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Les freins à la mobilité professionnelle

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DRH et salariés se mettent d’accord : il serait très difficile de changer d’emploi, de secteur d’activité ou d’emploi. Les freins : la crise et le manque de formations.

Ca ne bouge pas assez dans les entreprises françaises.  DRH et salariés s’accordent sur ce point, révèle une enquête miroir réalisé, début juin, par l’IFOP auprès d’un échantillon représentatif de 401 recruteurs et de 1002 employés. Entre 76 % et 80 % de ces derniers, considèrent, en effet, qu’il est difficile de changer de métier, de secteurs d’activité, d’emploi et même d’entreprise. Même son de cloche chez les DRH qui sont pour leur part entre 83 % et 90 %   à partager le même pessimisme.

Ce n’est toutefois pas l’envie qui manque. Plus du tiers des salariés (36 %) a envisagé cette année de quitter son entreprise et plus des deux tiers se disent prêts à changer de métier. Et pourtant, dans les faits, pas grand-chose. Le premier obstacle, c’est la crise. « Cette étude a été menée dans un contexte post-crise donc peu optimiste en matière de perspectives d’embauches » avance Jérôme Fouquet qui a dirigé l’enquête. Seule une entreprise de plus de 20 salariés sur quatre prévoit, en effet, d’augmenter ses effectifs cette année. Le timing n’y étant pas, il vaut mieux patienter au chaud. Et puis, il y a aussi la peur de changer pour tomber sur pire. Crainte de perdre le sacro-saint CDI, crainte de voir sa rémunération allégée, ou tout simplement de décrocher un poste peu pérenne. Les salariés ne sont pas prêts à faire des concessions sur ces trois points.   « L’emploi est encore beaucoup associé à une certaine sécurité », souligne François Davy, président du groupe Adecco, une des plus grosses agences d’intérim. Pas question donc de la perdre, surtout à l’heure actuelle, quitte à en baver des ronds de chapeau.

Insatisfaits à l'égard de leur situation professionnelle

Car bien qu’en très grande majorité, 80 %, des salariés sont satisfaits de leur métier, ils le sont nettement moins à l’égard de leur situation professionnelle (65 %) et leur motivation au travail (63%). Peu de perspectives professionnelles, pas assez rémunérés, et surtout pas assez bien formés à leur goût. Et c’est sur cette question de la formation que le serpent se mord la queue. Côté DRH, le principal obstacle au recrutement tient justement du manque de compétences des postulants. Plus de la moitié dit rencontrer actuellement des difficultés pour embaucher, un chiffre qui monte à 60 % dans le secteur de l’industrie et à 64 % pour les structures de plus de 500 salariés. Des postes qui ne peuvent être pourvues faute de compétences, et des entreprises qui n’ont pas su déceler l’intérêt de ses employés pour la formation. Un vrai dialogue de sourds.

Lucile Chevalier

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