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Les Français sont des entrepreneurs nés

Les Français sont des entrepreneurs nés
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Les Français oseraient moins. Trop compliqué et puis ils n’ont pas vraiment comme aux Etats-Unis la fibre entrepreneuriale. Le Centre d’analyse stratégique passe ses préjugés à l’épreuve des faits et dresse un portrait de Français particulièrement intéressés par l'entrepreneuriat.

La France est dotée d’une faible culture entrepreneuriale. Ce n’est pas comme aux Etats-Unis. Vraiment ? Et bien non, à en croire la dernière étude du Centre d’analyse stratégique (CAS). A travers une étude comparative entre la France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Allemagne, le CAS fait voler en éclat les clichés sur les Français et leur soit-disant esprit entrepreneurial endormi.

 

Auto-entrepreneur

Déjà, il y a les chiffres, et ils ne sont pas si mal. « La création d’entreprises a fortement progressé en France, passant d’environ 210 000 unités par an au début des années 2000 à 330 000 en 2008 pour atteindre 550 000 en 2011, sous l’effet notamment de la mise en place du statut d’auto-entrepreneur en 2009 », pointe la note du CAS. Il faut toutefois noter que si les créations d’entreprises ont progressé, ces entreprises sont en général des entreprises sans salariés. Entre 2001 et 2008, le nombre d’entreprises se créant avec au moins un salarié est stable, soit un taux de croissance annuel moyen de 1 %. Et en 2009, date de naissance du statut auto-entrepreneur, la création d’entreprises sans salarié a littéralement explosé (+88,4 %).

Comment expliquer ce fait ? En France, par rapport au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et à l’Allemagne, crée-t-on plus une entreprise par nécessité, pour avoir une activité qui ramène un surplus de rémunération, que par opportunité ? Les Français voient-ils plus petit ? Ont-ils une peur paralysante du risque ?

 

1er cliché : les Français n’aiment pas les entrepreneurs

Il est intéressant dans un premier temps de souligner, que, contrairement à certains mythes, l’entrepreneur est plutôt bien vu en France. « Ils sont très largement perçus comme créateurs d’emplois (à près de 90 %) ainsi  que créateurs de nouveaux produits et services profitables à tous (à 73 %) » indique la note. Ensuite, 65 % des Français considèrent que choisir la profession d’entrepreneur est un bon choix de carrière. C’est autant qu’aux Etats-Unis et beaucoup plus qu’en Allemagne et au Royaume-Uni (environ 50 %). La société et le regard qu’elle renvoie ne bloquent donc pas.

Quant à la motivation, elle est bien présente. Les Français se lanceraient bien dans la création de leur entreprise par goût de la liberté (78 % ont évoqué cette raison), par opportunité économique (9 %) ou par nécessité économique (3 %). « Cette hiérarchie des motivations se retrouve dans les autres pays » souligne le CAS.  La motivation et l’intention sont donc présentes.

 

2e cliché : les Français sont moins bien armés

Alors, pourquoi ne pas se lancer ? Est-ce que les Français ont l’impression qu’ils sont moins capables que les Américains, Anglais ou Allemands ? Pas vraiment, non plus. Ici ce sont les Américains qui se distinguent. 35 % d’entre eux considèrent qu’il est possible de devenir indépendants au cours des 5 prochaines années. Les Français de leur côté se placent au même niveau que les Allemands et Britanniques (plus de 30 %). 35 % des Français estiment même qu’il existe autour d’eux de Bonnes opportunités pour créer une entreprise dans les 6 mois. C’est mieux qu’ailleurs. Après, ils ont certes l’impression de ne pas avoir les compétences nécessaires pour réussir le défi, mais pas moins que les Allemands (38 % contre 43 % au Royaume-Uni et 56 % aux Etats-Unis).  

 

3e cliché : Les Français ont peur de l’échec

Est-ce alors la peur de l’échec qui amène les Français à voir petit ? « Certes, la peur de l’échec est plus présente en France qu’aux Etats-Unis. 37 % des Français considèrent que c’est un frein à la création d’entreprises contre 31 % des Américains. Mais guère plus qu’au Royaume-Uni (36 %) et moins qu’en Allemagne (42 %) » répond la note. Non en France, comme aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Allemagne, le potentiel entrepreunarial est là.

Là où cela bloque c’est du côté du soutien financier (pour 86 % des Français) et à cause de la complexité des procédures administratives (72 %).

Le potentiel, et l’envie sont là, il manque les opportunités pour développer son activité et créer des entreprises avec des salariés. En 2011, 18 % des Français sondés ont déclaré vouloir créer une entreprise dans les 3 prochaines années, contre 11 % des Américains, 9 % des Britanniques et 6 % des Allemands.

Lucile Chevalier

 

 

 

 

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