 euros de plus par an suite à un cursus. Il faut d’abord faire ses preuves. On pourra s’y retrouver sur le long terme mais le retour sur investissement ne se fera pas rapidement… ».

 

Comment repérer un bon Mastère spécialisé

Françoise Dobler est responsable des 10 Mastères spécialisés de Grenoble école de management. Trois de ces cursus sont dédiés spécifiquement aux ingénieurs pour un coût tournant autour de 14 000 euros.

« Pour choisir un bon Mastère spécialisé, il faut tout d’abord analyser le contenu de la formation. Voir ce qu’il y a derrière les mots. Pour cela, il faut faire un choix de deux-trois MS et rencontrer ses responsables pédagogiques. Il faut également visiter le campus développant le MS choisi. Le classement de l’école dispensant le MS est important. Puis il est impératif de trouver une adéquation entre son projet professionnel et la formation choisie. Il faut, par exemple, choisir un MS d’une école dont le bassin d’emploi correspond à la spécialité du Mastère. A Grenoble, nous sommes légitimes pour des MS en hautes technologies. Notre environnement économique est composé de start-up et autres petites entreprises de la high tech avec des liens très forts entre la recherche, l’université et les entreprises ».

 

Partagez cet article

NEWSLETTER

Cet article vous a plu ?
Abonnez-vous à la newsletter !

Vous aimerez aussi

Le compte professionnel de formation : moins de 3% des actifs font valoir leurs droits

Le compte professionnel de formation : moins de 3% des actifs font valoir leurs droits

Quelles sont les envies de reconversion des Français ?

Quelles sont les envies de reconversion des Français ?

Quelles sont les envies de reconversion des Français ?

Quelles sont les envies de reconversion des Français ?

Mettez votre Ikigaï au service de votre réussite professionnelle!

Mettez votre Ikigaï au service de votre réussite professionnelle!

GRATUITL'aéronautique recrute mais manque de candidats

Déposez votre cv et devenez visible des recruteurs

Je dépose mon cv
Suivez-nous sur Facebook !

11217 offres d’emploi en ligne

Fermer X